La France n'exclut pas la possibilité d'un dysfonctionnement technique chez Germanwings.

March 30, 2015 11:31

Le chef de l'agence d'enquête française n'a pas exclu la possibilité que l'avion de Germanwings ait subi une défaillance technique lors de son crash dans les Alpes.

Bên trong phòng giám định DNA gần hiện trường xảy ra tai nạn Germanwings. Ảnh: AFP.
À l'intérieur de la salle de tests ADN située près du site de l'accident de Germanwings. Photo : AFP.

Jean-Pierre Michel, responsable de l'enquête française, a déclaré que certains détails techniques nécessaires pour déterminer précisément les causes de l'accident de l'Airbus A320 manquaient encore. Par conséquent, « à ce stade, nous ne pouvons exclure la possibilité d'une défaillance technique », a-t-il précisé.

Interrogé par un journaliste sur des informations suggérant que Lubitz pourrait souffrir d'une maladie mentale, il a déclaré : « Les données de l'enquête sont confidentielles ; nous ne pouvons pas aborder ces questions aujourd'hui », et qu'il ne pouvait exclure aucun scénario d'accident.

« Nous disposons de certains éléments qui nous permettent de suivre cette piste, une piste sérieuse, mais pas la seule », a déclaré Michel. Cependant, jusqu'à présent, l'enquête n'a révélé aucun indice particulier concernant la vie du copilote Lubtiz qui pourrait expliquer ses agissements à bord de l'Airbus qui s'est écrasé.

M. Michel a fourni ces informations alors que les équipes de secours françaises poursuivaient les recherches de données dans la seconde boîte noire, qui enregistrait la trajectoire de vol. Le boîtier de la boîte noire a été retrouvé le 26 mars ; cependant, la carte mémoire contenant les données d’altitude, de vitesse, de position et d’état de l’appareil reste introuvable, probablement éjectée de la boîte ou détruite par l’impact.

Tom Enders, PDG d'Airbus, a également exprimé son mécontentement hier, critiquant les émissions de télévision pour leurs « spéculations infondées, imaginatives et malhonnêtes » sur les causes de l'accident d'avion.

Les associations de pilotes allemands et européens ont appelé le week-end dernier à la prudence avant de tirer des conclusions sur l'accident tant que la deuxième boîte noire n'aura pas été retrouvée et que l'enquête ne sera pas terminée.

Nombreux sont ceux qui pensent que les enquêteurs ont été trop prompts à accuser le copilote de Germanwings d'avoir délibérément précipité l'avion dans les Alpes, dans le sud-est de la France, le 24 mars, tuant les 150 personnes à bord.

« Nous nous souvenons des victimes de cette tragédie, ainsi que de leurs familles et de leurs amis, qui traversent tous une période difficile », pouvait-on lire sur un message déposé devant l'église Saint-Pierre de Montabaur, ville natale du copilote Lubitz.

Le procureur Brice Robin, l'un des principaux enquêteurs, a déclaré que l'équipe médico-légale avait identifié 78 séquences d'ADN provenant de parties de corps dispersées sur les pentes reculées des Alpes où l'avion de Germanwings s'est écrasé.

Il a également ajouté qu'une route menant au site est en construction, permettant aux véhicules tout-terrain d'accéder à la zone et de dégager les débris de l'avion.

Selon l'AFP, environ 400 à 600 morceaux de corps ont été identifiés et sont actuellement examinés.

La plupart des restes humains ont été transportés par hélicoptère jusqu'à un laboratoire de Seynes, une ville proche du lieu de l'accident, où travaillent une cinquantaine de médecins légistes et de dentistes, ainsi que des spécialistes de l'identification de la police.

« Nous n'avons retrouvé aucun corps intact », a déclaré Patric Touron, directeur adjoint de l'Institut national de la police scientifique. Les experts médico-légaux ont utilisé les dossiers dentaires, des échantillons d'ADN de membres de la famille, les empreintes digitales, les bijoux et même les cartes d'identité pour identifier les victimes.

« Lors de catastrophes, l’identification des victimes repose généralement à 90 % sur les dossiers dentaires », a déclaré Touron. Une fois les échantillons d’ADN prélevés, ils sont envoyés à un laboratoire situé en périphérie de Paris, où ils sont comparés à des échantillons d’ADN prélevés sur des membres de la famille.

Selon VnExpress

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