Apporter un soutien concret aux entreprises nationales, notamment aux entreprises privées.

June 26, 2015 08:59

Note de la rédaction : Le 25 juin, l’équipe de gestion macroéconomique du gouvernement a tenu sa réunion ordinaire pour examiner les résultats de la mise en œuvre des mesures socio-économiques et de la gestion du budget de l’État au cours du premier semestre. Selon le ministère des Finances, malgré les progrès réalisés, la gestion du budget de l’État présente encore des limites qu’il convient de surmonter. À l’issue de la réunion, le ministre du Plan et de l’Investissement, Bui Quang Vinh, s’est entretenu avec la presse au sujet de cette importante réunion. Le journal Nghe An a le plaisir de publier ce compte rendu à ses lecteurs.

bộ trưởng Vinh.
Ministre Bui Quang Vinh

PV :Monsieur le Ministre, quels ont été les points saillants de la réunion ordinaire du comité de pilotage macroéconomique ?

Ministre Bui Quang Vinh :Cette réunion du comité de pilotage macroéconomique n'a abordé aucune question inattendue, telle que la chute brutale des prix du pétrole ou les fluctuations de la politique monétaire. Son objectif était d'examiner la situation économique du premier semestre. Toutefois, il convient de rappeler que 2015 marque la fin du plan quinquennal 2011-2015 ; l'évaluation des six premiers mois est donc cruciale. Durant cette période, nous avons constaté de nombreux développements positifs, mais aussi de nouveaux défis. Les discussions entre experts sont essentielles, notamment les analyses des quatre ministres des Finances, du Plan et de l'Investissement, de l'Industrie et du Commerce, ainsi que du gouverneur de la Banque d'État du Vietnam, afin de déterminer les mesures à prendre au cours des six derniers mois pour maintenir le taux de croissance de 6,2 % approuvé par l'Assemblée nationale. Cette réunion a permis de présenter de nombreuses nouvelles données sur les prévisions de croissance et d'inflation, ainsi que sur les anticipations de conditions favorables et défavorables.

Au cours des six premiers mois de l'année, l'indice des prix à la consommation (IPC) a fortement chuté, atteignant presque son niveau le plus bas des dix dernières années. Ce constat montre que malgré la hausse de 7,5 % des prix de l'électricité et l'ajustement des prix de l'essence, ces facteurs n'ont pas contribué à l'augmentation de l'IPC. Il convient de noter la vigueur… (Suite de la page 1)

Notre production continue de croître, avec une croissance du PIB de 6,28 % au premier semestre, un niveau record sur ce semestre, voire depuis dix ans. Malgré un IPC faible, il n'y a pas lieu de s'inquiéter : notre économie reste stable, affichant une croissance supérieure au trimestre précédent. Cette croissance se concentre dans deux secteurs : le secteur manufacturier, qui connaît une forte croissance soutenue depuis trois ans et pourrait contribuer jusqu'à 9 % à la croissance du premier semestre ; et l'industrie minière, notamment le pétrole, le gaz et le charbon. La production pétrolière a atteint 8,3 millions de tonnes au premier semestre, soit une hausse significative par rapport aux 7,4 millions de tonnes enregistrées à la même période l'an dernier. Ces deux secteurs contribuent de manière substantielle à la croissance.

PV :Monsieur le Ministre, quels sont les défis les plus importants auxquels l'économie de notre pays est actuellement confrontée ?

Ministre Bui Quang Vinh :Lors de cette réunion, le comité de pilotage macroéconomique a estimé que l'économie de notre pays se trouve à un tournant décisif, cette année marquant la fin du plan quinquennal. C'est pourquoi nos discussions, qui ont duré plus de deux heures, ont été consacrées aujourd'hui à l'analyse et à l'évaluation de la croissance économique et des défis auxquels nous sommes actuellement confrontés. Selon notre analyse, une croissance soutenue malgré la baisse de l'IPC est un signe positif, mais trois défis majeurs persistent : premièrement, la contribution du secteur agricole a fortement diminué ; en 2014, ce secteur représentait 3,44 % du PIB, contre seulement 2,17 % au cours du premier semestre de cette année, principalement en raison de la sécheresse qui sévit dans le centre du Vietnam. Deuxièmement, le secteur aquacole a connu une baisse significative, les exportations de crevettes et de poissons-chats ayant diminué, ce qui a entraîné une diminution de la production nationale. Enfin, les épidémies ont également fortement impacté la production et les exportations. Le problème est que l'agriculture, pilier de l'économie, qui emploie une main-d'œuvre importante et bénéficie de nombreuses politiques sociales, subit aujourd'hui un net déclin en raison des conditions climatiques et de marché. Il convient de considérer cela comme un problème préoccupant qui nécessite un effort collectif pour être résolu.

