De nombreux points nouveaux dans la réglementation concernant l'assurance qualité de l'éducation.
Le ministre de l'Éducation et de la Formation a publié la circulaire 57/2026/TT-BGDĐT réglementant l'assurance de la qualité de l'éducation pour les établissements préscolaires, les établissements d'enseignement général et les établissements d'enseignement continu ; et la reconnaissance des normes nationales pour les établissements préscolaires et les écoles d'enseignement général.

Le ministère de l'Éducation et de la Formation a indiqué que la circulaire n° 57/2026/TT-BGDĐT a été publiée afin de concrétiser l'article 110 de la loi sur l'éducation relatif à l'assurance qualité de l'enseignement, et d'institutionnaliser la politique du Parti et du Gouvernement en matière de réforme substantielle de la gestion de l'éducation, d'amélioration de l'efficacité de la gouvernance et de renforcement de la responsabilité. Conformément à la loi, l'assurance qualité est une activité régulière et continue des établissements d'enseignement, axée sur l'innovation pédagogique, le perfectionnement du personnel enseignant, le renforcement des conditions propices à l'assurance qualité et l'amélioration de l'efficacité de la gouvernance scolaire.
Partant de ce constat, la circulaire vise à faire évoluer la gestion, fondée sur l'évaluation et l'accréditation cycliques, vers une gestion axée sur les processus et les résultats, intégrant ainsi les activités d'assurance qualité aux activités de gestion courantes des établissements d'enseignement. Parallèlement, la circulaire clarifie le lien entre assurance qualité et accréditation des établissements répondant aux normes nationales : l'assurance qualité relève de la compétence interne, tandis que l'accréditation est une démarche étatique ; les résultats de l'assurance qualité constituent un critère d'évaluation parmi d'autres.
La circulaire définit clairement la reconnaissance des établissements scolaires conformes aux normes nationales comme un outil de gestion étatique, mis en œuvre sur la base des données relatives aux performances et à l'assurance qualité de l'établissement. Cette reconnaissance s'effectue conformément à la réglementation en vigueur, sans exigence de documentation ou de justificatifs supplémentaires au-delà de ceux liés aux activités de gestion et d'assurance qualité. Ceci garantit une gestion étatique efficace tout en minimisant les coûts de mise en conformité et en assurant l'interopérabilité de l'ensemble du système.
4 nouveaux points dans la circulaire
Premièrement, innovez dans l'approche de l'évaluation de la qualité :Au lieu de se concentrer sur la préparation de documents justificatifs pour l'évaluation à un moment précis, l'approche privilégie une évaluation fondée sur les données de gestion, les processus de mise en œuvre et les résultats pédagogiques. Les activités d'assurance qualité sont désormais menées de façon continue et intégrées à la gouvernance et à l'amélioration continue de la qualité au sein de l'établissement.
Deuxièmement, rationaliser le système de critères :Le système de critères a été revu, réduit en nombre et recentré sur les contenus essentiels conformément à la loi sur l'éducation, notamment la gouvernance scolaire, le personnel, l'organisation de l'enseignement, les résultats scolaires et les conditions nécessaires, ce qui accroît la faisabilité, réduit la fragmentation et s'aligne sur le modèle des grands établissements d'enseignement comportant plusieurs sites scolaires après réorganisation.
Troisièmement, utilisez les « niveaux » comme outil de suivi des progrès :Ces niveaux sont conçus pour refléter les progrès et l'amélioration de la qualité au fil du temps, et non pour servir à classer ou à déterminer la réussite/l'échec à un moment donné, mais plutôt à assurer le suivi, la supervision et la gestion au niveau du système, notamment dans le contexte de la gestion d'établissements d'enseignement de tailles et de modèles structurels divers.
Quatrièmement, améliorer l'utilisation des données dans la gestion de la qualité :La circulaire fournit des orientations sur l'utilisation des données de gestion, des enregistrements électroniques et des résultats opérationnels comme base d'évaluation ; les données quantitatives seront utilisées selon une feuille de route appropriée pour appuyer l'analyse, le suivi et l'amélioration de la qualité, et ne seront pas utilisées comme seuil d'exclusion ni comme substitut à l'évaluation globale.
Dans le cadre de la restructuration et de la réorganisation en cours du réseau des établissements d'enseignement par le gouvernement, visant à rationaliser les opérations, à accroître leur envergure et à améliorer l'efficacité de la gouvernance, la présente circulaire constitue un outil d'assurance qualité durant cette transition. La fusion et la réorganisation des établissements d'enseignement modifient le modèle opérationnel, passant d'unités indépendantes à des institutions plus vastes, dotées de plusieurs campus et proposant différents niveaux d'enseignement, ce qui engendre de nouvelles exigences en matière de suivi, de contrôle et de maintien de la qualité de l'éducation.
En passant d'une évaluation cyclique à un suivi des processus et des résultats, en optimisant l'utilisation des données et en intégrant les activités d'assurance qualité à la gouvernance scolaire, la circulaire aide les organismes de gestion étatiques et les établissements d'enseignement à assurer un suivi, un maintien et une amélioration continus de la qualité, notamment après la fusion. Elle contribue ainsi à garantir que la restructuration du système éducatif permette non seulement d'atteindre l'objectif de rationalisation organisationnelle, mais aussi de maintenir et d'améliorer la qualité de l'enseignement, conformément aux exigences de fonctionnement et de développement du système dans cette nouvelle phase.


