Le Premier ministre britannique Keir Starmer est-il sur le point de démissionner en raison de pressions internes ?
Le Premier ministre britannique Keir Starmer subit une pression croissante pour démissionner. La question se pose donc de savoir s'il quittera ses fonctions le 22 juin, à l'issue de l'élection partielle de Makerfield.

Selon l'AFP, immédiatement après l'annonce des résultats de l'élection partielle le 19 juin, le Premier ministre britannique Keir Starmer a réaffirmé sa détermination à rester à Downing Street, tout en s'engageant à se battre jusqu'au bout dans toute lutte de pouvoir interne au sein du Parti travailliste.
Acculer le Premier ministre britannique Keir Starmer a constitué une victoire décisive pour Andy Burnham, homme politique chevronné et son redoutable rival au sein du parti. Ce succès a permis à cet homme politique de 56 ans de contester ouvertement le leadership de Starmer. Conformément à la loi britannique, tout candidat souhaitant briguer la direction du Parti travailliste doit être membre du Parlement.
Alors que M. Burnham gagnait un soutien croissant auprès des parlementaires, le Premier ministre Starmer aurait passé le week-end à réfléchir, et des informations suggèrent qu'il devrait présenter une feuille de route pour sa démission le 22 juin.
Si M. Starmer quitte effectivement ses fonctions cette année, la Grande-Bretagne connaîtra son septième Premier ministre en seulement dix ans. Ce renouvellement constant des hauts responsables politiques représente un taux sans précédent dans l'histoire politique moderne de cette nation insulaire baignée de brume.
Andy Burnham, maire du Grand Manchester depuis 2017, n'a jamais caché son ambition de briguer la direction du Parti travailliste. Dans son récent discours de victoire, il a déclaré que le parti avait « une dernière chance de changement ». S'il succède à Starmer, Burnham deviendra automatiquement Premier ministre du Royaume-Uni grâce à la large majorité du Parti travailliste au Parlement.
Bien que le Premier ministre Starmer ait insisté sur sa volonté de résister à toute tentative de renversement, la victoire écrasante de son adversaire dans le Nord-Ouest a fait basculer les tensions internes au sein du parti. Dans la circonscription de Makerfield, Burnham a permis au Parti travailliste de quasiment doubler son avance sur ses rivaux.
Le secrétaire d'État au Commerce, Peter Kyle, a révélé aux médias le 21 juin que le Premier ministre « prend le temps d'examiner en profondeur les réalités politiques actuelles, les défis et les opportunités ». S'exprimant sur Sky News, M. Kyle a indiqué avoir eu une conversation « franche » avec le Premier ministre Starmer et a confirmé que ce dernier discutait activement avec de nombreux partis afin de trouver une solution.
La pression exercée sur Downing Street transparaissait clairement à la une des principaux journaux le 21 juin. L'Observer titrait en première page que Starmer « devrait démissionner » dès le 22 juin. De son côté, le Sunday Telegraph citait des proches du Premier ministre confirmant qu'il était « prêt » à partir.


