Augmentation des prix et fardeau du contrôle de l'IPC.

January 6, 2012 16:49

En ce début d'année, la hausse rapide des prix de nombreux biens de consommation pèse lourdement sur l'objectif du gouvernement de maintenir l'indice des prix à la consommation à un niveau à un chiffre.

Les prix des biens et services augmentent à tout prix.


Les ménagères sont souvent surprises lorsqu'elles vont au marché ces temps-ci. Les prix varient d'un jour à l'autre, d'un endroit à l'autre, en fonction des conditions météorologiques et des caprices des vendeurs.

Les commerçants profitent du froid et des pénuries pour augmenter arbitrairement les prix des denrées alimentaires. Même les produits dont le prix a légèrement augmenté ont vu leur prix grimper de 5 à 10 % ; ceux qui ont connu des hausses plus importantes, comme les légumes verts, ont doublé, voire triplé, par rapport à la normale. De plus, de nombreux biens et services essentiels ont également subi des augmentations de prix simultanées depuis le début de l’année, ce qui rend la vie encore plus difficile pour les personnes à faibles revenus.



Le prix de nombreux biens de consommation augmente chaque jour.

Par exemple, le prix de l'essence a augmenté de 24 000 VND par bouteille de 12 kg, et hier, il a encore augmenté de 8 000 VND par bouteille ; le prix de l'eau potable à Hô Chi Minh-Ville a augmenté depuis le 1er de ce mois ; et les frais d'immatriculation des voitures et des motos, les frais de stationnement, etc., ont également augmenté dans les deux principales villes, Hanoï et Hô Chi Minh-Ville. Parallèlement à ces hausses, les tarifs de fret routier, ferroviaire et aérien ont tous connu une augmentation significative.

Le 20 décembre 2011, les prix de l'électricité avaient déjà été augmentés de 62 VND/kWh, soit une hausse de 5 % par rapport au tarif précédent. Ainsi, dès le début de cette nouvelle année, le budget déjà serré des consommateurs a été encore plus mis à rude épreuve après une année 2011 particulièrement difficile.

Contrôle des ventes en gros, gestion des stocks

Comme chaque année, au début du Nouvel An grégorien et jusqu'au Nouvel An lunaire, de nombreux produits subissent une flambée des prix, sans qu'aucune solution efficace ne se profile à l'horizon. Selon M. Vu Vinh Phu, président de l'Association des supermarchés de Hanoï, la spéculation et l'exploitation des conditions météorologiques défavorables sont actuellement utilisées pour faire grimper les prix. Pour remédier à cette situation, la solution fondamentale consiste à équilibrer l'offre et la demande et à faciliter la circulation des produits, notamment en réduisant le nombre d'intermédiaires.

Selon M. Phu, il est nécessaire de contrôler strictement le commerce de gros pour dominer le commerce de détail, en particulier le commerce de gros de produits essentiels tels que l'huile de cuisson, la viande, le sucre, l'essence, le fer et l'acier, et les engrais… C'est le segment du commerce de gros qui a manipulé le marché ces derniers temps, un fait que personne n'a relevé.

Par exemple, il fut un temps où les supermarchés ne pouvaient pas acheter le sucre directement auprès des usines et devaient passer par plusieurs distributeurs, ce qui faisait grimper les prix. De même, le gouvernement subventionne la production nationale d'engrais, et les usines les vendent aux distributeurs à un prix inférieur de 5 000 VND/kg au prix d'importation. Cependant, lorsqu'ils parviennent aux agriculteurs, le prix des engrais nationaux et importés reste identique. Les distributeurs en profitent.
Une autre solution proposée par M. Phu consiste à ce que l'État investisse dans la constitution de stocks de biens et de denrées alimentaires pendant les périodes sensibles comme le Têt (Nouvel An lunaire), afin de pouvoir les mettre sur le marché et ainsi stabiliser les prix. Cependant, cette mesure n'est actuellement pas en vigueur.

Partageant ce point de vue, de nombreux avis suggèrent également qu'il faudrait privilégier les solutions visant à soutenir les agriculteurs dans la culture des plantes et l'élevage afin d'accroître le volume de marchandises en circulation, au lieu de se concentrer uniquement sur le soutien des prix aux entreprises de distribution pour stabiliser les prix, comme c'est le cas actuellement.

Par exemple, la ville d'Hanoï a dépensé plus de 400 milliards de VND pour la stabilisation des prix, alors que sa consommation mensuelle de pointe dépasse les 25 000 milliards de VND, ce qui est largement insuffisant pour stabiliser le marché. De plus, ce soutien profite indirectement aux intermédiaires, tandis que les producteurs et les consommateurs directs n'en tirent que très peu d'avantages.

D'un point de vue macroéconomique, le gouvernement applique une politique stricte de gestion des biens essentiels à l'économie, tels que l'électricité, le charbon et le pétrole. Il est peu probable que la population se contente de l'augmentation constante des prix de certains biens en situation de monopole, destinée à compenser les pertes, alors même que les salaires des employés de ces secteurs demeurent parmi les plus élevés du pays.

Par ailleurs, alors que le pays tout entier s'efforce de maîtriser les prix et de stabiliser le marché, le prix de certains biens essentiels a augmenté de manière inattendue, engendrant des comportements d'accaparement et de spéculation. Il est donc urgent de déterminer quels biens essentiels devraient voir leur prix augmenter, à quel moment et dans quelle mesure afin de minimiser l'impact sur le niveau général des prix.

Avec le recul sur la gestion des prix en 2011, il apparaît clairement que, durant le premier semestre, les prix ont quasiment échappé au contrôle des autorités, rompant avec la tendance à la baisse progressive de l'inflation observée dans les mois suivant le Nouvel An lunaire. Puis, au cours des cinq derniers mois de l'année, la situation a commencé à s'améliorer grâce aux mesures décisives prises par le gouvernement.

La leçon à retenir est que seule une implication synchronisée du gouvernement, des ministères et des collectivités locales à l'échelle nationale, dès le début de l'année, depuis la prévision de l'offre et de la demande, la gestion, l'inspection et le contrôle des biens essentiels, jusqu'à la mise en œuvre de politiques monétaires et fiscales rigoureuses pour réduire la masse monétaire, permettra d'espérer atteindre l'objectif d'une augmentation à un chiffre de l'indice des prix à la consommation cette année, tel que fixé par le gouvernement.


Selon VOV

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