Le peuple a le droit de choisir.
Après trois mois de consultation publique sur la révision de la Constitution de 1992, le Comité de rédaction a soumis, le 12 avril 2013, le projet de nouvelle Constitution au Comité permanent de l'Assemblée nationale. Ce projet comprenait plusieurs dispositions importantes, présentées selon deux options. Par exemple, la question du nom du pays, celle de la responsabilité du Parti quant à sa direction et celle de la loyauté des forces armées… De manière générale, le Comité de rédaction a adopté une attitude objective, sans privilégier une option par rapport à l'autre. Le choix de l'option à retenir pour la Constitution révisée revient au peuple et à ses représentants, l'Assemblée nationale.
(Baonghean)Après trois mois de consultation publique sur la révision de la Constitution de 1992, le Comité de rédaction a soumis, le 12 avril 2013, le projet de nouvelle Constitution au Comité permanent de l'Assemblée nationale. Ce projet comprenait plusieurs dispositions importantes, présentées selon deux options. Par exemple, la question du nom du pays, celle de la responsabilité du Parti quant à sa direction et celle de la loyauté des forces armées… De manière générale, le Comité de rédaction a adopté une attitude objective, sans privilégier une option par rapport à l'autre. Le choix de l'option à retenir pour la Constitution révisée revient au peuple et à ses représentants, l'Assemblée nationale.
Concernant le nom du pays, le comité de rédaction a proposé deux options : « République démocratique du Vietnam » ou « République socialiste du Vietnam ». « République socialiste du Vietnam » étant le nom actuel, il n’y a rien à ajouter. En revanche, l’appellation « République démocratique du Vietnam » mérite quelques explications. Il s’agissait du nom originel du pays, un gouvernement républicain uni par la nation tout entière, fruit des luttes acharnées et des sacrifices consentis par le peuple durant la Révolution d’août.
Le nom de « République démocratique du Vietnam » a été solennellement proclamé par le président Hô Chi Minh au peuple vietnamien et au monde entier lors de la Déclaration d'indépendance lue le 2 septembre 1945 sur la place Ba Dinh à Hanoï. Ce nom a été réaffirmé dans les Constitutions de 1946 et 1959, reflétant le système politique de notre pays en tant que république, l'unité nationale et le caractère démocratique de notre État. Si nous devions nommer le pays selon cette option, la nouvelle Constitution serait formulée ainsi : « Le Vietnam est une république démocratique, indépendante, souveraine, unifiée et territorialement intègre, englobant le continent, les îles, la mer et l'espace aérien. Le nom du pays est la République démocratique du Vietnam. »
Dans d'autres sections, le Comité de rédaction a également présenté deux options similaires. Examinons ci-dessous les résultats figurant dans le nouveau texte constitutionnel soumis par le Comité de rédaction au Comité permanent de l'Assemblée nationale :
Concernant la direction et la responsabilité du Parti.
La nouvelle proposition du comité de rédaction consiste à supprimer la phrase « L’avant-garde de la classe ouvrière, et aussi l’avant-garde du peuple travailleur », et à la remplacer par simplement « Le Parti communiste vietnamien est la force dirigeante de l’État et de la société ». Il propose également de supprimer l’expression « responsable devant le peuple » de la phrase « Le Parti est responsable devant le peuple de ses décisions », et de la raccourcir en : « Le Parti est responsable de sa direction ».
Concernant la loyauté des forces armées.
Option 1 : Maintenir la Constitution actuelle, sans stipuler que « les forces armées doivent être absolument loyales au Parti ».
Option 2 : Alors que le projet de Constitution stipule que les forces armées doivent être loyales au Parti communiste, la formulation originale est inversée et réécrite dans la nouvelle Constitution comme suit : « Les forces armées populaires doivent être absolument loyales à la Patrie, au peuple et au Parti communiste du Vietnam. »
Le fait que le Comité de rédaction ait soumis deux options parallèles à l'Assemblée nationale vise à offrir à cette dernière et à l'ensemble de la population un plus large éventail de choix, d'ajouts et de contributions possibles à la future révision de la Constitution. Parallèlement, la proposition de deux options parallèles témoigne d'un esprit démocratique, d'une réelle ouverture d'esprit et d'un respect pour les opinions des citoyens qui ont contribué au processus de révision constitutionnelle au cours des trois derniers mois.
De manière générale, comparée à la version précédente, la nouvelle Constitution soumise cette fois par le Comité de rédaction au Comité permanent de l'Assemblée nationale comporte de nombreux points nouveaux et des amendements qui témoignent d'une grande audace et d'une fidélité exemplaire aux opinions exprimées par le peuple. Alors qu'il reste six mois pour recueillir de nouveaux commentaires et apporter des révisions au projet de Constitution de 1992, et dans un esprit de véritable transparence, tant du côté du Comité de rédaction que du Comité permanent de l'Assemblée nationale, il est à espérer que le peuple formulera des avis encore plus pertinents, en proposant avec conviction les questions les plus urgentes et fondamentales afin de rendre la nouvelle Constitution meilleure, plus complète et reflétant fidèlement les aspirations profondes du peuple.
Thach Quy


