Un endroit chaleureux où revenir.
(Baonghean) - Un écrivain a comparé une épouse à un miroir, dans lequel on peut se voir le plus honnêtement.
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| Photo : Nguyen Thanh |
1.Un auteur a comparé l'épouse à un miroir, où l'on se voit avec la plus grande honnêteté. Un homme quitte la maison soigné, tiré à quatre épingles, et à son retour, il a le droit d'être négligé. Il peut être grognon, décoiffé, dire des choses qui déplaisent, et être le plus sincère avec lui-même lorsqu'il n'a pas à porter le lourd et glamour masque de l'homme entretenu par des relations sociales… Cet auteur, avec une pointe d'humour, a formulé une observation très intéressante sur la famille : c'est un lieu où l'on peut se délester de tous les fardeaux de la vie, où l'on peut se confronter à sa véritable nature.
2.La petite fille dit à son père : « Je veux mourir ; c’est le meilleur moyen de libérer toute notre famille. » Le père ravala ses larmes de chagrin et dit doucement à sa fille handicapée : « Tu sais, notre plus grand bonheur, c’est de te voir chaque jour. » Et ainsi, chaque matin, dans le froid glacial de l’hiver ou la chaleur torride de l’été, sous une pluie torrentielle ou un soleil de plomb, il la portait à l’école. Il remarquait peut-être parfois les larmes de sa pauvre fille qui coulaient sur son épaule, mais pour lui, l’accompagner à l’école chaque jour, voir ses larmes ou ses sourires chaque jour, était une joie incomparable.
Cette histoire vraie continue de me hanter par le message profond et simple qu'elle véhicule : la famille et le sacrifice infini. Un lieu où l'existence d'une personne est synonyme de bonheur et de raison d'être pour une autre. Un lieu où les calculs et l'intérêt personnel n'ont pas leur place. Un lieu où donner et recevoir se font sans rien attendre en retour. Un lieu où chaque nom est prononcé avec simplicité, et pourtant avec une signification si sacrée.
3.Une partie de mon enfance s'est déroulée loin de chez moi. L'enfant que j'étais alors contemplait les lumières vacillantes dans la nuit, en quête de chaleur et de réconfort. J'imaginais les réunions de famille, les moments d'amour partagés autour de ces lumières : une famille blottie autour d'un repas fumant, un père penché sur le bureau de son enfant, une mère travaillant avec application à l'aiguille et au fil… N'était-ce pas une expérience universelle, n'était-ce pas le rêve des retrouvailles après la séparation ? Et en grandissant, en ayant mon propre foyer, j'ai compris encore mieux : la famille est la lumière dans la nuit glaciale de l'hiver qui nous guide vers la maison, le lieu où le grincement de la porte libère tant de fardeaux d'anxiété du cœur de ceux qui attendent et aspirent à retrouver leur foyer…
Peu importe le nombre d'erreurs que nous avons commises, tout ce que nous espérons, c'est trouver le pardon.
Peu importe le nombre de chutes que nous commettons, nous n'avons qu'un seul refuge inébranlable.
Connaissant l'immensité de l'océan et la longueur des fleuves, ce n'est que lorsque nos cheveux deviennent gris que nous réalisons qu'aucun endroit n'est aussi vaste et profond que l'amour de nos parents.
C’est aussi au sein de la famille que l’on prend conscience que la vie vaut encore la peine d’être vécue. La petite fille handicapée pleurait sur le dos de son père et avait même souhaité mourir pour soulager ses parents de leur fardeau, avant de comprendre combien sa vie était précieuse pour sa famille. Que lorsque l’amour est présent, ce qui devrait être un fardeau peut se transformer en bonheur…
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