De nombreux obstacles entravent le processus d'imposition de sanctions administratives pour les infractions.
(Baonghean) - La loi sur le traitement des infractions administratives est entrée en vigueur le 1er juillet 2013 et, après plus de trois ans de mise en œuvre, de nombreuses difficultés et lacunes subsistent, affectant considérablement la gestion de l'État ainsi que divers aspects de la vie.
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| L'équipe d'inspection inter-agences de la province a contrôlé la qualité des engrais à l'usine de production d'engrais de la société par actions de matériaux agricoles de Nghe An. |
Obstacles institutionnels…
Ces derniers temps, l'application des lois relatives au traitement des infractions administratives dans la province de Nghệ An a fait l'objet d'une attention particulière. Cette mesure a eu un impact positif sur divers aspects de la vie sociale, en constituant un moyen de dissuasion et de prévention contre les infractions et en sensibilisant la population à ses droits.
Les statistiques montrent que les infractions courantes passibles de sanctions administratives comprennent : les activités commerciales, le transport routier, la sécurité alimentaire, les activités d’examen et de traitement médicaux ; la fraude fiscale, etc.
Bien que de nombreuses infractions entraînent des sanctions administratives, certaines dispositions de la loi relative au traitement des infractions administratives présentent encore de nombreux obstacles, ce qui complique leur mise en œuvre. La loi de 2012 relative au traitement des infractions administratives et le décret gouvernemental n° 81/2013/ND-CP ne prévoient pas la délégation de pouvoirs du directeur au directeur adjoint concernant la saisie provisoire de preuves, de véhicules et de documents conformément aux procédures administratives, le contrôle des véhicules de transport conformément aux procédures administratives et l'inspection des lieux où sont dissimulés les preuves et les véhicules impliqués dans des infractions administratives. De ce fait, de nombreuses affaires ne peuvent être traitées faute de participation du directeur.
Selon M. Vo Quang Lan, chef du département professionnel (sous-département de la gestion des marchés provinciaux), en cas d'infraction, un contrôle de véhicule ne peut être effectué qu'en présence du chef de département. Or, ce dernier n'est pas toujours présent ; lorsqu'il est absent, en réunion ou en congé, son adjoint n'est pas habilité à procéder à ces contrôles, ce qui peut compliquer leur réalisation.
L’article 126, paragraphe 1, de la loi relative au traitement des infractions administratives dispose : « Les biens et moyens de transport saisis et retenus provisoirement pour cause de détournement ou d’utilisation illégale dans le cadre d’infractions administratives, et susceptibles de confiscation, sont restitués à leur propriétaire, gestionnaire ou utilisateur légitime. Dans ce cas, la personne physique ou morale ayant commis l’infraction est tenue de verser au budget de l’État une somme équivalente à la valeur des biens et moyens de transport saisis. »
Ce règlement engendre actuellement confusion et difficultés d'application pratique, car le décret 81/2013/ND-CP et d'autres décrets relatifs aux sanctions administratives dans des domaines spécifiques ne précisent ni les modalités ni les modalités d'application de cette mesure. La loi ne le qualifie pas non plus de sanction ou de mesure corrective. Par ailleurs, dans les faits, la plupart des véhicules de transport sont de grande valeur et la majorité des conducteurs disposent de faibles revenus, ce qui les empêche de s'acquitter de cette amende.
Selon un représentant du service de police routière de la Sécurité publique provinciale, le règlement prévoit des amendes pour certaines infractions supérieures à la valeur du véhicule mis en fourrière, ce qui dissuade les contrevenants de régulariser leur situation. De ce fait, nombre d'entre eux n'ont pas payé leur amende et ont préféré demander la réémission des documents confisqués.
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| L'équipe d'inspection a prélevé des échantillons d'engrais de l'usine de production d'engrais et de services agricoles (Nghe An 1/5 One-Member Limited Liability Company) pour des tests de qualité. |
...pour mettre en œuvre
Selon M. Le Ba Thieu, chef du département de l'inspection, du traitement des infractions administratives et du contrôle de l'application de la loi (ministère de la Justice), outre les obstacles institutionnels, de nombreuses autres difficultés sont apparues lors de la mise en œuvre de la loi.
