Société

Les héros méconnus de l'ombre.

Thuy Linh - Thanh Quynh September 7, 2026 07:51

Vous êtes-vous déjà demandé combien de personnes travaillent dans l'ombre pour assurer le succès d'une émission de radio ou de télévision ? La réponse ne se trouve pas seulement parmi les visages familiers à l'écran, mais aussi parmi les nombreuses personnes responsables des différentes tâches au sein de chaque programme.

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Thuy Linh - Thanh Quynh/Présent: Hong Toai •7/9/2026

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Vous êtes-vous déjà demandé combien de personnes travaillent dans l'ombre pour assurer le succès d'une émission de radio ou de télévision ? La réponse ne se trouve pas seulement parmi les visages familiers à l'écran, mais aussi parmi les nombreuses personnes responsables des différentes tâches au sein de chaque programme.

DansJournaux, radio et télévision à Nghệ AnDe même, derrière chaque programme et chaque journal télévisé se cachent les contributions de nombreuses personnes aux rôles variés. Certains sont sur le terrain, d'autres travaillent sans relâche en régie et en montage. D'autres encore vérifient discrètement chaque signal et gèrent chaque détail technique avant la diffusion. Ils n'apparaissent peut-être pas à l'écran et ne sont pas forcément reconnaissables par le public, mais leur rôle respectif contribue à la qualité du travail accompli, assurant ainsi le bon déroulement et l'efficacité de l'ensemble du processus de production.

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La vie d'un caméraman est extraordinaire. Elle peut commencer alors que les rues sont encore plongées dans l'obscurité, quand beaucoup dorment encore. Et aujourd'hui ne faisait pas exception ; le caméraman Lang Linh s'est levé à 3 h du matin. Il a vérifié chaque batterie, chaque carte mémoire, essuyé son objectif, puis s'est dépêché de partir.

Dehors, le jour ne s'est même pas levé, mais pour lui, la quête de ces images parfaites avait commencé bien plus tôt…

Seize années consacrées à son métier, c'est aussi seize années de voyages pour Lang Linh, à travers le monde, des hauts plateaux aux régions côtières les plus reculées, sous une chaleur caniculaire comme lors de reportages en pleine catastrophe naturelle, sous la pluie battante ou par grand froid. Chaque voyage est une histoire, un souvenir, une étape inoubliable de son parcours professionnel. Ces périples impliquent de longues journées de déplacement incessant, des heures d'attente patiente pour saisir un instant précis, et la montée des eaux. Mais de ces voyages, Lang Linh a tiré une riche expérience de la vie. Il a rencontré des gens et été témoin d'histoires qu'il n'aurait sans doute jamais pleinement comprises s'il s'était contenté de regarder sa caméra.

Grâce à ces efforts, des émissions comme « Diplômés sur le terrain », « La résolution à l'avant-garde », « Un héritage du cœur » et « Récits du sommet du Pù Lôm » sont sans doute devenues des moments inoubliables pour les téléspectateurs. Ces œuvres ont également été saluées par de nombreux prix de journalisme provinciaux et nationaux, ainsi que lors de festivals nationaux de radio et de télévision. Mais pour lui et ses collègues, ce qui les motive est bien plus simple : c'est que les images qu'ils capturent soient bien accueillies par le public, que ce qu'ils ont vu et vécu soit transmis aux téléspectateurs à travers des images d'une authenticité rare.

La plus grande joie survient lorsque ce que vous avez soigneusement sélectionné et enregistré avec tout votre cœur touche enfin les émotions des spectateurs.

Au journal et à la radio-télévision Nghe An, l'équipe de tournage est composée des « cameramen » qui accompagnent régulièrement les rédacteurs et les journalistes dans leurs reportages.

Chaque genre présente ses propres exigences. Pour les reportages, le caméraman doit être vif d'esprit et réagir promptement aux imprévus afin de ne manquer aucun moment crucial. Pour les émissions thématiques, la patience et le sens de l'observation sont encore plus essentiels, car une histoire captivante repose parfois sur des détails infimes. Enfin, pour les émissions culturelles et artistiques, le cadrage exige une grande subtilité dans la composition, l'éclairage, les mouvements de caméra et la capacité de saisir des instants chargés d'émotion.

