Le Real Madrid envisage de limoger Xabi Alonso après sa défaite face à Manchester City.
La défaite face à Manchester City met en péril le poste de Xabi Alonso. Selon BBC Sport, le Real Madrid considère le match à Alavés comme un ultimatum ; les joueurs affirment soutenir pleinement leur entraîneur.
Dans les dix dernières minutes de la première mi-temps au Bernabéu, le mince avantage du Real Madrid s'est évaporé. Rodrygo a ouvert le score, mais Nico O'Reilly a égalisé, et Erling Haaland a transformé un penalty pour sceller la victoire. Cette soirée de Ligue des Champions a été marquée par les acclamations des 2 500 supporters visiteurs, qui ont couvert les huées. La musique forte diffusée après le match n'a pas suffi à apaiser le malaise : le siège de Xabi Alonso tremblait violemment.
Alavés est l'ultimatum.
Selon BBC Sport, le sort de Xabi Alonso n'est pas encore scellé. La direction du Real Madrid, menée par Florentino Pérez, a tenu une longue réunion après la défaite face au Celta Vigo et a poursuivi ses délibérations après le revers contre Manchester City. Décision provisoire : Alonso reste en poste pour les prochains jours, mais le déplacement à Alavés ce week-end est considéré comme un tournant décisif. Une troisième défaite consécutive pourrait mettre un terme au court mandat de l'ancien entraîneur du Bayer Leverkusen.
Le vestiaire a exprimé son soutien.
Face à l'immense pression, le principal soutien d'Alonso réside dans l'engagement de ses joueurs clés. Jude Bellingham a affirmé : « J'entretiens d'excellentes relations avec lui, tout comme beaucoup d'autres joueurs. Ces derniers matchs, nous avons déçu. Mais personne n'a baissé les bras, personne ne se plaint ni ne pense que la saison est terminée. »
Ce communiqué dément les rumeurs de « licenciement » lié à des désaccords avec les méthodes d'entraînement d'Alonso ou son style de pressing. Les joueurs ont insisté sur le fait que le problème résidait dans leur incapacité à suivre scrupuleusement les consignes, et non dans la pertinence du système en lui-même.
Dix minutes d'effondrement et de vulnérabilité exposée.
Face à Manchester City, le Real Madrid a montré des éclairs de génie, notamment l'ouverture du score par Rodrygo. Mais les dix dernières minutes de la première mi-temps ont tout fait basculer : un but de Nico O'Reilly, suivi d'un penalty transformé par Haaland, a fait basculer la rencontre. Ces buts encaissés n'étaient pas de simples incidents isolés, mais un rappel de la fragilité du Real dans les moments cruciaux.
Dans les tribunes, le silence pesant des Ultras après le deuxième but était plus lourd que n'importe quel coup de sifflet. Au coup de sifflet final, les acclamations de l'équipe visiteuse et la musique assourdissante du Bernabéu ne firent que souligner le contraste saisissant des émotions : d'un côté, l'exaltation ; de l'autre, la défaite.
Le tableau de la performance : du sommet à la crise
Le Real Madrid a entamé la saison de façon magistrale, remportant 13 de ses 14 premiers matchs. Mais une longue période de méforme les a vus ne gagner que 2 de leurs 8 derniers matchs. En Liga, le Real accuse un retard de 4 points sur le Barça. En Ligue des champions, leur image de champions d'Europe en titre a également été ternie.
Le journaliste Juan Castro (Marca) a commenté : « Je ne pense pas que Pérez souhaite un entraîneur qui accepte la défaite de cette manière. Mais limoger Alonso est facile ; trouver un remplaçant en décembre est la partie la plus difficile. » C’est le paradoxe auquel le Real Madrid est confronté : la pression pour un changement immédiat se heurte à la réalité d’un manque de candidats prêts à prendre les rênes en cours de saison.
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L'absence de remplaçants immédiats et viables est probablement la principale raison pour laquelle la lettre de licenciement n'a pas encore été envoyée. Conserver Alonso quelques jours de plus permet au Real de se donner la possibilité d'éviter une décision précipitée en décembre, tout en misant tout sur les 90 minutes à venir.
Alonso bénéficie toujours du soutien du vestiaire, et c'est crucial en ce moment. Mais le Real Madrid perdant constamment le contrôle du match dans les moments décisifs, les promesses ne seront utiles que si elles se traduisent par un jeu discipliné et une victoire contre Alavés. Sinon, l'ultimatum deviendra parole d'évangile.
Xabi Alonso marche sur un fil. Et à l'autre bout de ce fil se trouve le Bernabéu, où la patience a toujours ses limites, mais où les attentes ne faiblissent jamais.


