La France exige que l'UE impose de nouvelles sanctions contre la Russie.
À l'approche des élections européennes, la France demande à l'UE d'imposer de nouvelles sanctions à des personnes et entités prétendument impliquées dans une campagne russe de désinformation et d'ingérence électorale, a rapporté Bloomberg, citant un projet de document.
La Fédération de Russie a rejeté à plusieurs reprises les accusations occidentales d'ingérence et de désinformation, qualifiant ces allégations de sans fondement.
Les élections pour la prochaine législature du Parlement européen se tiendront du 6 au 9 juin, à l'issue desquelles la composition de la Commission européenne sera renouvelée et un nouveau président du Conseil européen sera nommé.

« La France demande à l'Union européenne d'établir un nouveau régime de sanctions ciblant les campagnes russes de désinformation et d'ingérence électorale dans le monde entier », a rapporté l'agence de presse.
Selon Bloomberg, cette proposition a reçu le soutien de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie, des Pays-Bas et de la Pologne.
Des sources ont indiqué que les responsables européens sont particulièrement préoccupés par les élections européennes prévues en juin, car la quantité de contenus destinés à diffuser de la désinformation sur les réseaux sociaux aurait augmenté par rapport à il y a cinq ans.
Selon l'agence de presse, l'équipe de campagne de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, candidate à sa réélection, est consciente de la menace potentielle et en a discuté cette semaine avec le président américain Joe Biden.
L'un des interlocuteurs de Bloomberg a indiqué que des questions relatives aux allégations de désinformation et au risque d'ingérence dans le processus électoral avaient également été soulevées lors des conversations entre la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, et les dirigeants européens.


