Mesures décisives pour éliminer les fonctionnaires corrompus.
Le ministère de l'Intérieur se concentrera sur six tâches prioritaires dans les prochains mois. Toutefois, la rationalisation des effectifs et l'amélioration de la qualité des fonctionnaires figurent parmi ses principales priorités. Le ministre de l'Intérieur, Le Vinh Tan, l'a confirmé au journal Dai Doan Ket.
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| Ministre de l'Intérieur Le Vinh Tan. |
Renforcer la discipline et l'ordre dans la gestion des fonctionnaires.
PVMonsieur le Ministre, le succès ou l'échec dépendent en fin de compte des individus. En tant que ministère chargé du fonctionnement de l'appareil d'État, sur quelles priorités allez-vous vous concentrer dans votre prochain plan d'action ?
Ministre Le Vinh Tan :Nous concentrons nos efforts sur la mise en œuvre des six priorités opérationnelles du gouvernement au cours de la période à venir. Plus précisément, le ministère de l'Intérieur mettra en œuvre des solutions globales pour lutter contre la bureaucratie, le harcèlement et la corruption ; garantir la transparence et la responsabilité des dirigeants et des fonctionnaires ; et considérera ces mesures comme des axes de travail essentiels, contribuant à bâtir un ministère de l'Intérieur intègre et fort, et à renforcer les capacités, l'efficacité et l'efficience de l'appareil d'État.
Priorité à la réforme administrative pour un État proactif et tourné vers le développement ; l’objectif principal est de construire un État de droit socialiste et un gouvernement qui réponde mieux aux besoins de la population. Renforcer la discipline et l’ordre dans la gestion des fonctionnaires et agents de l’État. Mettre en œuvre une réduction et une restructuration des effectifs de la fonction publique.
Mettre en œuvre immédiatement en 2016 la loi sur l'organisation des collectivités locales, en assurant une décentralisation plus forte et plus claire entre l'État et les collectivités locales, ainsi qu'entre les différents niveaux de gouvernement local, dans le but d'« attribuer les tâches et les pouvoirs au niveau le plus apte à gérer et à résoudre les problèmes de manière plus efficace et pratique » ; améliorer l'efficacité, l'efficience, l'unité et le bon fonctionnement des collectivités locales à tous les niveaux.
Monsieur le Ministre, durant la législature précédente, le ministère de l'Intérieur a été chargé par le Politburo et le Secrétariat d'élaborer et de mettre en œuvre de nombreux projets et programmes importants. Le ministère a également rédigé, complété et amendé plusieurs projets de loi majeurs. Cela constitue-t-il pour vous une forme de « pression » durant votre mandat ?
Je suis convaincu que, dans les prochains mois, le ministère de l'Intérieur s'attachera à développer les projets ambitieux et de grande qualité qui lui ont été confiés par le Bureau politique, le Secrétariat, le Gouvernement et le Premier ministre. Il est impératif, dans l'immédiat, de finaliser et de soumettre sans délai les projets (résolutions du Comité permanent de l'Assemblée nationale, décrets du Gouvernement) visant à mettre en œuvre la loi sur l'organisation de l'État et la loi sur l'organisation des collectivités territoriales. Le ministère de l'Intérieur poursuivra son travail de renforcement institutionnel, répondant ainsi aux exigences de la gouvernance de l'État dans les domaines qui lui sont attribués.
Rationaliser les effectifs et améliorer la qualité de la main-d'œuvre.
Le décret gouvernemental n° 108 stipule que les agences, organisations et unités ne sont autorisées à utiliser que 50 % du personnel dont les effectifs ont été réduits et dont le départ à la retraite ou la cessation d'emploi est conforme à la loi ; le reste du personnel sera affecté à une réserve placée sous la gestion de l'autorité compétente, en vue de la création de nouvelles organisations ou de l'exécution de nouvelles missions confiées par cette dernière. Il stipule également que le chef de chaque unité est responsable des résultats de la réduction des effectifs au sein de son périmètre de responsabilité. |
Monsieur le Ministre, une tâche ardue vous attend : la mise en œuvre de la résolution 39 du Politburo et du décret 108 du Gouvernement relatifs à la réduction des effectifs afin d’améliorer la qualité des fonctionnaires. Comment comptez-vous vous y prendre pour que les citoyens cessent de craindre que « plus on réduit les effectifs, plus la bureaucratie s’agrandisse » ?
- Le décret gouvernemental 108 stipule que les agences, organisations et unités ne sont autorisées à utiliser que 50 % du personnel dont les postes ont été rationalisés et dont la retraite ou la cessation d'emploi a été traitée conformément à la loi ; les postes restants sont supprimés et placés dans le personnel de réserve sous la gestion des autorités compétentes pour être utilisés dans la création de nouvelles organisations ou la mise en œuvre de nouvelles tâches assignées par les autorités compétentes.
