L'ambition de la Chine de « dominer » le football européen.
L'acquisition successive de grands clubs de football est une étape du plan visant à faire du football chinois une superpuissance d'ici 2050.
En 2014, le gouvernement chinois a promulgué un décret réformant le secteur sportif, dont l'objectif principal était de faire de la nation la plus peuplée du monde une superpuissance du football d'ici les années 2050. Les étapes définies par le président Xi Jinping comprenaient la qualification pour la Coupe du monde, l'organisation de la Coupe du monde et la victoire en Coupe du monde.
Pour atteindre cet objectif, la Chine étend progressivement son influence sur le monde du football grâce au potentiel de la première économie mondiale. D'une part, les clubs chinois rehaussent le niveau de leurs championnats nationaux en investissant des sommes considérables pour attirer des stars internationales.
Contrairement aux équipes du Moyen-Orient qui recrutent des joueurs vedettes vieillissants, les équipes chinoises dépensent des sommes considérables, parfois astronomiques, pour s'attacher les services des jeunes talents du football actuel. On peut citer notamment Hulk, Ramires, Alex Teixeira et Jackson Martinez.
Par ailleurs, des entreprises chinoises utilisent des fonds pour acquérir des parts ou prendre le contrôle total de clubs de football européens de renom. À ce jour, l'influence de ces magnats chinois s'étend sur 12 clubs à travers l'Europe, principalement dans les grands championnats nationaux tels que la Premier League anglaise, la Liga et la Serie A.
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| Milan n'est plus sous le contrôle de Berlusconi. |
Il convient de noter que les magnats chinois qui investissent dans le football n'ont pratiquement aucune attente de profit. Néanmoins, ils continuent d'investir massivement car ils bénéficient d'un soutien important, notamment financier, de la part du gouvernement chinois. Ce dernier vise à améliorer l'image du pays et sa politique étrangère.
Cela explique pourquoi le derby milanais, traditionnellement disputé, est désormais éclipsé par l'influence chinoise. Le 5 août, Sino-Europe Investment Management Changxing a déboursé la somme astronomique de 740 millions d'euros pour racheter le géant AC Milan, mettant ainsi fin à trois décennies de règne du milliardaire Silvio Berlusconi.
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| Après l'AC Milan, l'Inter Milan a également été racheté par des propriétaires chinois. |
Un mois plus tard, l'Inter Milan, grand rival de l'AC Milan, passait également sous contrôle chinois. Plus précisément, le groupe de distribution Suning investissait 270 millions d'euros pour acquérir 70 % des parts, devenant ainsi le principal actionnaire et détenant le pouvoir de décision absolu sur le club aux couleurs bleu et noir.
Mais Milan n'est pas le seul club à parler chinois ; en Espagne, plusieurs équipes de La Liga appartiennent également à des magnats originaires du pays le plus peuplé du monde. Parmi les exemples les plus notables, citons l'Espanyol, Grenade et, surtout, l'Atlético de Madrid.
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| Le groupe Wanda prévoit de réformer la Ligue des champions. |
En janvier 2015, le groupe Wanda du milliardaire Wang Jianlin a acquis 20 % des parts de l'Atlético de Madrid pour 45 millions d'euros, devenant ainsi l'un des trois principaux actionnaires. Dans la foulée, Wang Jianlin a immédiatement démontré son influence en inaugurant une académie de football de l'Atlético dans sa ville natale et en finançant la construction de La Peineta, le nouveau stade du club.
Mais ce n'est pas tout ; Wang Jianlin prévoit de réformer la Ligue des champions en proposant une réunion des géants européens en octobre. Ce magnat bénéficie du soutien, bien sûr, d'autres milliardaires ayant racheté des clubs de football européens et de ses liens étroits avec la FIFA. On sait que Wanda a signé un contrat de sponsoring avec l'instance dirigeante du football mondial jusqu'en 2030.
À terme, Wang Jianlin ambitionne d'organiser un tournoi annuel de coupe en Chine, avec la participation de quatre (et prévoit de passer à huit) équipes européennes appartenant à des magnats chinois. Grâce à ces progrès, dans un avenir proche, les stars fouleront les pelouses vêtues de maillots ornés de caractères chinois.
Douze clubs européens ont des propriétaires ou des actionnaires chinois. 1. Manchester City : CMC-CITIC Capital détient une participation de 13 %, acquise pour 400 millions d'euros en 2015. 2. West Bromwich Albion : Lai Guochan détient 100 % des actions, qu'il a achetées pour 177 millions d'euros en 2016. 3. Aston Villa : Recon Group détient 100 % des actions, qu'il a achetées pour 76 millions d'euros en 2016. 4. Wolverhampton : Fosun détient 100 % des actions, après les avoir achetées pour 60 millions d'euros en 2016. 5. OGC Niza : NewCity Capital détient une participation de 80 %, acquise pour 11 millions d'euros en 2016. 6. FC Sochaux-Montbéliard : Ledus détient 100 % des actions, qu'il a acquises pour 7 millions d'euros en 2015. 7. Auxerre : ORG Packaging détient une participation de 60 %, après l'avoir acquise pour 6 millions d'euros en 2016. 8. AC Milan : Sino détient 100 % des actions, qu'il a achetées pour 740 millions d'euros en 2016. 9. Inter Milan : Haixia Capital détient 70 % des actions, après les avoir achetées pour 270 millions d'euros en 2016. 10. Atlético Madrid : Wanda détient une participation de 20 %, après l'avoir racheté pour 45 millions d'euros en 2016. 11. Espanyol : Le groupe Rastar détient une participation de 45,1 %, acquise pour 45 millions d'euros en 2016. 12. Grenade : Desport détient 100 % des actions, acquises pour 37 millions d'euros en 2016. |
Selon bongdaplus.vn