Ainsi, derrière une prise de vue en apparence simple se cache tout un processus de préparation et de sélection. Le cadreur doit comprendre ce qu'il filme, comment le sujet doit être représenté et comment cette image contribuera à raconter l'histoire. Certains moments ne durent que quelques secondes ; si l'on n'est pas assez rapide et perspicace pour les saisir, ils s'échappent et sont perdus à jamais.

La journaliste Nguyen Thi Cam Thuy, du département des programmes spéciaux, a déclaré : « Lors des reportages sur le terrain, le tournage joue un rôle primordial. Nous transmettons des idées, et les personnes sur place les expriment par leur réflexion, leur sens de l’observation et leur regard artistique. Parfois, les spectateurs n’ont pas besoin de commentaires ; les images suffisent à saisir le message. Dans des conditions extrêmes comme les incendies et les inondations, le métier de vidéaste exige encore plus d’endurance et de persévérance. »

Une bonne idée doit se traduire en images. Inversement, une belle prise de vue, un détail inattendu découvert par le cadreur sur le plateau, ouvre de nouvelles perspectives. Le dévouement du cadreur capture les moments les plus authentiques de la vie, une intensité qu'aucun scénario ni commentaire ne peut à lui seul insuffler. Puis, une fois les images livrées, ces séquences brutes, imprégnées de sueur, deviennent une matière première solide sur laquelle le monteur peut peaufiner un programme télévisé complet destiné au public.

Ils n'étaient pas présents en personne, mais ce qu'ils ont vu, choisi et enregistré est devenu partie intégrante du récit diffusé à l'antenne.

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Tandis que les cadreurs rapportent des images authentiques du terrain, l'équipe technique joue le rôle de chef d'orchestre, assurant la cohérence et le perfectionnement du travail. Parmi des heures de rushes aux plans, dialogues et sons variés, elle doit sélectionner, agencer, monter et assembler les éléments pour dégager le récit le plus cohérent.

Certaines images, qui n'apparaissent à l'écran que quelques secondes, ont pourtant un impact bien plus fort qu'un récit entier. D'autres moments, en apparence anodins, deviennent, judicieusement placés, les détails qui confèrent à l'œuvre toute sa force émotionnelle. Pour que ces éléments parviennent naturellement au spectateur, chaque minute de diffusion est le fruit d'innombrables vérifications, réflexions et ajustements.

C’est aussi pourquoi les équipes de post-production doivent souvent travailler dans l’urgence. À l’approche de la diffusion, chaque étape doit être précise, car même une petite erreur d’image, de son ou technique peut affecter l’ensemble du programme. Les monteurs doivent non seulement maîtriser les logiciels et le matériel, mais aussi avoir le sens du rythme, savoir où s’arrêter et quels détails conserver pour que le récit reste fluide. C’est un processus minutieux qui exige une sélection rigoureuse des plans et une gestion harmonieuse du son, des effets sonores, des dialogues et de la musique.

Mais aujourd'hui, la production télévisuelle ne se limite plus à la salle de montage. Avec le développement des technologies et la multiplication des plateformes de production et de diffusion de contenus, le travail des téléspectateurs se rapproche de plus en plus du terrain.

Qu'il s'agisse d'une retransmission télévisée en direct ou d'un événement en plein air, l'équipe technique doit arriver en avance vers un point de transmission central afin d'évaluer les lieux, de vérifier l'alimentation électrique, le matériel, l'infrastructure et la qualité du signal, d'établir les plans de transmission et de préparer des solutions de secours. La fluidité de la transmission des images repose sur une préparation minutieuse et la capacité de réagir à tout imprévu.

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La technologie télévisuelle évolue rapidement et les techniciens doivent constamment mettre à jour leurs compétences pour maîtriser les nouvelles méthodes de production et de transmission. (Photo : PV)

La transformation numérique a permis de diffuser les contenus télévisuels sur de multiples plateformes, tout en développant des formats de production tels que la diffusion en direct. De ce fait, les équipes techniques doivent s'adapter à un flux de travail journalistique toujours plus flexible et exigeant.

Soulignant cette exigence, l'ingénieur Nguyen Hong Trung du département Technologie a déclaré : « Les technologies actuelles requièrent une grande polyvalence. En studio et en salle de montage, nous devons maîtriser les nouvelles technologies d'image et de son. Sur le terrain, nous devons surveiller les signaux et l'infrastructure technique afin d'apporter un soutien à l'équipe opérationnelle. Nous devons rester vigilants en permanence pour faire face à toute situation. »

Le terme « polyvalent » décrit sans doute le mieux les techniciens d'aujourd'hui. Ils peuvent commencer leur journée devant un écran et la terminer sur un site isolé, sous une chaleur accablante, sous la pluie ou sur un terrain soumis à de fortes pressions. Ils doivent maîtriser le matériel sans pour autant s'y fier aveuglément ; ils doivent respecter les procédures tout en restant constamment prêts à faire face aux imprévus.