Le deuxième défi réside dans notre important déficit commercial. Pendant trois années consécutives, nous avons enregistré un excédent commercial, ce qui a permis de dégager un excédent de la balance des paiements et d'accroître nos réserves de change. Toutefois, au cours du premier semestre de cette année, nous avons commencé à subir un déficit commercial de 4,7 % du volume des importations et des exportations. Bien que l'objectif soit de 5 %, cela représente toujours un défi. Si le déficit commercial dépasse ce seuil, il perturbera la balance des paiements, réduira l'excédent et, plus grave encore, exercera une pression à la baisse sur le taux de change.

PV :Monsieur le Ministre, le crédit a fortement augmenté de plus de 5 %, mais le crédit au secteur immobilier a doublé pour atteindre 10 %. Faut-il s'en inquiéter ?

Ministre Bui Quang Vinh :Concernant cette question, la Banque d'État du Vietnam a expliqué que le secteur immobilier est florissant, avec de nombreux projets en cours et de nouveaux projets lancés, ce qui entraîne une augmentation des entrées de capitaux, une dynamisation du marché et une hausse de la consommation de biens immobiliers. Cette hausse de la consommation attire naturellement davantage de capitaux, et ces capitaux ne proviennent pas uniquement des banques. De plus, cette augmentation se concentre sur le segment où les investisseurs investissent et vendent directement aux clients, court-circuitant les intermédiaires, ce qui permet aux banques de suivre les projets en fonction des produits et de la demande réelle. Cela contribue à limiter la formation de bulles spéculatives et le risque de créances douteuses. Cependant, un contrôle strict du marché reste nécessaire. À mon avis, globalement, bien que l'immobilier ait contribué à hauteur de 2,2 % à la croissance de 2014, la dynamisation du marché immobilier, la reprise des activités des projets et la hausse des investissements ont entraîné une augmentation des flux de capitaux bancaires et autres flux de capitaux privés… ce qui est un signe positif. Cependant, nous devons nous méfier des bulles immobilières alimentées par une demande artificielle. Si nous continuons à injecter massivement des fonds dans ce marché, cela ne fera qu'aggraver le problème des créances douteuses, rendant leur gestion ultérieure plus difficile. Par conséquent, le gouvernement doit renforcer son contrôle afin de prévenir la formation de bulles spéculatives et de marchés artificiels. La prudence est de mise dans ce domaine.

PV :Monsieur le Ministre, si les prix du pétrole continuent de baisser, l'économie sera-t-elle impactée négativement, et les recettes publiques également ?

Ministre Bui Quang Vinh :Nous avons déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises. Fin 2014, lors d'une réunion au ministère de l'Industrie et du Commerce, nous avons clairement indiqué que le Vietnam exporterait et importerait des produits pétroliers, mais importerait davantage. En effet, nous exportons le pétrole que nous produisons et, lorsque les prix baissent, les recettes publiques diminuent fortement (l'année dernière, les prévisions étaient basées sur un prix de 100 dollars le baril, mais les prix mondiaux sont parfois tombés à seulement 40-50 dollars le baril, et nous sommes encore touchés cette année, ce qui explique le manque à gagner pour l'État). Cependant, étant importateur de produits pétroliers raffinés, une baisse du prix de ces produits nous est bénéfique. Elle contribue à réduire le coût des matières premières et des intrants pour les industries manufacturières et de services, stimulant ainsi la production, augmentant le PIB et les recettes publiques. Ces prévisions se sont avérées exactes et, à ce jour, les recettes publiques ont atteint, voire dépassé, les objectifs fixés.

PV :Selon le ministre, quelles sont les solutions clés pour stimuler le développement socio-économique au cours des six derniers mois de l'année ?

Ministre Bui Quang Vinh :Pour assurer une croissance soutenue, il me semble indispensable de promouvoir les exportations, notamment agricoles. Nous devons trouver des moyens d'accroître ces exportations, en vue de réduire le ratio importations/exportations, de contrôler rigoureusement les importations et de limiter celles des biens non essentiels ou excessivement coûteux. Nous devons tout mettre en œuvre pour privilégier et promouvoir la production nationale.

De plus, je crois qu'il est impératif de lutter contre la contrebande et la contrefaçon afin de promouvoir efficacement la production nationale. C'est crucial car, bien que le secteur manufacturier contribue largement au PIB, il est principalement tiré par les IDE, ce qui est positif, mais nous avons besoin de notre propre secteur économique. Je pense qu'il est nécessaire d'investir directement dans les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises privées afin que ce secteur puisse développer des marques vietnamiennes. L'autonomie économique est toujours préférable. Pour y parvenir, nous devons appliquer efficacement la résolution 19 relative à la création d'un environnement concurrentiel et au soutien des entreprises nationales, en particulier des entreprises privées. Ce sont les mesures que nous devons prendre pour garantir une forte croissance future à ce secteur.

PV :Merci, Monsieur le Ministre !

Rivière Rouge(Effectuer)

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