Le nouveau gouvernement malaisien compte 30 ministres.
Le 15 mai, à Putrajaya, la capitale administrative, le Premier ministre malaisien Najib Tun Razak a annoncé la composition du nouveau gouvernement.
M. Najib effectue son deuxième mandat de Premier ministre de Malaisie, et M. Muhyiddin Yassin demeure à son poste de vice-Premier ministre et de premier ministre de l'Éducation.
Par ailleurs, le Premier ministre Najib cumule les fonctions de Premier ministre des Finances et d'Ahmaud Husni celles de Second ministre des Finances. Hishammuddin Hussein assure quant à lui les responsabilités de ministre de la Défense et de ministre des Transports par intérim.

Le Premier ministre malaisien Najib Tun Razak. (Source : AFP)
Parmi les autres ministres figurent le ministre auprès du Premier ministre, Jamil Khir Baharom, et Wahid Omar ; le ministre de l'Intérieur, Zahid Hamidi ; le ministre du Commerce international et de l'Industrie, Mustapa Mohamed ; et le ministre de l'Énergie, des Technologies vertes et des Ressources en eau, Maximus Ongkili...
Le nouveau gouvernement malaisien compte 30 ministres à la tête de 24 ministères. Il convient de noter que ce gouvernement réduit considérablement le nombre de ministres et de vice-ministres issus de la communauté chinoise, qui représente 25 % de la population malaisienne. En effet, l'Association chinoise de Malaisie (MCA), malgré son rôle crucial au sein de la coalition au pouvoir, a refusé d'accepter des postes ministériels en raison de ses résultats décevants aux récentes élections.
Lors des élections générales qui se sont tenues plus tôt ce mois-ci, l'Alliance du Front national (BN) a remporté 133 des 222 sièges parlementaires, mais n'a pas réussi à regagner la majorité qu'elle avait perdue lors des élections de 2008.
L'Alliance populaire (PR), parti d'opposition dirigé par Anwar Ibrahim, a contesté les résultats des élections et a lancé de nombreuses manifestations de grande ampleur.
Par ailleurs, selon les chiffres publiés le même jour, l'économie malaisienne a été évaluée comme étant en croissance durable, mais à un rythme plus lent que les 4,1 % prévus au premier trimestre de cette année en raison de la faiblesse du secteur manufacturier et des obstacles rencontrés dans le secteur minier.
Auparavant, les données de la banque centrale montraient qu'au quatrième trimestre de l'année dernière, la troisième économie d'Asie du Sud-Est avait atteint un taux de croissance étonnant de 6,4 %, son meilleur résultat des deux dernières années.
Selon (VNA) - DT