Une fois l'émission diffusée, les téléspectateurs voient un produit fini, mais peu réalisent que pour garantir que ces images arrivent à temps, que le son soit ininterrompu et que le signal ne soit pas perturbé, des personnes ont dû surveiller sans relâche chaque paramètre et chaque transmission, prêtes à intervenir immédiatement en cas d'anomalie.

L'équipe technique est presque toujours invisible, cachée derrière l'écran. Or, c'est précisément cette discrétion qui caractérise une bonne équipe technique. Elle n'a pas besoin d'être visible ; elle doit simplement laisser l'histoire se dérouler pleinement à l'antenne.

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Pour le journalisme, les archives constituent un véritable trésor, une ressource inestimable accumulée au fil des ans. À travers chaque époque, elles conservent la trace des événements, des personnes et des lieux. Elles deviennent aussi la mémoire d'une rédaction et une source précieuse d'informations, enrichissant les reportages d'aujourd'hui en y apportant profondeur, preuves corroborantes et authenticité.

Un documentaire a beau avoir cessé d'être diffusé il y a des années, sa valeur ne s'arrête pas là. Correctement conservés, classés et organisés scientifiquement, ces documents peuvent être réutilisés dans de nouvelles œuvres, prolongeant ainsi le récit des personnes et des transformations de leur pays.

Par conséquent, la salle des archives n'est pas simplement un lieu de conservation du passé, mais devient une « station de données numériques » fonctionnant en continu, où les valeurs du passé sont préservées, recherchées et ravivées pour servir le flux du journalisme d'aujourd'hui.

Derrière le flux incessant d'informations se cache un travail moins visible, mais exceptionnellement exigeant, qui requiert précision et patience. Chaque jour, les archivistes reçoivent des fichiers image, en examinent le contenu, identifient les informations, les classent, les stockent et les extraient selon les besoins de la production. Et lorsqu'il s'agit de retrouver l'image précise, la personne précise, le moment précis au sein de cette masse de documents, toutes les informations doivent être organisées de manière scientifique, exhaustive et rigoureuse dès la réception des documents aux archives.

Dans le paysage télévisuel actuel, la salle d'archives n'est plus un simple lieu de stockage. Elle se transforme en un centre de données numériques où les ressources iconographiques sont reçues, numérisées, organisées et conservées en vue de leur exploitation à long terme. Au sein du journal, de la radio et de la télévision Nghe An, les archives constituées sur plusieurs périodes sont progressivement transférées vers le numérique, passant des supports physiques des générations précédentes aux fichiers image produits quotidiennement.

La technologie facilite le stockage, mais elle impose également des exigences accrues en matière de normalisation, d'identification et de recherche des données. Une archive de données n'a de réelle valeur que si son contenu peut être retrouvé et utilisé au moment opportun.

Au fil des ans, l'image du personnel du département de documentation, et notamment celle de Cao Hang, « l'aînée », est devenue familière à nombre de ses collègues. Consacrée à des tâches quotidiennes en apparence répétitives, elle comprend que derrière chaque opération de saisie, d'enregistrement ou de recherche se cache la responsabilité de préserver une part de la mémoire de l'organisation médiatique.

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Le travail aux archives exige une grande précision et beaucoup de patience. Si chaque cadre et chaque document ancien n'est pas correctement classé et archivé, sa récupération ultérieure sera extrêmement difficile.

La préservation rigoureuse de ces données est notre façon d'honorer les efforts des générations précédentes et de servir le travail de production d'aujourd'hui.

Mme Cao Hang - Département de la documentation, Journal et Radio-Télévision de la province de Nghe An.

Pour l'équipe de journalistes, le travail du service de documentation s'est avéré inestimable. Lorsqu'un reporter ou un rédacteur a besoin de retrouver des images d'une personne apparue il y a de nombreuses années ; lorsqu'une émission doit comparer l'évolution d'un nom de lieu ; ou lorsqu'une œuvre souhaite revenir sur un événement déjà filmé, les données qui semblaient enfouies dans les archives deviennent des éléments essentiels pour mener à bien le reportage.Plus la documentation est complète, précise et organisée scientifiquement, plus son potentiel d'exploitation est grand.

