Deux mots sacrés : Famille !
(Baonghean) - 1. Un jour, de retour dans ma ville natale, la première chose que je fis fut d'aller à ma vieille maison. Je frappai à la porte à plusieurs reprises, mais personne ne répondit ; le nouveau propriétaire devait être occupé. J'appelai sans cesse, pleine d'espoir puis de déception, éprouvant la même chose qu'un être cher qui désire ardemment entrer dans sa maison, mais à qui l'entrée est refusée. Parfois, l'idée que l'endroit où j'étais née et avais grandi, où je connaissais chaque recoin, chaque petit objet, chaque mur délabré, chaque touffe de mousse, même le tracé des fourmis… me fermait soudainement ses portes. J'étais au bord des larmes, me rappelant l'image de la petite fille que j'étais, descendant timidement l'escalier menant à la cuisine, soutenue par les bras de ma grand-mère et son regard joyeux et plein d'espoir ; les journées passées assise près de la fenêtre à regarder la lumière du soleil filtrer à travers le pagode du jardin, attendant le retour de ma mère du travail ; les soirées passées assis à la table de travail, sous la bienveillance et la patience de mon père…
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| Travailler ensemble. Photo : Ho Cac |
Mais alors, ce moment de larmes où l'on voit disparaître des souvenirs si familiers n'est qu'une brève pointe de tristesse. Car à cet instant précis, j'ai réalisé la chance que j'ai, comme tant d'autres, d'avoir une famille si chaleureuse, un foyer qui ne ferme jamais ses portes, un foyer toujours prêt à soutenir, aimer, être doux, faire confiance, être tolérant et pardonner… La famille n'est pas qu'une maison, quelque chose qui peut être déplacé ou transformé. La famille est sacrée, profonde, durable et éternelle.
2. Assister au mariage d'un ami proche. Le moment de l'échange des alliances me touche toujours profondément. C'est à ce moment que l'homme et la femme officialisent leur union et fondent une famille. Dès lors, ils réalisent qu'ils sont liés par le sang, qu'ils doivent s'aimer et se sacrifier l'un pour l'autre, qu'ils doivent être parents et élever leurs enfants, en prenant soin de tout leur cœur du foyer qu'ils ont créé. À partir de cet instant, ils reçoivent le plus beau des cadeaux : la famille. Mais c'est aussi un grand défi, porteur d'une immense responsabilité. Lorsque j'ai vu mon ami échanger ses alliances avec la femme rayonnante à ses côtés, dans des gestes et un regard si tendres, et la mariée répondre par un sourire radieux, j'ai compris qu'à cet instant précis, leurs cœurs s'engageaient l'un envers l'autre, et qu'au-delà des vœux, au-delà même de l'amour, un lien nouveau et indéfectible les unissait. Je ne sais comment nommer ce lien, mais je perçois qu'il est un lien d'amour, de compassion, d'altruisme et de loyauté.
3. Est-ce pour cela que tant d'histoires touchantes sont nées et continuent d'exister autour de nous ? Une femme en danger de mort demande avec détermination à garder son enfant à naître, acceptant elle-même la mort. Un père pauvre qui peine en ville, dormant chaque nuit dans les égouts, espérant que son enfant pourra encore aller à l'école le lendemain. Une épouse qui consacre sa vie entière à prendre soin de son mari handicapé, juste pour voir son visage chaque jour. Le cri d'un enfant éveille la bonté d'un père accablé par des années de péchés… N'est-il pas vrai que ces miracles reposent sur deux mots sacrés : Famille ?
On dit souvent que la famille est le plus beau cadeau de la vie. Interrogé sur les rêves et les réussites du président américain Barack Obama, voici son secret : « Je puise mon inspiration dans les personnes que je rencontre lors de mes voyages, dans leurs histoires, dans les difficultés qu'elles ont surmontées, dans leur passion et leurs principes. Mon inspiration vient de l'amour que chaque parent porte à ses enfants. Et je reçois aussi cette inspiration de mes propres enfants ; ils me réchauffent le cœur et le remplissent d'amour. Ils me donnent envie d'œuvrer pour un monde meilleur, même modestement. Et surtout, mes enfants font de moi une meilleure personne ! »
NACT



