Perspective juridique sur les droits d’« acquisition territoriale » des parties en litige.
(Baonghean.vn) -Question 30 : Quelle est la perspective juridique sur les droits d’« acquisition territoriale » des parties en conflit sur les îles Paracels et les îles Spratleys ?
Répondre:Pour protéger leur souveraineté sur les îles Paracels et les îles Spratleys, les parties en conflit se sont appuyées sur les principaux principes juridiques suivants :
- Chine : Souveraineté historique.
- Philippines, Malaisie : Souveraineté fondée sur la proximité géographique.
Selon des experts juridiques internationaux, ces principes sont totalement inutiles pour prouver et défendre l'occupation illégale par les parties en conflit, notamment leurs revendications de « souveraineté historique ».
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| Carte de la Malaisie publiée en 1979 |
Li Linghua, chercheuse au Centre d'information océanique de Chine et l'un des plus grands experts chinois en droit maritime, tant au niveau national qu'international, a déclaré :
« Lorsqu'on parle d'intérêts en mer de Chine méridionale, on a souvent tendance à dire : "Il en a toujours été ainsi", et parfois même on ajoute le mot "sacré". »
C’est ce qu’on appelle une preuve historique… Mais ce type de preuve perd de plus en plus de son importance en droit international moderne… La preuve véritablement convaincante, c’est le contrôle effectif.
Il prétend que cet endroit lui appartient, mais l'a-t-il jamais géré ? Les habitants lui ont-ils obéi ? N'y a-t-il eu aucune objection ? Si la réponse à toutes ces questions est « oui », alors sa victoire est assurée. En mer de Chine méridionale, nous n'y sommes pas parvenus…
Sous la dynastie Qing (aux alentours du règne de l'empereur Xianfeng ou Tongzhi), un cargo français transportant du cuivre traversait la zone maritime de « Xisha » lorsqu'il rencontra des pirates et fut entièrement pillé.
Conformément à la réglementation du transport maritime de marchandises, ils devaient signaler l'incident aux autorités locales, demander de l'aide pour appréhender les pirates et obtenir une confirmation des autorités comme preuve à présenter au propriétaire de la cargaison et à réclamer une indemnisation auprès de la compagnie d'assurance à leur retour.
Le capitaine français a dirigé le navire jusqu'au port le plus proche, Yulin sur l'île de Hainan, et a fait son rapport au préfet local (vraisemblablement le magistrat de district).
Le fonctionnaire local dit au capitaine français : « L’endroit où nous nous trouvons s’appelle “Le Bord du Ciel et de la Mer”. Le territoire de l’Empire Céleste s’arrête ici. Comment sauriez-vous où vous avez été dérobé en mer ? Nous ne sommes pas responsables de votre dérogation, nous ne pouvons la contrôler et nous ne voulons pas la contrôler. »
Ils jetèrent ensuite le capitaine volé hors du bureau du magistrat. Mais l'incident nécessitait une explication, sinon comment pourrait-il se justifier en France ? Le capitaine n'eut d'autre choix que de diriger son navire vers le port de Hai Phong.
Les autorités locales se sont montrées très serviables ; elles ont pris sa défense et ont même envoyé des bateaux encercler la zone, poursuivant ainsi les voleurs.
De quel genre de preuve s'agit-il ? C'est la preuve d'un contrôle et d'une gestion effectifs. Cette preuve démontre que le gouvernement chinois, même sous la dynastie Qing, ne reconnaissait pas les îles Paracels comme faisant partie de son territoire et ne se sentait pas responsable du maintien de l'ordre sur place.
À cette époque, le gouvernement vietnamien revendiquait non seulement les « îles Paracels » comme son territoire, mais mettait également en œuvre des mesures pour y maintenir l'ordre.
Cela ne prouve-t-il pas que les îles Paracels ont toujours appartenu au Vietnam ? Si vous étiez un négociateur chinois, parfaitement formé au droit maritime et au droit international, que feriez-vous face à de telles preuves ? J’aimerais tellement avoir une machine à remonter le temps pour retourner à cette époque et étrangler ce préfet !…1
Concernant le droit d’« acquérir un territoire » fondé sur le principe de « proximité géographique » : certains pays invoquent la proximité géographique pour défendre leurs revendications territoriales, arguant souvent qu’un territoire est proche du leur, se situe dans leurs eaux territoriales ou sur leur plateau continental, et leur appartient donc « naturellement ». En pratique, cet argument n’est pas reconnu comme principe juridique pour le règlement des différends territoriaux. En effet, il existe, à travers le monde, de nombreux territoires qui, bien que proches d’un pays, appartiennent à un autre, plus éloigné.
En pratique, les territoires nationaux ne sont pas nécessairement contigus ; par exemple, l’Alaska est un État distinct des autres États américains. Lors des différends territoriaux relatifs au plateau continental de la mer du Nord entre l’Allemagne et le Danemark, et entre l’Allemagne et les Pays-Bas (1969), la contiguïté géographique était sans importance ; c’est le prolongement naturel du territoire dans la mer qui conférait la souveraineté à la nation possédant ce plateau continental. L’importance de ce principe contribue également à une évaluation objective et équitable de la souveraineté du Vietnam sur les archipels de Hoang Sa et Truong Sa, tout en révélant le caractère ambigu et coercitif des arguments avancés par la Chine et d’autres pays concernant ces mêmes archipels.2
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1. Source : Journal Tien Phong
2. Source : Le professeur associé Dr. Nguyen Ba Dien a écrit sur le site web : nghiencuubiendong.vn
D'après la FAQ sur le droit de la mer vietnamien
(À suivre)



