Elle était seule et sans défense.
(Baonghean) – Aujourd'hui, la vendeuse de boissons a retrouvé sa véritable nature : excentrique, mordante et d'une sensibilité hors du commun. Elle a déclaré à haute voix : « Ce haut fonctionnaire s'est très bien exprimé et avait tout à fait raison, mais après l'avoir écouté, j'ai ressenti de la peine et de la tristesse pour le sort des gens ordinaires. Cela prouve à quel point nos ancêtres avaient raison et perspicacité lorsqu'ils nous appelaient “roturiers” ou “citoyens de basse condition”. »
(Baonghean) – Aujourd'hui, la vendeuse de boissons a retrouvé sa véritable nature : excentrique, mordante et d'une sensibilité hors du commun. Elle a déclaré à haute voix : « Ce haut fonctionnaire s'est très bien exprimé et avait tout à fait raison, mais après l'avoir écouté, j'ai ressenti de la peine et de la tristesse pour le sort des gens ordinaires. Cela prouve à quel point nos ancêtres avaient raison et perspicacité lorsqu'ils nous appelaient “roturiers” ou “citoyens de basse condition”. »
« Thảo » signifie herbe, et le sort de l'herbe symbolise la faiblesse, une position humble, impuissante et vulnérable, facilement abandonnée, méprisée et piétinée. Telle fut sa réaction lorsqu'elle entendit des gens parler d'un dirigeant d'une grande ville du Sud admettant : « Seuls ceux qui sont seuls et sans relations se rendent au bureau d'accueil des citoyens pour déposer une plainte. »
Cette triste réalité, presque tout le monde la connaît depuis longtemps. On le savait, mais on n'osait pas parler. Aussi, quand quelqu'un a fini par le faire, surtout une personne en position d'autorité, cela a profondément attristé beaucoup de monde, du simple citoyen aux fonctionnaires. Presque sans exception, face à une injustice, on ne pense jamais immédiatement à saisir les tribunaux. On se tourne plutôt vers des parents éloignés, des voisins, pour voir si quelqu'un, même une simple connaissance, travaille dans l'administration publique et pourrait nous aider. Bien sûr, on ne demande jamais d'aide sans raison. Ce n'est que lorsqu'on est dans une impasse, c'est-à-dire lorsqu'on ne trouve personne d'autre à qui s'adresser, qu'on dépose une plainte auprès des services publics des différents organismes et services.
Ils soumettent leurs demandes avec appréhension, doutant que leurs dossiers soient examinés avec diligence et attention par la providence divine. Cette crainte est alimentée par des précédents : d’innombrables demandes, des piles, des sacs, voire des kilos entiers envoyés à toutes parts, sans jamais obtenir de réponse, si ce n’est un accusé de réception et une transmission à… un service en attente de décision. La procédure peut s’éterniser pendant un ou deux ans, voire des décennies, sans le moindre progrès. Même à la réception des demandes, les responsables les accueillent souvent avec indifférence, voire avec irritation, comme s’ils étaient complices d’une situation répréhensible. « Le malheur mène au procès », dit-on. Seuls ceux qui ont subi injustices et ont dû intenter des poursuites peuvent véritablement comprendre la souffrance et l’humiliation de la solitude et de l’impuissance.
Plus j'en parle, plus je suis triste. Mais je dois prendre la parole pour que les responsables comprennent, fassent preuve d'empathie et accordent une plus grande attention aux pétitions, plaintes, dénonciations et appels à la justice du peuple. Surtout des plus vulnérables et des plus défavorisés, car ce sont de véritables citoyens ordinaires, la majorité de la société. Et n'oublions pas qu'ils sont toujours la force motrice de toute révolution.
Bavard


