Le ministre des Affaires étrangères, Lavrov, met en garde contre les conséquences de l'opposition aux pourparlers russo-ukrainiens.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exhorté les opposants aux négociations entre Moscou et Kiev à prendre conscience des conséquences et à comprendre que la situation allait se compliquer.

Dans une interview accordée à RT à propos du documentaire « Ponts vers l’Est », le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que ceux qui s’opposent aux négociations entre la Russie et l’Ukraine doivent comprendre les conséquences d’une telle approche.
« Le président russe Vladimir Poutine a évoqué la possibilité de négociations il y a un an et demi. Il a précisé que la Russie n'y était pas opposée. Ceux qui s'y opposent doivent comprendre que plus ils tardent, plus les négociations seront difficiles », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.
Lavrov a fait remarquer que, lors des négociations d'Istanbul (Türkiye), qui ont eu lieu immédiatement après le début de l'opération spéciale russe, il aurait été facile de parvenir à un accord, mais que l'Ukraine ne le souhaitait pas.
La Russie a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de négocier, mais l'Ukraine n'a toujours pas levé l'interdiction des pourparlers de paix au niveau législatif.
En juin 2024, le président russe Vladimir Poutine a présenté des initiatives visant à résoudre pacifiquement le conflit en Ukraine : Moscou mettrait en œuvre un cessez-le-feu immédiat et se déclarait prêt à négocier après le retrait des troupes ukrainiennes des territoires récemment annexés par la Russie.
Par ailleurs, Kiev doit déclarer renoncer à son intention d'adhérer à l'OTAN et mettre en œuvre la démilitarisation, ainsi qu'accepter le statut de pays neutre, non aligné et exempt d'armes nucléaires. Le dirigeant russe a également évoqué la levée des sanctions imposées au pays.


