Le marché boursier vietnamien subit la pression du conflit au Moyen-Orient.
Le matin du 9 mars, lors de l'ouverture de la semaine, la bourse vietnamienne a connu une chute vertigineuse. Vers 10h30, l'indice VN-Index a perdu plus de 6,25 %, soit une baisse de près de 102 points, pour s'établir à 1 656,8 points.
La bourse vietnamienne a entamé la première séance de la semaine sous une forte pression à la vente, une vague de ventes massives s'étant manifestée dès les premières minutes. Les ordres de vente se sont succédé à un rythme effréné, de nombreux investisseurs choisissant de vendre à n'importe quel prix, ce qui a rapidement propagé le rouge sur l'ensemble du marché.
Les analystes ont constaté que plus de 500 actions ont subi de fortes baisses, dont plus de 210 ont atteint leur seuil plancher. Au sein du groupe VN30, 22 actions ont atteint ce seuil, notamment ACB, BID, CTG, FPT, HPG et TCB. Le point positif du marché a été la performance de quelques actions des secteurs pétrolier et gazier, des engrais et du caoutchouc, telles que BSR, PLX, OIL, PEQ et PVC, qui anticipent des gains liés à la forte hausse des prix des matières premières, en particulier de l'énergie, suite à l'escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Pinetree Securities estime que le marché boursier devrait poursuivre sa tendance baissière. Les investisseurs devraient profiter de ce rebond technique pour restructurer proactivement leurs portefeuilles, en limitant les nouveaux achats d'actions à bêta élevé, telles que celles du secteur immobilier et des valeurs mobilières. Concernant les actions pétrolières et chimiques, les investisseurs doivent absolument éviter de céder à la peur de rater une opportunité (FOMO) et attendre patiemment une correction, car ces actions ont déjà surréagi aux actualités et aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole.
Selon les experts, depuis leur point bas atteint en décembre 2025 (équivalent à 54-55 dollars le baril), les cours mondiaux du pétrole ont connu une flambée spectaculaire de plus de 100 %. Cette hausse fulgurante serait principalement due aux conséquences des attaques américano-israéliennes de fin février 2026 et à la décision de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, point de transit pour environ 20 % du pétrole mondial. Cette situation a contribué au pessimisme ambiant chez les investisseurs internationaux, et notamment vietnamiens.
Le repli s'est également généralisé sur les marchés boursiers asiatiques. À l'ouverture des marchés le lundi 9 mars, l'indice Nikkei 225 japonais a chuté de près de 7 %, soit 3 880 points, à 51 740 points ; le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 3,2 % à 24 932 points ; et le Kospi sud-coréen a dégringolé de 6,75 % à 5 207,9 points.


