Le secrétaire d'État américain est confronté à de nombreux défis lors de son voyage en Asie.
Lors de la prestation de serment de Rex Tillerson en tant que secrétaire d'État américain, le président Donald Trump a déclaré qu'il se concentrerait « clairement sur les questions de politique étrangère ».
Le secrétaire d'État Tillerson devra le démontrer lors de son premier voyage en Asie, qui débutera le 15 mars, dans un contexte de fortes tensions régionales. Le programme balistique nord-coréen progresse plus rapidement et se perfectionne, menaçant les États-Unis et leurs deux principaux alliés, le Japon et la Corée du Sud. Parallèlement, la Corée du Sud est secouée par un scandale politique qui a conduit à la destitution de la présidente Park Geun-hye.
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| Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson. (Photo : Reuters) |
Tillerson devra convaincre les deux pays que le maintien de leur engagement envers les États-Unis est dans leur intérêt. Cependant, les compétences diplomatiques du nouveau secrétaire d'État seront mises à l'épreuve lors de la dernière étape de son voyage, puisqu'il sera le premier membre du cabinet du président Trump à se rendre en Chine.
CNN décrit les défis auxquels le secrétaire d'État Tillerson est confronté dans chaque pays qu'il visite :
Japon
Le problème le plus urgent auquel est confronté le nouveau secrétaire d'État américain au Japon, ainsi que dans toute la région, est la menace nucléaire croissante de la Corée du Nord.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a procédé à un tir d'essai de missile balistique alors que le Premier ministre japonais Shinzo Abe était en visite chez le président américain Donald Trump en Floride. Le moment choisi pour ce lancement a conduit de nombreux analystes à penser qu'il s'agissait d'un message que Pyongyang souhaitait adresser à Tokyo.
La semaine dernière, lorsque la Corée du Nord a lancé simultanément quatre missiles balistiques, ses médias ont laissé entendre qu'il s'agissait d'une attaque d'entraînement contre des bases militaires américaines au Japon, où sont stationnés environ 52 000 soldats américains.
Le secrétaire d'État Tillerson rencontrera le Premier ministre Abe et son homologue Fumio Kishida. Le pays hôte souhaite que les États-Unis réaffirment l'engagement de Tokyo à demeurer l'allié le plus proche et le plus fiable de Washington dans la région Asie-Pacifique.
Les tensions entre le Japon et la Corée du Sud, un autre allié majeur des États-Unis, pourraient constituer un défi pour Tillerson dans sa volonté de contenir la Corée du Nord.
En janvier dernier, l'ambassadeur du Japon à Séoul a été rappelé suite à une controverse concernant les femmes de réconfort japonaises avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Le secrétaire d'État américain devra trouver un moyen d'inciter les deux alliés à aplanir leurs différends afin que les trois pays puissent se concentrer sur la question nord-coréenne.
Corée
Le principal défi pour les responsables sud-coréens à l'arrivée de Tillerson était de convaincre le chef du département d'État américain que les choses à Séoul continuaient comme d'habitude après la destitution de Park.
Tillerson rencontrera le président par intérim Hwang Kyo-ahn et le secrétaire d'État Yun Byung-se.
Lors de sa visite le mois dernier, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a tenu les propos que les Sud-Coréens souhaitaient entendre : Washington s’engageait à apporter une réponse « écrasante » à toute attaque de la Corée du Nord. Désormais, les responsables sud-coréens attendent de Tillerson qu’il transmette un message similaire.
Par ailleurs, la visite de Tillerson en Corée du Sud intervient alors que Séoul se plaint de sanctions économiques imposées par Pékin pour avoir accepté l'installation du THAAD – un système de défense antimissile que Washington juge nécessaire pour contrer la menace des missiles nord-coréens.
Suite au retrait de Park de la vie politique, Tillerson souhaite que le nouveau dirigeant sud-coréen respecte l'accord susmentionné. La Corée du Sud organisera des élections anticipées pour élire son nouveau président fin mai.
Les premiers éléments du système THAAD ont été livrés à la Corée du Sud la semaine dernière, et le système de défense complet sera pleinement opérationnel dès juillet.
Chine
La priorité de Tillerson lors des réunions prévues à Pékin est de détailler le sommet qui se tiendra en Floride en avril entre le président Donald Trump et le président Xi Jinping. Ce sera la première rencontre entre les deux dirigeants, à un moment où les relations sino-américaines sont largement considérées comme les plus importantes au monde.
Un autre enjeu important à aborder est la crise persistante dans la péninsule coréenne. Depuis début 2016, Pyongyang a procédé à deux essais nucléaires et lancé des dizaines de missiles balistiques, exacerbant les tensions dans la région. L'administration Trump souhaite que la Chine prenne des mesures plus fermes pour contenir son voisin.
Il est fort probable que la Chine déploie le système THAAD et les avions de chasse Gray Eagle en Corée du Sud. Ces derniers jours, Pékin a exprimé un vif mécontentement à ce sujet.
Le secrétaire d'État Tillerson pourrait également aborder la question de la présence accrue de la Chine en mer de Chine méridionale. Lors de son audition de confirmation au Sénat, il a déclaré que la Chine ne devrait pas avoir accès aux îles artificielles qu'elle a construites illégalement.
La visite du secrétaire d'État américain en Chine pourrait donner le ton à la prochaine rencontre entre Trump et Xi.
Selon Vietnamnet



