À quel moment l'envoi de messages menaçants à autrui devient-il une infraction pénale ?

August 27, 2017 17:05

Suite aux récentes informations selon lesquelles les enquêteurs ont engagé des poursuites judiciaires dans deux affaires de menaces de mort et arrêté deux individus pour avoir envoyé des messages menaçants au président provincial, de nombreux lecteurs se demandent quels crimes peuvent être commis en envoyant des messages menaçants, à quel niveau seules des sanctions administratives s'appliquent et quand des poursuites pénales peuvent être engagées ?

Nhắn tin đe dọa người khác, khi nào bị xử lý hình sự?
Image illustrative. Source : Internet

Concernant cette question, l'avocat Vu Tien Vinh (Hanoï) a analysé : un SMS est considéré comme une menace de mort lorsque son contenu exprime une intention de tuer le destinataire ou ses proches. Le message peut ne pas préciser les modalités du meurtre, ou décrire des actions spécifiques telles que l'incendie d'une maison, un accident de la route, une fusillade, une agression à l'arme blanche, etc., mais il suffit à faire craindre à la personne menacée que la menace soit mise à exécution.

L'envoi de messages menaçants, accompagné d'autres actions visant à informer la victime de la possibilité de telles menaces, entraîne la poursuite de l'auteur pour « menaces de mort », conformément à l'article 103 du Code pénal. Toutefois, si la menace est proférée mais que la victime n'est pas réellement inquiète des conséquences, ce délit n'est pas constitué.

La nature et la qualification de l'infraction de « menaces de mort » sont totalement différentes de celles du crime de « terrorisme ». Concernant le crime de « terrorisme », l'auteur a pour but de s'opposer au gouvernement du peuple, commettant ainsi des actes qui mettent en danger la vie de fonctionnaires, d'agents de la fonction publique ou de citoyens.

Les crimes de « terrorisme » et de « menaces de mort » diffèrent totalement par leur objet. L'objet du crime de « terrorisme » est la stabilité et la sécurité du gouvernement. En s'attaquant à la vie des responsables, des fonctionnaires et des citoyens, l'auteur vise à affaiblir le gouvernement. Le crime de « terrorisme » est passible de la peine de mort, tandis que le crime de « menaces de mort » est passible d'une peine maximale de sept ans d'emprisonnement.

Si le destinataire des messages menaçants est un dirigeant ou un fonctionnaire du gouvernement, l'auteur sera considéré comme ayant commis une circonstance aggravante, conformément à l'article 103, paragraphe 2, et sera passible d'une peine d'emprisonnement de deux à sept ans.

Si le SMS ne contient pas de menaces de mort mais seulement des menaces ordinaires visant à contraindre le destinataire à se conformer aux exigences, cet acte ne constitue pas une infraction pénale mais est passible de sanctions administratives. Conformément à l'article 40, point b, alinéa 1, du décret n° 83/2011/ND-CP, toute personne qui utilise les télécommunications à mauvais escient pour commettre des actes de « menace, harcèlement, insulte, atteinte à la réputation ou à la dignité d'une organisation, ou à l'honneur, à la dignité ou à la réputation d'autrui » est passible d'une amende de 10 à 20 millions de VND.

En cas de réception de messages menaçants, les destinataires doivent porter plainte contre l'auteur auprès du commissariat de police compétent, en joignant les pièces justificatives, afin de protéger leurs droits. Selon les résultats de l'enquête et la gravité des messages à caractère terroriste, l'auteur pourra faire l'objet de sanctions administratives ou pénales, conformément au Code pénal.

Selon la loi vietnamienne

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