L'une des conditions essentielles à l'application de la loi est le financement et les ressources humaines, infrastructurelles et technologiques. Or, actuellement, le matériel nécessaire aux activités professionnelles telles que l'inspection, les essais et l'analyse est insuffisant et ne répond pas aux exigences de précision et de rapidité, ce qui engendre des difficultés pour inspecter, détecter et traiter rapidement les infractions administratives.
Par ailleurs, le traitement des infractions administratives dans les secteurs de la sécurité et de l'hygiène alimentaires, de l'environnement et de l'économie présente encore de nombreuses lacunes. Le décret gouvernemental 179/2013/ND-CP restreint le pouvoir de la police d'infliger des sanctions administratives pour certaines infractions à la législation environnementale, mais certaines réglementations nuisent à l'efficacité de ses actions en matière de lutte contre la pollution. Afin d'identifier les établissements de production et les entreprises contenant des substances toxiques, les autorités sont tenues de prélever des échantillons pour analyse. Cependant, le délai d'acheminement de ces échantillons, généralement de 10 à 15 jours, complique les contrôles.
Selon le colonel Tran Huu Hong, chef du département de la police environnementale de la sécurité publique provinciale, il arrive que les inspecteurs constatent que les produits sont très sales et dégagent une odeur nauséabonde. Toutefois, des tests sont obligatoires avant toute intervention ; pendant ce temps, la circulation des produits sur le marché est autorisée. Et quels que soient les résultats, la consommation de ces aliments entraîne des conséquences graves pour la santé des consommateurs.
Selon le ministère de la Justice, la structure organisationnelle et les effectifs des services de justice de district chargés de la gestion des infractions administratives au niveau de l'État demeurent insuffisants pour mener à bien les missions qui leur sont confiées. Avec seulement 3 à 5 agents pour plus de 26 tâches spécialisées, il est difficile d'affecter du personnel dédié à la recherche et à la formation approfondies en matière de gestion des infractions administratives. Au niveau communal, le personnel est insuffisant et manque d'expertise, et la charge de travail importante qui en découle nuit à l'efficacité de ce travail. Par ailleurs, les services juridiques des ministères et agences sont en sous-effectif et doivent gérer de multiples tâches, ce qui engendre un investissement insuffisant et une incapacité à atteindre l'efficacité requise dans la gestion et le traitement des infractions administratives.
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| La police de la circulation de la ville de Cua Lo a infligé une amende au contrevenant au code de la route. |
Selon M. Hoang Quoc Hao, directeur du ministère de la Justice, pour que l'application des lois relatives au traitement des infractions administratives soit efficace, les autorités compétentes doivent rapidement améliorer le cadre institutionnel en la matière, en ajustant les éléments qui restent inadéquats ou problématiques dans la pratique, afin de rendre le traitement des infractions administratives plus efficace et de contribuer à améliorer l'efficacité de la gestion de l'État.
En outre, les ministères et organismes concernés doivent organiser des formations approfondies sur le traitement des infractions administratives, axées sur la recherche, l'échange et la proposition de solutions efficaces pour remédier aux difficultés et aux obstacles rencontrés dans la mise en œuvre pratique des lois relatives au traitement des infractions administratives au niveau local.
| Face aux difficultés rencontrées dans la loi relative au traitement des infractions administratives, le Premier ministre a chargé le ministère de la Justice de piloter et de coordonner avec les organismes compétents la recherche et la proposition d'amendements et de compléments à cette loi afin de remédier aux difficultés, obstacles et lacunes rencontrés dans sa mise en œuvre. Il a également été chargé d'élaborer un décret modifiant et complétant plusieurs articles du décret n° 81/2013/ND-CP, précisant certains articles et mesures d'application de ladite loi. Conformément aux directives du ministère de la Justice, le département de la Justice de Nghệ An a recensé et soumis les difficultés, les lacunes et les solutions proposées. |
Nguyen Hung





