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La France et la Suisse renforcent leur sécurité avant le sommet du G7.

Hoang Bach June 11, 2026 11:08

En prévision du sommet du G7 qui se tiendra dans la ville d'Évian-les-Bains (France) à partir du 15 juin, les autorités françaises et suisses déploient une opération de sécurité de grande envergure impliquant plus de 20 000 personnes.

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Le 4 juin, des ouvriers ont érigé des barricades en bois pour protéger la façade de l'Opéra de Genève (Suisse), par précaution face aux risques potentiels liés aux manifestations contre le sommet du G7. Photo : AFP

Le sommet du G7 de cette année se tient à Évian-les-Bains, station touristique située près de la frontière franco-suisse, entre le lac Léman et les Alpes. Cette situation géographique unique pose des défis complexes en matière de sécurité, exigeant une étroite coordination entre les deux pays européens.

Les autorités de Haute-Savoie ont annoncé la mise en place d'un dispositif de sécurité strict et à plusieurs niveaux autour du site de la conférence. Près de 16 000 membres des forces de sécurité françaises, comprenant policiers, gendarmes, militaires, pompiers et gardes-frontières, ont été déployés. Un système de surveillance de pointe est en place, mobilisant des patrouilleurs, des motos spécialisées, des drones, des unités mobiles de police et des chiens renifleurs.

De l'autre côté de la frontière, la Suisse joue également un rôle crucial, l'aéroport de Genève étant la principale destination des dirigeants mondiaux et une étape incontournable pour de nombreuses délégations internationales. Le gouvernement suisse a approuvé le déploiement de 2 000 à 5 000 soldats pour appuyer les forces de police locales. Environ 4 000 soldats suisses sont stationnés sur terre, dans les airs et le long du lac Léman, travaillant en étroite collaboration avec les forces armées françaises.

L’engagement accru des deux pays en matière de sécurité découle des « leçons » de 2003. Lors du sommet du G8, qui se tenait également à Évian à cette époque, des dizaines de milliers de manifestants s’étaient violemment affrontés avec la police à Lausanne et à Genève, causant des millions de dollars de dégâts.

« Il ne faut pas laisser Genève devenir la capitale des émeutiers », a déclaré François Baertschi, député au Parlement de l'État de Genève.

Dans les prochains jours, les habitants de France et de Suisse seront confrontés à des restrictions de circulation, à la fermeture de nombreux points de passage frontaliers, à un renforcement des contrôles de documents et à des contrôles plus stricts des grands rassemblements.

Le 14 juin, la veille de l'ouverture officielle du sommet du G7, l'alliance « Non au G7 », qui regroupe plus de 60 organisations, prévoit une marche à Genève. Malgré l'autorisation accordée, les autorités suisses ont demandé que le parcours de la manifestation soit éloigné du centre-ville afin de minimiser les risques. Craignant de nouvelles violences, de nombreux petits commerçants genevois ont barricadé leurs vitrines avec des planches de bois.

Pendant ce temps, en France, en raison de réglementations de contrôle trop strictes, les « anti-G7 » ont été contraints d'annuler leur réunion prévue dans la ville voisine d'Annemasse.

Avant l'événement, le président suisse Guy Parmelin a affirmé : « Nous mettons tout en œuvre pour que l'événement se déroule le plus sereinement possible. La situation actuelle est différente de celle de 2003. Si des risques imprévus ne peuvent être exclus, tout se déroulera assurément selon un scénario différent et plus sûr. »

Source : AFP
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La France et la Suisse renforcent leur sécurité avant le sommet du G7.
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