De nombreuses théories entourent le crash de l'avion A320 en France.

March 25, 2015 14:41

Les autorités françaises ont annoncé que les équipes de recherche ont récupéré la boîte noire de l'Airbus A320 de Germanwings qui s'est écrasé le matin du 24 mars dans les Alpes françaises alors qu'il effectuait la liaison Barcelone-Düsseldorf.

Il est toutefois encore trop tôt pour déterminer la cause exacte de l'accident.

Máy bay cứu hộ tại hiện trường vụ rơi máy bay của Germanwings (Nguồn: AFP)
Avions de secours sur les lieux du crash de l'avion de Germanwings (Source : AFP)

Actuellement, interrogés par les médias français, de nombreux experts évoquent, à titre préliminaire, la piste d'une défaillance technique comme l'hypothèse la plus probable pour expliquer l'accident catastrophique qui a coûté la vie à 150 personnes. Cependant, ils reconnaissent que toutes les hypothèses restent envisageables, de nombreux éléments demeurant encore inconnus.

Voici les scénarios avancés par des experts français de l'aviation :

Causes du mauvais temps :En temps normal, les conditions météorologiques, même en zone montagneuse, n'affectent pas significativement les vols long-courriers, sauf en cas d'ondes de terrain, c'est-à-dire de turbulences soudaines dans certaines régions montagneuses. Cependant, ce scénario est relativement rare. Le site météorologique français MétéoConsult a indiqué que les conditions météorologiques au moment de l'accident étaient optimales.

Chute soudaine de la pression en cabine :En cas de dépressurisation brutale de la cabine, le pilote serait contraint de descendre pour rétablir une pression normale. Si la pression interne chute trop brutalement ou en cas d'explosion (par exemple, une perforation de la cabine suite à un impact violent ou l'arrachement d'une porte à 10 000 mètres de distance), le pilote n'a qu'environ 25 secondes pour rester conscient avant de perdre connaissance. Ceci explique pourquoi l'équipage n'a pas émis de signal de détresse à temps, comme l'a indiqué la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Le pilote n'a par ailleurs entrepris aucune manœuvre d'évitement du relief.

Collision avec un oiseau :Cette hypothèse a également été avancée le soir du 24 mars. Il est possible que l'avion soit entré en collision avec une volée d'oies volant à très haute altitude. Dans ce cas, l'impact aurait pu être extrêmement violent.

Dysfonctionnement technique :D'après certains experts, l'avion aurait pu subir une panne technique, une hypothèse assez plausible. L'analyse de sa trajectoire de vol montre qu'il a effectué une descente d'urgence, passant d'une altitude de croisière d'environ 9 000 mètres à 2 000 mètres en 8 minutes. Il ne s'agissait pas d'un atterrissage brutal, comme celui du vol Algerian Airlines qui s'est écrasé dans le nord du Mali en juillet 2014, où l'appareil a chuté verticalement, ni comme celui du vol MH17, provoqué par une frappe de missile en Ukraine.

Sur la chaîne LCI, l'expert Robert Galan a évoqué la possibilité d'une défaillance structurelle, d'une perte de contrôle ou d'une explosion du moteur. Certains experts allemands ont suggéré un problème avec le système informatique du tableau de bord ou un dysfonctionnement informatique. Cependant, cette hypothèse a rapidement été écartée par Lufthansa.

Dans une interview accordée au quotidien français Le Figaro, le pilote Arnaud Louvet a évoqué la possibilité d'un dysfonctionnement du capteur d'inclinaison de l'appareil. Ce système limite normalement l'angle d'inclinaison du fuselage en vol à 1 ou 2 degrés maximum.

Si cette partie gèle, par exemple à cause d'infiltrations d'eau dues à la pluie lors du décollage à Barcelone, l'avion se bloquera dans une certaine position. Une situation similaire s'est produite en 2008 lorsqu'un A320 s'est abîmé en mer Méditerranée près de Perpignan, dans le sud de la France.

Attaqué par des terroristes :Dans le contexte actuel, cette possibilité est toujours la première évoquée, mais dans ce cas précis, elle n'est pas vraiment convaincante. Les experts estiment que l'accident ne s'apparente pas à une explosion en vol. Les débris étaient dispersés sur une superficie de seulement 2 hectares ; l'explosion en vol est donc impossible. Un témoin local a déclaré avoir vu un avion voler à une altitude de seulement 800 mètres.

De plus, l'émetteur-récepteur automatique assurant la communication entre le radar et la tour de contrôle de l'aéronef est passé en mode « dysfonctionnement ». En cas de détournement ou d'acte terroriste, le pilote dispose d'autres moyens d'émettre des signaux spéciaux.

Les autorités précisent que l'Airbus A320 est un avion monocouloir moyen-courrier d'une capacité de 150 passagers. Lors de son lancement, cet appareil avait suscité l'intérêt grâce à plusieurs innovations majeures pour l'époque, telles que son système de commandes de vol électroniques et ses écrans de contrôle modernes.

L'appareil consommait également près de 50 % de carburant en moins que son principal concurrent, le Boeing 737. Par la suite, l'A320 a donné naissance à de nouvelles versions, de l'A318 à l'A321, et s'est largement répandu dans le monde entier. L'appareil impliqué dans l'accident était entré en service en 1990 et avait récemment fait l'objet d'une inspection technique approfondie.

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Selon VNA

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