L’Arabie saoudite subit des pertes de 10 milliards de dollars et risque de se retrouver à court de missiles Patriot.
Les conflits au Moyen-Orient ont coûté à l'Arabie saoudite plus de 10 milliards de dollars, tout en réduisant considérablement ses stocks de missiles de défense aérienne Patriot et THAAD face aux attaques de grande envergure.
L’Arabie saoudite est confrontée à un double défi économique et sécuritaire, ses pertes financières dépassant les 10 milliards de dollars dans un contexte d’escalade des conflits régionaux. Cette situation s’accompagne d’une diminution importante de ses stocks de missiles intercepteurs destinés aux systèmes de défense aérienne stratégique tels que Patriot et THAAD.
Dommages économiques et ajustements du budget national
D'après les données du Wall Street Journal, l'économie saoudienne a enregistré des pertes supérieures à 10 milliards de dollars. La principale cause réside dans la baisse des recettes pétrolières due aux restrictions de navigation dans le détroit d'Ormuz, qui ont perturbé les chaînes d'approvisionnement et la production destinée à l'exportation. Par ailleurs, l'annulation de grands événements internationaux, notamment le Grand Prix de Formule 1, a encore aggravé la situation financière.
Sous la pression des coûts des campagnes militaires, le gouvernement saoudien et les entreprises publiques sont contraints de revoir le calendrier de nombreux projets d'infrastructures clés. Les plans de construction de gratte-ciel et de mégapoles pourraient être temporairement suspendus afin de privilégier la réaffectation des ressources au budget de la défense, en forte croissance.
Pression sur les systèmes de défense aérienne Patriot et THAAD.

D'un point de vue militaire, les capacités de défense de l'Arabie saoudite et de ses alliés sont gravement menacées. Selon le New York Times, les stocks de missiles intercepteurs des systèmes Patriot et THAAD diminuent rapidement. Les chiffres du ministère de la Défense des Émirats arabes unis (EAU) indiquent que l'Iran a lancé environ 500 missiles balistiques et plus de 2 100 drones depuis le début du conflit.
Bien que les stocks exacts soient tenus secrets, la fréquence élevée des interceptions fait chuter les réserves de munitions à des niveaux dangereusement bas. Si le conflit se poursuit, non seulement l'Arabie saoudite, mais aussi d'autres alliés des États-Unis comme Israël, l'Ukraine, la Corée du Sud et le Japon pourraient devenir plus vulnérables en raison de la pénurie mondiale d'équipements de défense aérienne.
Le contexte du conflit et des contre-attaques.
La situation s'est tendue depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires visant des objectifs en Iran, notamment dans la région de Téhéran, en réponse aux menaces nucléaires et balistiques. L'Iran a riposté par des actions ciblant Israël et des bases militaires américaines au Bahreïn, en Jordanie, au Koweït, au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
L'intensification des combats cause non seulement des dommages directs aux infrastructures, mais oblige également les pays de la région à reconsidérer leurs stratégies de défense à long terme dans un contexte de fragmentation des approvisionnements en armes de haute technologie en provenance des États-Unis sur de multiples fronts.


