Un magazine militaire russe analyse les limites des missiles air-air en Ukraine.
Un rapport du magazine Military Thought reconnaît que le manque de réseaux de renseignement intégrés et les habitudes de combat stéréotypées ont affecté les performances des missiles air-air russes.
Dans une analyse approfondie, le magazine militairePensée militaireDes sources russes ont fait état des performances décevantes de leurs missiles air-air de fabrication nationale dans le contexte des conflits actuels. L'analyse publique reconnaît d'importantes lacunes dans les opérations de guerre aérienne modernes, où la supériorité matérielle n'est plus le seul facteur déterminant de la victoire ou de la défaite.
Évolution de la théorie moderne du combat aérien
D'après ce magazine, les combats aériens actuels sont passés des duels rapprochés aux engagements au-delà de la portée visuelle (BVR). Dans ce contexte, les aéronefs tirent en se basant sur les données radar et les systèmes de renseignement en réseau intégrés. L'avantage réside dans une meilleure connaissance de la situation et une coordination accrue des informations, plutôt que de se fier uniquement aux spécifications techniques de l'avion de chasse.

Malgré la possession d'armements théoriquement puissants tels que le Su-35, le MiG-31 et le missile longue portée R-37M (d'une portée maximale de 300 km), l'armée de l'air russe peine toujours à dominer totalement le ciel. La principale raison identifiée est le vaste réseau de renseignement fourni par l'OTAN à l'Ukraine, permettant aux pilotes ennemis de suivre en temps réel la position des avions de chasse russes et le moment des tirs de missiles.
tactiques d'adaptation de l'adversaire
Le rapport détaille comment les pilotes ukrainiens ont mis en œuvre des mesures défensives pour neutraliser les missiles russes. Une technique courante consistait à effectuer un demi-tour (180 degrés) dès la détection d'un missile en approche. Cette manœuvre obligeait le missile à prendre l'appareil en chasse, réduisant ainsi considérablement son énergie cinétique et son efficacité au combat, jusqu'à 50 %.

De plus, l'exploitation du terrain par des vols à très basse altitude a permis aux avions ukrainiens de brouiller les systèmes de ciblage radar. La combinaison de chasseurs et de missiles sol-air (SAM) a formé un réseau d'embuscade mobile, obligeant les chasseurs russes à maintenir une distance supérieure à celle recommandée pour leur sécurité.
La barrière de la pensée martiale stéréotypée.
Le magazine a mis en lumière un défaut fatal.Pensée militaireCela met en évidence le caractère prévisible des opérations russes. Les unités aériennes ont tendance à utiliser un nombre fixe de bases aériennes et à emprunter des itinéraires de patrouille répétitifs. Ces habitudes permettent à l'Ukraine d'anticiper facilement leurs mouvements et d'élaborer des plans d'interception efficaces.

Le rapport conclut que, dans le cadre d'une guerre en réseau, les aéronefs ne peuvent plus opérer isolément. L'efficacité des armes repose sur une chaîne de liaisons interconnectées, des satellites et avions de détection et de contrôle aériens (AWACS) à la guerre électronique. Si le missile R-37M demeure précieux pour exercer une pression psychologique et repousser les aéronefs ennemis, la Russie doit considérablement améliorer ses capacités d'intégration en réseau afin d'optimiser sa puissance de feu.


