Nous devons créer un équilibre des pouvoirs tripartite.

October 23, 2014 10:15

(Baonghean) - La création d'une culture de sécurité routière dans les écoles est un effort de collaboration entre le secteur de l'éducation et les organismes concernés depuis de nombreuses années.

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Selon la définition du Comité national de la sécurité routière, la culture routière s'exprime par le respect du code de la route et des normes sociales de bienséance, d'esthétique et de civisme chez les usagers de la route. Développer une culture routière vise à instaurer des habitudes de conduite civilisée et respectueuse du code de la route, en considérant le respect volontaire des règles de sécurité routière comme une norme morale traditionnelle et une manifestation de civilité moderne dans la circulation.

Cependant, ces comportements ne sont pas systématiquement et clairement observés chez les élèves lorsqu'ils circulent sur la route. Au contraire, il est fréquent de voir de nombreux élèves conduire des motos et des vélos électriques sans casque, en excès de vitesse, effectuant des dépassements dangereux, transportant plus de passagers que la limite autorisée, zigzaguant et roulant à contresens. Les cyclistes, quant à eux, roulent souvent à trois ou quatre de front, gênant la circulation. En cas de collision mineure, ils s'emportent facilement et utilisent un langage grossier envers les autres usagers de la route. Il ne s'agit pas ici de critiquer les lacunes de l'éducation à la sécurité routière dispensée aux élèves dans les écoles ces dernières années, mais simplement de constater l'existence de cette situation regrettable.

Bien que le secteur de l'éducation et les organismes concernés aient déployé des efforts pour transmettre aux enfants les connaissances fondamentales en matière de sécurité routière à travers des supports variés, riches et attrayants, les résultats obtenus restent très limités. La principale raison en est que les familles, les écoles et la société n'accordent pas à l'éducation à la sécurité routière la même priorité qu'à d'autres matières culturelles. L'enseignement dans ce domaine est fragmenté, désorganisé et irrégulier, souvent considéré comme une activité extrascolaire facultative. Par conséquent, pour remédier à ce problème, un changement d'attitude envers l'éducation à la sécurité routière est nécessaire. Elle doit être considérée comme une matière essentielle car elle contribue à la formation du caractère et constitue un moyen efficace d'aider les enfants à assurer leur propre sécurité. À long terme, l'objectif est de former des générations qui respectent consciemment le code de la route, contribuant ainsi à réduire le nombre alarmant d'accidents de la route.

Pour y parvenir, une étroite collaboration entre les écoles, les familles et la société est indispensable. Les écoles doivent inculquer aux élèves une culture de la sécurité routière, en commençant par les gestes les plus simples, comme le port du casque en quittant le domicile ou en conduisant une moto ou un vélo électrique. Elles doivent également veiller à ce que les élèves s'arrêtent et se garent aux endroits prévus à cet effet, respectent scrupuleusement la signalisation, évitent de rouler en créneau, et s'abstiennent d'utiliser un parapluie ou un téléphone portable au volant ; elles doivent aussi éviter toute conduite imprudente, les zigzags et les comportements dangereux sur la chaussée. Parallèlement, les écoles doivent maintenir un contact étroit avec les familles afin de coordonner l'éducation des élèves, notamment en leur interdisant formellement d'utiliser une moto avant l'âge légal ou avant l'obtention du permis de conduire. Des rappels réguliers doivent être effectués chaque matin avant le départ des élèves pour l'école, afin de leur rappeler de rouler à droite, d'éviter de rouler en créneau et d'adopter une conduite responsable.

D'un point de vue sociétal, les autorités, telles que la police et les inspecteurs de la circulation, ne doivent faire preuve d'aucune indulgence envers les infractions routières commises par les enfants. Elles doivent au contraire les traiter avec fermeté et contacter les établissements scolaires afin de rappeler conjointement la loi aux élèves fautifs. Lorsqu'elles constatent une infraction au Code de la route commise par un enfant, elles doivent intervenir et le rappeler immédiatement à l'ordre. Des organisations comme les associations de jeunes et les syndicats de la jeunesse doivent également envisager d'intégrer l'éducation à la sécurité routière dans leurs activités régulières. Ainsi, en tout lieu et à tout moment, les paroles et les actes, avec tact et bienveillance, incitent les enfants à comprendre pleinement le Code de la route et à agir en toute connaissance de cause, en veillant à la sécurité et à l'ordre public. Être responsable envers soi-même et la communauté, respecter autrui, lui céder le passage, lui porter assistance et se comporter de manière civilisée et courtoise en cas d'accident, tout en respectant la loi, sont autant de manifestations concrètes d'une culture de la sécurité routière.

Cela montre que, pour promouvoir une culture de la sécurité routière chez les enfants d'âge scolaire, il est essentiel de mettre en place une « stratégie éducative » à trois volets impliquant les écoles, les familles et la société.

Duy Huong

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Article paru dans le journal Nghe An

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