La Turquie insiste sur le fait qu'elle n'a pas utilisé le système S-400 pour intercepter des missiles iraniens.

Thanh VinhMarch 13, 2026 12:31

Le ministère turc de la Défense a confirmé que le système S-400 n'était pas impliqué dans l'interception de missiles iraniens et a clarifié le mécanisme de coordination de la défense aérienne au sein du réseau de l'OTAN.

Le ministère turc de la Défense a officiellement confirmé que ses forces armées n'avaient pas utilisé le système de missiles de défense aérienne S-400 pour intercepter les deux missiles balistiques tirés depuis l'Iran. Ankara s'est plutôt appuyée sur le réseau de défense intégré de l'OTAN pour neutraliser rapidement ces cibles intrusives.

Le mécanisme d'interception des missiles turcs

Selon Zeki Aktürk, représentant du ministère turc de la Défense, en situation de combat réel, caractérisée par des temps de réaction extrêmement courts, le système de défense aérienne calcule et sélectionne automatiquement le moyen le plus efficace pour détruire la cible. Il a affirmé que les missiles balistiques iraniens ont été neutralisés grâce aux moyens les plus appropriés et performants actuellement en service.

Hệ thống phòng không S-400 do Nga sản xuất
Photo : Ria Novosti.

Aktürk a notamment souligné que l'architecture de défense aérienne actuelle de la Turquie s'inscrit dans un système global de l'OTAN. Ce système comprend des capteurs d'alerte précoce, un réseau de commandement et de contrôle centralisé, ainsi que des unités de missiles intercepteurs étroitement coordonnées afin de protéger son espace aérien.

Controverse diplomatique autour du système de missiles S-400.

Malgré la possession du système de défense aérienne russe S-400, son déploiement par la Turquie demeure un sujet de discorde entre Ankara, Washington et Moscou. Début décembre 2025, l'ambassadeur américain Tom Barrack a déclaré que la Turquie n'utilisait pas actuellement les systèmes S-400 et qu'elle les abandonnerait probablement complètement dans un avenir proche.

En revanche, la Russie a maintenu sa position ferme concernant les accords signés. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé que la Turquie avait des obligations légales envers Moscou au sujet du système S-400. Il a également rejeté les propositions de l'Union européenne visant à acquérir ces systèmes auprès d'Ankara pour les transférer à l'Ukraine, affirmant que le S-400 demeurait l'un des systèmes de défense aérienne les plus performants au monde.

Globalement, la décision de ne pas utiliser le S-400 lors du récent incident montre que la Turquie privilégie la compatibilité avec les normes de l'OTAN dans les opérations pratiques de défense antimissile, même si elle possède encore une technologie de défense aérienne avancée de la Russie.

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La Turquie insiste sur le fait qu'elle n'a pas utilisé le système S-400 pour intercepter des missiles iraniens.
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