La Russie et la Corée du Nord renforcent leur alliance militaire : du symbolisme à l'aide en armes lourdes.
Les relations entre Moscou et Pyongyang ont connu une transformation spectaculaire, soutenue par tout, des obus d'artillerie et des canons automoteurs de 170 mm à des milliers de techniciens participant à des projets de défense en Russie.
La coopération en matière de défense entre la Fédération de Russie et la Corée du Nord entre dans une phase plus approfondie, passant des engagements diplomatiques à un soutien concret sur le terrain et dans l'industrie de la défense. Cette alliance n'est pas seulement symbolique ; elle se manifeste également par un partage important d'armements et de personnel technique.
Un monument symbolisant l'alliance militaire a été dévoilé.
Près de l'église principale des forces armées russes, le ministre de la Défense, Andreï Belousov, et son homologue nord-coréen, le général No Kwang Chol, ont inauguré le complexe statuaire « Alliés. Soldats coréens ». Ce monument a été érigé pour commémorer le 80e anniversaire de la fin de la guerre du Pacifique.
Cette œuvre représente des guérilleros coréens coordonnant leurs actions avec l'Armée rouge dans la lutte contre les fascistes japonais. Selon le ministre Belousov, il s'agit d'un hommage à la génération qui a combattu pour la liberté et d'un témoignage de l'amitié indéfectible entre les deux nations.

La présence de soldats nord-coréens sur le champ de bataille.
Les informations concernant l'implication directe de soldats nord-coréens dans le soutien à la Russie dans la région de Koursk ont été confirmées par les autorités russes. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé que les soldats nord-coréens avaient coordonné leurs actions avec l'armée russe lors d'opérations de défense territoriale. M. Lavrov a également annoncé qu'un monument commémoratif dédié aux soldats nord-coréens morts à Koursk serait prochainement érigé.
Cette présence repose sur l'accord de partenariat stratégique global conclu entre Moscou et Pyongyang. La Russie affirme que la Corée du Nord a pleinement le droit de déterminer comment mettre en œuvre ses engagements en matière de soutien à la défense, conformément au droit international et aux accords bilatéraux.

L'impact de l'industrie de défense nord-coréenne sur la Russie.
L'industrie de défense nord-coréenne joue un rôle crucial dans le maintien des capacités de combat de la Russie. Au deuxième trimestre 2025, des rapports indiquaient que près de 50 % des obus d'artillerie utilisés par l'armée russe provenaient de Corée du Nord. Notamment, certaines unités d'artillerie russes sont désormais entièrement dépendantes de cet approvisionnement.
Outre les munitions, l'armement lourd nord-coréen a également été déployé sur le terrain :
- artillerie automotrice de 170 mm :Ce type d'arme possède une longue portée et une précision bien supérieures à de nombreux systèmes occidentaux comparables, exerçant une pression considérable sur l'ennemi.
- Missiles balistiques tactiques :Une usine de production à grande échelle a été inaugurée récemment à Pyongyang en septembre 2025 afin d'accroître la production destinée à l'exportation vers la Russie.
- Réservoir Chonma-2 :Des sources militaires indiquent que la Corée du Nord prévoit de fournir ces chars de combat principaux pour aider la Russie à compenser ses pertes en véhicules blindés.

Coopération globale en matière de ressources humaines et de techniques
Le partenariat s'est étendu au personnel technique. À l'usine d'Alabuga, où est fabriqué le drone Geran-2, environ 25 000 ouvriers nord-coréens travaillent actuellement sur les chaînes d'assemblage et de test. Par ailleurs, Pyongyang s'est engagé à envoyer 1 000 experts en déminage et 5 000 ingénieurs militaires pour aider la Russie à reconstruire les infrastructures dans les zones de conflit.
Cette coopération militaro-civile globale témoigne de l'engagement à long terme de la Corée du Nord à soutenir la Russie. Le président Kim Jong-un a affirmé qu'il s'agissait d'un « devoir fraternel », tandis que le président Vladimir Poutine a estimé que les relations entre les deux pays avaient atteint un niveau de confiance particulièrement élevé.


