L'armée américaine a lancé des missiles Hellfire, neutralisant un pétrolier à destination de l'Iran.
Le commandement central américain (CENTCOM) vient d'attaquer l'USS Lexie avec des missiles Hellfire pour faire respecter le blocus. Il s'agit du sixième navire mis hors de combat depuis la mi-avril.
Le 2 juin, le commandement central américain (CENTCOM) a confirmé avoir déployé des avions militaires pour attaquer le pétrolier M/T Lexie, battant pavillon botswanais. Des missiles Hellfire ont été tirés directement sur la salle des machines, immobilisant le navire alors qu'il faisait route vers l'Iran.
Selon un communiqué officiel du CENTCOM, les forces américaines ont émis des avertissements répétés pendant 24 heures, mais l'équipage du Lexie n'en a pas tenu compte. La mise hors service des moteurs était le dernier recours pour empêcher le navire d'accéder aux zones bouclées.

Étendre le blocus maritime.
Le Lexie est le sixième navire neutralisé par des frappes militaires américaines depuis le blocus imposé par Washington à l'Iran le 13 avril. Les statistiques américaines montrent que les forces navales et aériennes ont réussi à détourner 122 cargos qui tentaient d'entrer ou de sortir des ports iraniens au cours du mois dernier.
Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une campagne militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël depuis plus de trois mois. Actuellement, la situation dans le détroit d'Ormuz demeure dans une impasse critique, cette voie de navigation vitale étant pratiquement totalement bloquée.
Les tensions s'intensifient dans la région du Golfe.
Parallèlement à l'évolution de la situation en mer, la situation sécuritaire dans les pays voisins se complexifie. Le 3 juin, l'armée koweïtienne a annoncé l'activation de son système de défense aérienne afin d'intercepter les attaques de missiles et de drones.
Au Bahreïn, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti, incitant les habitants à se mettre à l'abri. Parallèlement, les agences de presse iraniennes ont rapporté plusieurs explosions importantes près de l'île de Qeshm, un point stratégique du détroit d'Ormuz. Ces événements soulignent le risque d'escalade du conflit malgré le cessez-le-feu fragile maintenu par toutes les parties.
Impasse à la table des négociations diplomatiques.
Sur le plan politique, bien que l'Iran et les États-Unis soient parvenus à un accord préliminaire la semaine dernière, le texte officiel n'a pas encore été signé. Le président américain Donald Trump insiste sur la poursuite des négociations quotidiennes, tout en soulignant que la priorité absolue est de stopper le programme nucléaire iranien.
Cependant, les opinions des parlementaires américains restent profondément divisées. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré que Washington n'allégerait les sanctions que si l'Iran abandonnait complètement ses activités nucléaires et déclarait que « la guerre est terminée ». À l'inverse, certains sénateurs américains demeurent sceptiques quant à la possibilité d'une fin du conflit dans un avenir proche.