Parallèlement, la réglementation stipule que le chef d'unité est responsable des résultats de la mise en œuvre des réductions d'effectifs au sein de son unité. Ces résultats sont pris en compte dans l'évaluation annuelle des performances du chef d'agence, d'organisation ou d'unité.
Afin de rationaliser efficacement les effectifs et de restructurer le personnel, la résolution n° 39 et la décision n° 2218/QD-TTg ont défini cinq groupes de solutions, chacun comprenant des mesures spécifiques pour remédier à la problématique de la réduction des effectifs. En conséquence, le ministère de l’Intérieur accélérera le recensement des postes au sein des agences, organisations et unités afin de déterminer les niveaux d’effectifs appropriés.
Parallèlement, restructurer le personnel des fonctionnaires et agents publics en fonction de leurs grades, titres professionnels, postes et niveaux de formation, en veillant à une structure adéquate en matière de représentation des femmes et des minorités ethniques ; perfectionner le système de normes relatives aux titres et postes des fonctionnaires et agents publics, du sous-ministre à l’expert, au spécialiste principal et aux postes équivalents, en mettant l’accent sur les qualités, les qualifications et les compétences…
Dans les prochains mois, le ministère de l'Intérieur demande aux responsables des agences, organisations et unités de mettre en œuvre avec rigueur les directives du Politburo, du gouvernement et du Premier ministre concernant la réduction des effectifs. Je suis convaincu que cette mise en œuvre portera ses fruits.
Monsieur le Ministre, notre méthode d'évaluation des fonctionnaires n'est pas réaliste, ce qui explique les inquiétudes du public quant au fait que plus de 30 % des fonctionnaires « se contentent de faire le minimum » (c'est-à-dire qu'ils ne remplissent pas leurs fonctions), alors que le ministère de l'Intérieur affirme que seulement 1 % des fonctionnaires manquent à leurs obligations. Quelles solutions fondamentales le ministère de l'Intérieur compte-t-il mettre en œuvre à l'avenir pour évaluer correctement les compétences des fonctionnaires, afin que le public ne soit plus frustré par la présence persistante de nombreux incompétents au sein du système ?
Il est vrai que notre système d'évaluation du personnel n'est pas encore adapté, ce qui complique la rationalisation des effectifs et l'amélioration de la qualité des travailleurs. Par conséquent, une réforme du mécanisme d'évaluation et de classification des fonctionnaires est indispensable. L'évaluation des fonctionnaires selon le principe suivant : les supérieurs hiérarchiques évaluent leurs subordonnés ; les chefs de service évaluent les fonctionnaires placés sous leur autorité ; et les supérieurs hiérarchiques directs évaluent les chefs de service permettra d'apprécier précisément les compétences du personnel.
En particulier, le ministère de l'Intérieur, en coordination avec les ministères sectoriels et de tutelle, a publié 59 normes relatives aux grades de la fonction publique et 37 référentiels de postes pour 113 professions de la fonction publique. Par ailleurs, les 63 provinces et villes relevant de l'administration centrale, ainsi que 19 des 22 ministères et secteurs concernés, ont finalisé l'évaluation et l'approbation du projet de définition des postes et de la structure de la fonction publique.
En se basant sur les normes relatives aux grades et titres professionnels des fonctionnaires, la liste des postes et la structure de la fonction publique, la réglementation sur l'évaluation et la classification des fonctionnaires, le suivi rigoureux des comités du Parti et des gouvernements à tous les niveaux, du central au local, ainsi que la mise en œuvre sérieuse par les chefs d'agence, le problème de la réduction des effectifs par le licenciement des fonctionnaires qui ne remplissent pas leurs fonctions ou ne répondent pas aux exigences de leur poste peut être résolu.
Merci beaucoup, Monsieur le Ministre !
Notre système actuel d'évaluation des fonctionnaires n'est pas encore adapté aux réalités du terrain, ce qui complique la rationalisation des effectifs et l'amélioration de la qualité du personnel. Par conséquent, la réforme du mécanisme d'évaluation et de classification des fonctionnaires est une étape cruciale. L'évaluation des fonctionnaires devrait suivre le principe suivant : les supérieurs hiérarchiques évaluent et classent leurs subordonnés, et les chefs de service évaluent et classent les fonctionnaires placés sous leur autorité. L'évaluation et la classification des chefs de service par leurs supérieurs hiérarchiques directs permettront une appréciation plus précise des compétences des fonctionnaires. |
Selon Dai Doan Ket



