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Trump a déclaré que les États-Unis n'excluaient pas la possibilité d'une seconde frappe militaire contre le Venezuela.

Hoang Bach January 5, 2026 10:46

Le 4 janvier (heure locale), le président américain Donald Trump a déclaré que Washington pourrait lancer une deuxième attaque militaire contre le Venezuela si les membres restants du gouvernement vénézuélien ne coopéraient pas.

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Des personnes se tiennent devant un bâtiment endommagé à Catia La Mar, au Venezuela, le 4 janvier. La photo a été prise après le raid américain contre le Venezuela, une opération qui a conduit à l'arrestation du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. Photo : Reuters

S'adressant aux journalistes à bord d'Air Force One, Trump a déclaré que l'administration américaine était prête à collaborer avec les responsables vénézuéliens restants pour régler les problèmes liés à la drogue et au pétrole. Il a toutefois averti que des mesures militaires supplémentaires demeuraient envisageables si ces efforts étaient contrecarrés. Il a également évoqué la possibilité d'une intervention plus ferme en Colombie et au Mexique en matière de lutte contre le trafic de drogue.

À Caracas, de hauts responsables du gouvernement vénézuélien ont fermement condamné l'incident, qualifiant l'arrestation par les États-Unis du président Maduro et de son épouse Cilia Flores d'acte d'« enlèvement » qui viole le droit international.

Dans un message ferme, le ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello, a affirmé : « Il n'y a qu'un seul président ici, Nicolas Maduro Moros. Personne ne doit céder aux provocations de l'ennemi. »

Le Venezuela affirme que les véritables intentions de Washington ne sont pas de faire respecter la loi, mais de s'emparer de ses ressources naturelles. « Nous sommes indignés que tout ait enfin été révélé : ils ne veulent que notre pétrole », a déclaré Cabello.

Le ministère vénézuélien de la Défense a annoncé que ses forces armées avaient été mobilisées pour garantir la souveraineté nationale, tout en accusant l'attaque américaine d'avoir causé des victimes parmi les soldats et les civils.

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez assure actuellement l'intérim avec le soutien de la Cour suprême. Elle a par ailleurs publiquement rejeté les affirmations de Trump selon lesquelles elle serait disposée à coopérer avec les États-Unis aux conditions de Washington.

Du côté américain, le président Trump n'a jamais caché son intention d'autoriser les compagnies pétrolières américaines à exploiter les réserves de pétrole vénézuéliennes. Cependant, cette initiative militaire suscite des inquiétudes au sein même des États-Unis. Le sénateur Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, a averti que la Maison-Blanche n'avait aucun plan clair et que cette action pourrait plonger les États-Unis dans une guerre sans fin.

La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation au Venezuela, et les inquiétudes grandissent quant à la légalité de l'arrestation du chef d'État en exercice. Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait tenir une réunion d'urgence le 5 janvier pour examiner l'incident. La Russie et la Chine ont critiqué l'action américaine, appelant au respect de la Charte des Nations Unies et des normes internationales.

Dans les rues de Caracas, l'atmosphère était relativement calme, mais la population exprimait une profonde anxiété. Nombreux étaient ceux qui se précipitaient pour acheter des produits de première nécessité, craignant une aggravation de la situation dans les jours à venir.

Article paru dans le journal Nghe An

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