Dans le monde toujours plus trépidant du journalisme numérique, les archivistes poursuivent discrètement leur travail pour veiller à ce que l'héritage du journalisme contemporain soit non seulement préservé, mais aussi qu'il continue de s'épanouir dans les récits futurs.

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Beaucoup de gens parlent encore du service de contrôle central comme des gardiens de signalisation fonctionnant 24h/24 et 7j/7 dans une pièce où les lumières ne sont « jamais éteintes ».

Le terme paraît simple, mais il cache un travail exigeant une précision quasi absolue. C'est là que les programmes de radio et de télévision sont reçus, vérifiés, régulés et diffusés. Des programmes finalisés en salle de montage et en studio aux émissions en direct sur le terrain, chaque signal doit être contrôlé avant d'atteindre le public, car même une petite erreur peut affecter l'intégralité du programme diffusé.

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Le service de contrôle général est composé de personnes qui surveillent le signal 24 h/24 et 7 j/7 dans une salle où « la lumière ne s'éteint jamais ». Photo : PV

Dans ce service, la notion de « pause » n'existe pas tant que l'émission est diffusée. Les équipes se succèdent sans interruption, et la concentration reste constante. Chaque paramètre du système est surveillé en permanence ; toute fluctuation anormale du son, de l'image ou du signal doit être détectée et corrigée immédiatement. Les téléspectateurs ne voient qu'une émission fluide à l'écran, mais pour les techniciens du panneau de contrôle principal, chaque minute compte afin de garantir le bon fonctionnement et la stabilité de tous les signaux.

Cette particularité implique que les personnes travaillant au centre de contrôle sont habituées aux horaires de nuit, aux changements d'équipe très tôt le matin, et même aux fêtes et au Têt (Nouvel An lunaire) qu'elles ne peuvent pas passer avec leurs familles. Les 24 heures de la journée sont divisées en quarts de travail, et les responsabilités s'étendent d'un quart à l'autre. Pour elles, une diffusion sans interruption n'est pas acquise, mais le fruit d'une vigilance constante à chaque minute de leur quart.

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Les employés du service de contrôle central sont habitués aux horaires de nuit, aux changements d'équipe à l'aube et aux jours fériés qu'ils ne passent pas entièrement en famille. Photo : PV

Dans un environnement médiatique multiplateforme, cette tâche se complexifie. L'équipe technique doit non seulement garantir l'intégrité des signaux radio et télévision sur les plateformes traditionnelles, mais aussi surveiller et contrôler les flux de diffusion sur les plateformes numériques, en coordination avec les services concernés lors des diffusions en direct ou en cas d'incident. Les lignes de transmission peuvent être modifiées, le matériel peut dysfonctionner et les signaux provenant du terrain peuvent être instables. Dans de telles situations, il est primordial de garder son sang-froid pour identifier le problème, déterminer la marche à suivre et veiller à ce que l'incident n'interrompe pas la diffusion de l'information au public.

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Depuis plus de vingt ans, j'ai enchaîné les quarts de nuit, manqué des repas de famille et des réveillons du Nouvel An où nous ne pouvions pas être avec nos proches. Mes collègues et moi, dans le domaine technique, nous sommes habitués à un rythme de vie où le travail peut commencer à n'importe quelle heure.

Cette pression exige une concentration intense et un sens aigu des responsabilités, car derrière chaque diffusion se cache la tâche de garantir la continuité de la diffusion des programmes sur les ondes nationales.

M. Ho Nam - Département technique et technologique, Journal, radio et télévision de Nghe An.

Il est clair que derrière chaque image, chaque reportage, chaque émission, se cachent de nombreuses personnes qui accomplissent discrètement leur travail. Elles ne sont pas à l'écran, elles n'apparaissent pas directement dans les reportages présentés aux téléspectateurs. Pourtant, leur précision dans chaque geste, leur dévouement à chaque prise de service et leur capacité à gérer les imprévus contribuent à la qualité du journalisme.

Tous ces efforts ont contribué à renforcer l'entreprise, à asseoir sa notoriété et à diffuser ses valeurs.Journaux, radio et télévision à Nghệ AnDans une nouvelle phase de développement !

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