Le Real Madrid s'effondre au Colisée : quand le système de Vinicius atteint ses limites.
La défaite 0-1 contre Getafe a non seulement désavantagé le Real Madrid dans la course face à Barcelone, mais a également mis en lumière l'impasse totale dans la réflexion tactique d'Alvaro Arbeloa.
L'opportunité pour le Real Madrid de rattraper Barcelone lui a échappé de la pire des manières. En manque d'inspiration et de combativité, les Merengues ont exposé leurs faiblesses face à un Getafe discipliné, entraîné par José Bordalás. Pas de remontée spectaculaire, pas de résultat positif, seulement le match nul et vierge d'une équipe vaincue au Coliseum.

Un gameplay sans âme et un manque d'idées.
Si le Real Madrid abordait ce match avec l'objectif ultime de réduire l'écart avec son rival historique, le FC Barcelone, sa récente prestation a douché ses espoirs. Elle a mis en lumière les problèmes chroniques de toute la saison : le Real Madrid a manqué de stratégie et d'énergie.
Les tactiques du Real Madrid cette saison ne semblent convaincantes que lorsqu'ils parviennent à trouver des espaces derrière la défense adverse pour exécuter des transitions rapides. Cependant, face à une équipe de Getafe jouant bas et regroupée, les Aigles Blancs se sont immédiatement révélés prévisibles. L'entraîneur José Bordalás a parfaitement cerné son adversaire, demandant à ses joueurs d'exploiter la monotonie du jeu des visiteurs.
La forteresse 5-4-1 de José Bordalás
Getafe a érigé une forteresse imprenable avec un système en 1-5-4-1, jouant de manière agressive et cohérente. Cette tactique reposait sur une parfaite connaissance des faiblesses offensives du Real Madrid. Durant les 90 minutes, le milieu de terrain madrilène, emmené par des joueurs comme Thiago Pitarch, Valverde et Arda Guler, s'est montré très actif, mais sans parvenir à se montrer efficace.
La circulation du ballon était lente et inefficace. La combinaison offensive était quasi inexistante, aboutissant à un jeu sans âme. À l'inverse, le duo de milieux de terrain de Getafe, Milla et Arambarri, a totalement dominé le milieu de terrain. L'unique but de la rencontre est survenu inévitablement lorsque le Real Madrid n'a pas réussi à neutraliser les centres venus des ailes, permettant à Satriano d'éliminer astucieusement le marquage d'Alaba et de marquer.
Vinicius Junior : Une étoile solitaire au milieu de la foule.

Lorsque l'équipe est paralysée, tous les espoirs reposent sur les épaules de Vinicius Junior. Or, ce match démontre clairement que le « système Vinicius » ne saurait enrayer le déclin de l'équipe. L'attaquant brésilien a beau avoir tenté de épauler ses coéquipiers, ses efforts individuels se sont avérés insuffisants face à une défense regroupée.
Les statistiques ont mis en évidence l'isolement du numéro 7 : Vinicius a touché le ballon 72 fois et créé 3 occasions, mais il a rarement été mis en position favorable pour se retrouver seul face au gardien. Getafe a verrouillé toutes les voies d'accès au but grâce à un soutien défensif impeccable de Kiko Femenia, Juan Iglesias et Boselli. Le jeu mécanique du Real Madrid, consistant à alimenter constamment Vinicius en ballons, a rendu ses attaques inefficaces.
Des questions se posent quant aux compétences d'entraîneur d'Arbeloa.

La responsabilité de cette défaite incombe à Alvaro Arbeloa, l'entraîneur. Ses changements et ses choix de joueurs se sont avérés inefficaces. L'entrée en jeu de David Alaba et du jeune Thiago Pitarch était censée stimuler la créativité, mais Alaba n'est plus aussi régulier et Pitarch manquait d'expérience pour un match aussi exigeant.
Les changements effectués après la mi-temps furent encore plus remarquables. L'entrée en jeu de Franco Mastantuono fut une grande déception, l'Argentin n'ayant rien apporté au jeu collectif. Le fait que Mastantuono ait été préféré à Brahim Diaz – plus à même de créer des occasions offensives – alimente un débat important sur la gestion de l'effectif par Arbeloa.
Globalement, le Real Madrid a connu une journée catastrophique. La répétition des erreurs défensives, la dépendance excessive à Vinicius et le manque de discipline offensive handicapent les géants espagnols dans la course au titre.


