Janvier n'est pas parfait.

March 4, 2015 16:03

(Baonghean) - « Janvier est le mois des festivités et des réjouissances », dit-on, mais même après avoir annoncé la fin du Têt (Nouvel An lunaire), ce n'est pas tout à fait fini, car c'est la période où l'on est le plus enthousiaste à l'idée de partir en voyage et d'assister aux festivals. Je viens de proposer à ma mère de partir en excursion avec mes amis proches, mais elle a catégoriquement refusé : « Reste à la maison et attends la pleine lune, tu pourras alors aller où tu voudras ! » Complètement surprise par cette attitude contradictoire, je lui ai demandé pourquoi, et elle m'a aussitôt tendu quelques journaux.

Pendant les vacances du Nouvel An lunaire, j'étais tellement occupée à manger et à m'amuser que j'ai complètement oublié de me tenir au courant de l'actualité. J'ai à peine eu le temps de feuilleter quelques journaux avant d'être prise de sueurs froides. On ne parlait que d'accidents, du nord au sud du pays. Tant de morts, tant de blessés – la tragédie était insoutenable. Il y avait aussi des reportages sur des accidents de la route pendant le Têt, causés par l'alcool au volant, les pertes de contrôle et le non-port du casque. Cela m'a rappelé les retrouvailles de classe, quand j'étais assise à l'arrière avec une jolie fille et son refus obstiné de porter un casque de peur d'abîmer sa coiffure du Têt – j'en ai eu des frissons ! Au dîner, ma mère a évoqué ma demande de partir en voyage avec des amis, mais la télévision a alors montré un reportage sur un autocar de tourisme, surchargé, qui « s'échappait » sur l'autoroute comme dans un film d'action. Après avoir fait descendre de force plusieurs passagers, le chauffeur s'est obstinément assis à l'avant du bus, refusant de coopérer avec les autorités pour résoudre l'incident. Même lorsqu'on lui a fait signe de s'arrêter pour un contrôle des passagers et des permis, le véhicule a démarré en trombe, ignorant le policier qui se tenait devant lui. Ma mère a soupiré : « Voyager pendant le Têt, c'est comme ça : bondé, chaotique et dangereux. Rester à la maison est la solution la plus sûre ! »

Je suis consterné de constater l'ironie de la situation : janvier, censé être un mois de voyages et d'activité intense, est devenu le cauchemar de l'année. Mais on ne peut pas blâmer janvier en soi ; en fin de compte, c'est dû au manque de vigilance et au mépris du code de la route ! Non seulement il y a un manque de conscience de sa propre sécurité, mais c'est l'irresponsabilité envers la sécurité de la communauté qui représente le véritable danger. Même quelques jours avant le Têt (Nouvel An lunaire), des agents des forces de l'ordre étaient postés aux points de contrôle routiers pour limiter les embouteillages et le chaos, réduisant ainsi le risque d'accidents de la route et permettant à chacun de célébrer en toute sécurité. Pourtant, alors que ces policiers devaient sacrifier la joie de retrouver leurs familles pour cette fête si importante, certains, pour leur propre plaisir excessif, n'hésitaient pas à enfreindre la loi, mettant en danger leur propre vie et celle d'autrui.

Récemment, un autre incident s'est produit : une mannequin célèbre, en état d'ivresse, a insulté et résisté à des agents de la circulation simplement parce qu'un chauffeur de taxi avait emprunté une rue à sens unique. Certains l'ont soutenue, tandis que d'autres ont condamné son comportement. Franchement, je pense que si la personne concernée n'était pas une célébrité, ce genre de chose serait monnaie courante. Certes, nous avons tous, pour une raison ou une autre, des préjugés et de l'animosité envers la police de la route. Mais au fond, nous savons tous que nous n'avons pas toujours raison, et que parfois, nous avons clairement tort ! On apprécie les belles paroles, mais sans discipline, la société ne serait plus une société. Comprendre et respecter consciemment les règles et les règlements est le minimum requis pour tout citoyen qui souhaite vivre en société.

Au moment où j'écris ces lignes, j'ai décidé de décliner les invitations de mes amis. Janvier est un mois sans joie ni festivités, ce qui est triste, mais que faire ? Car je crois que, plus qu'un bref instant de bonheur éphémère, la sécurité de chacun et la mienne sont primordiales et doivent être préservées consciemment. Ce n'est qu'en étant conscients de cet ordre et de cette discipline, et en agissant pour les maintenir, que nous pourrons espérer une joie véritable !

Hai Trieu

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Article paru dans le journal Nghe An

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