Efforts visant à garantir la cybersécurité nationale
Le matin du 21 mars, au siège du gouvernement, le Premier ministre Pham Minh Chinh, chef du Comité directeur national de la cybersécurité, a présidé la première réunion du Comité directeur de 2026.
Étaient également présents des membres du Politburo : le général Luong Tam Quang, ministre de la Sécurité publique et vice-président du Comité permanent du Comité directeur ; Le Hoai Trung, ministre des Affaires étrangères ; Nguyen Duy Ngoc, secrétaire du Comité du Parti de la ville de Hanoï (représentant la branche de Hanoï) ; ainsi que des responsables de ministères, de branches et d’agences centrales. La session a été retransmise en direct dans les provinces et les villes de tout le pays.
Dans son discours d'ouverture lors de la réunion, le Premier ministre Pham Minh Chinh a souligné que la situation mondiale et régionale est très dynamique et complexe ; cette volatilité nous donne matière à réflexion et de nombreux enseignements à tirer, nécessitant de nouvelles approches et une nouvelle réflexion, notamment en matière de sécurité en général et de cybersécurité en particulier, y compris les attaques, la fraude, la suspicion, l'instabilité politique et la perturbation de l'ordre et de la sécurité sociale.

Il nous faut replacer cette question dans une perspective nouvelle, en l’inscrivant dans le cadre du développement global du pays, de la promotion de la transformation numérique, de la protection des activités de l’État et des citoyens, et notamment de la lutte contre la fraude. Dès lors, l’impératif de protéger la Patrie dans ce nouveau contexte est pleinement conforme à l’esprit du Secrétaire général To Lam.La directive soulignait : les actions et les résultats novateurs doivent être généralisés, avec de nouvelles approches et une nouvelle réflexion, en utilisant les objectifs comme guide et les produits comme mesure ; en passant nettement d'une mentalité axée sur les tâches à une mentalité axée sur les résultats ; de faire beaucoup à bien faire, à faire correctement, à faire de manière approfondie et complète ; de se contenter d'activités à obtenir des produits concrets, et non plus seulement sur papier.

La réunion a démontré un sens aigu des responsabilités et une forte détermination à être plus décisif dans la direction, le pilotage et l'organisation de la mise en œuvre des mesures visant à garantir la cybersécurité de la nation, du peuple et du pays.
Le XIVe Congrès national du Parti a érigé la sécurité globale en fondement stratégique, en mettant l'accent sur la protection de la sécurité nationale, de la sécurité non traditionnelle, de la cybersécurité et de la sécurité humaine à l'ère nouvelle. L'objectif est de maintenir un environnement pacifique et stable propice au développement économique, jetant ainsi les bases solides de la construction et de la défense nationales. Atteindre une croissance économique à deux chiffres dans les prochains mois constitue un défi de taille. C'est pourquoi les approches dépassées sont inacceptables ; nous devons au contraire innover afin de traiter les enjeux de cybersécurité de manière plus efficace, intelligente et proactive, dès le début et en amont, en toutes circonstances, en évitant la passivité et l'imprévu.

Au cours de la période écoulée, la résolution 57 du Politburo et la directive 57 du Comité central du Parti ont été mises en œuvre de manière décisive et synchrone, aboutissant à de nombreux résultats remarquables : renforcement des investissements dans la technologie, amélioration de la capacité à assurer les systèmes d'information critiques ; prévention, détection et lutte contre la cybercriminalité et sensibilisation de la société à la protection de la cybersécurité et de la sécurité des données.

Il faut toutefois reconnaître que la situation en matière de cybersécurité et de protection des données est très complexe et marquée par des facteurs imprévisibles : les cyberattaques sont de plus en plus sophistiquées, le commerce de données personnelles se poursuit, le cyberespace est exploité pour porter atteinte à la sécurité nationale et à l’ordre social, certains ministères, secteurs et collectivités locales font preuve de négligence, les responsabilités ne sont pas clairement définies et les capacités en matière de cybersécurité sont insuffisantes, la coordination entre les acteurs est encore lente et inefficace, et les infrastructures ne sont pas synchronisées… Il est donc nécessaire d’identifier ces problèmes afin de définir des actions et des solutions adaptées.

Par conséquent, lors de cette réunion, le Premier ministre a proposé de se concentrer sur les questions clés suivantes : Comment les documents du XIVe Congrès du Parti relatifs à la cybersécurité sont-ils mis en œuvre concrètement au sein des ministères, des secteurs et des collectivités territoriales ? Dans quelle mesure la loi de 2025 sur la cybersécurité et la protection de la souveraineté numérique nationale ont-elles été réalisées, et quels aspects doivent être privilégiés pour garantir que la transformation numérique s’accompagne systématiquement de sûreté et de sécurité ? La capacité de surveillance et de réponse aux menaces en matière de cybersécurité et de sécurité des données constitue-t-elle véritablement un rempart fiable pour le bon fonctionnement et la continuité des activités de l’administration, de l’économie et de la société numériques, tout en assurant la sécurité et la sûreté ?
Quelles solutions novatrices peuvent garantir une sécurité globale, notamment en matière de cybersécurité et de protection des données, afin de soutenir l'économie numérique et de favoriser la croissance économique ? Quelles mesures peuvent être prises pour déployer des systèmes de surveillance de la cybersécurité en temps réel, mesurables et permettant des évaluations précises des produits ?
Quelles leçons internationales avons-nous tirées en matière de cybersécurité et de sécurité des données ? Comment anticiper et évaluer les nouveaux défis tels que la cyberguerre et la guerre de l’information ? Si de tels défis se présentent, serons-nous capables de les relever ?
Le défi consiste à garantir la cybersécurité et la souveraineté nationale dans le cyberespace, notamment dans le contexte de l'escalade des conflits militaires dans de nombreux endroits.
Proposer des pistes d'ajustement et de renforcement de la stratégie de cybersécurité, afin de répondre de manière proactive aux défis du cyberespace d'ici à 2030 ; quelle devrait être la posture de cybersécurité des citoyens ? Cette posture doit s'inscrire dans le cadre de la stratégie de défense nationale, de la stratégie de sécurité des citoyens et d'un solide soutien public, afin de se renforcer mutuellement. Les citoyens sont au cœur du dispositif, acteurs, moteurs et ressources du développement ; ils sont à la fois protégés et acteurs de ce processus.
Le Premier ministre a demandé aux délégués de s'exprimer de manière concise, directe et d'aborder les problèmes de front.


