Vaccination du bétail : faible taux de réussite, pourquoi ?
(Baonghean)Bien que la date limite prévue pour la vaccination automnale du bétail et de la volaille soit passée, les résultats obtenus sont très faibles. C’est la réalité dans notre province depuis de nombreuses années, malgré les épidémies continues.
Les derniers chiffres du Département vétérinaire provincial montrent qu'au 14 octobre 2011, soit un mois et demi après la fin de la campagne de vaccination d'automne, seules 261 875 doses de vaccin contre la septicémie hémorragique (SH) avaient été administrées aux bovins et aux buffles sur les 546 733 animaux nécessitant une vaccination. De même, pour la SH porcine, 138 440 doses avaient été administrées à 708 967 animaux (19,5 %), et pour le choléra porcin, 145 390 doses à 708 967 animaux (20,5 % du plan). De nombreuses localités ont enregistré des taux de vaccination extrêmement faibles, comme la ville de Vinh (28,7 %) pour la SH bovine et bufflonne et Tan Ky (20,2 %). Pour le HS porcin, Vinh City a obtenu 14%, Quy Hop 11,3%, Que Phong 12,3% et Thai Hoa Town 2,9%...
Ces chiffres reflètent une réalité préoccupante qui perdure depuis de nombreuses années dans notre province. Selon M. Dang Van Minh, chef adjoint du département d'épidémiologie du sous-département vétérinaire provincial : « Cette année, outre les raisons évoquées les années précédentes, des facteurs objectifs et inévitables sont également à prendre en compte. Depuis le début de la campagne de vaccination, plusieurs périodes prolongées de pluies et d'inondations ont perturbé le processus. Plus important encore, à ce jour, la demande pour les deux vaccins primaires – contre la fièvre aphteuse et la grippe aviaire – n'a pas été satisfaite. Depuis l'épizootie de fièvre aphteuse à Tan Ky, notre province n'a reçu que 100 000 doses du vaccin multivalent contre la fièvre aphteuse. » Par conséquent, outre le cheptel des districts de Nghia Dan, Thai Hoa et Cua Lo déjà vacciné contre la fièvre aphteuse dans le cadre du programme de vaccination des zones laitières, 100 000 doses de vaccin suffisent à peine pour vacciner dans notre province les zones touchées et menacées du district de Tan Ky, ainsi que certaines zones à haut risque ayant déjà connu des épidémies, comme Nam Dan, Hung Nguyen et Nghi Loc. De même, nous n’avons encore reçu aucune dose de vaccin contre la grippe aviaire. Le Département vétérinaire central a expliqué qu’après avoir finalisé les aspects techniques, il est en train de soumettre des offres pour les vaccins contre la fièvre aphteuse, mais qu’aucun accord de prix n’a encore été trouvé avec des partenaires étrangers. Il faudra donc encore du temps avant que les vaccins contre la fièvre aphteuse ne soient disponibles pour la vaccination du bétail. Quant aux vaccins contre la grippe aviaire, le virus a muté au Vietnam et aucun vaccin compatible n’a encore été trouvé. Il est donc très préoccupant que la volaille de notre province n’ait pas encore été vaccinée.

Les agents vétérinaires du poste de district d'Anh Son inspectent et vaccinent le bétail.
Photo : Sy Thuan
Cependant, malgré les raisons objectives évoquées précédemment, et même avec des vaccins en quantité suffisante contre des maladies comme la septicémie hémorragique et le choléra porcin, le taux de vaccination du bétail dans notre province demeure très faible. Les raisons restent les mêmes : le manque de sensibilisation des éleveurs et la négligence de certaines autorités locales. M. Tran Minh Hanh, directeur adjoint du Département provincial des services vétérinaires, a déclaré : « Bien que les efforts de sensibilisation aient été intensifiés jusqu’au plus près des hameaux et des familles, de nombreux éleveurs ne comprennent toujours pas pleinement le rôle de la vaccination dans la protection de leur cheptel et ne déclarent pas spontanément les cas, ce qui fausse les statistiques et entraîne l’omission d’animaux devant être vaccinés. C’est très dangereux, d’autant plus que notre cheptel total est important mais se compose principalement de petites exploitations morcelées. Les autorités ne peuvent pas lutter efficacement contre ce problème sans la coopération active des éleveurs eux-mêmes. »
Actuellement, le prix élevé des vaccins contre la peste porcine africaine (PPA) et la fièvre aphteuse (FA), à plus de 17 000 VND par dose, explique en grande partie la réticence de nombreux petits exploitants agricoles à investir et la vaccination aléatoire de leurs volailles. En réalité, seules les grandes exploitations et les exploitations familiales assurent une vaccination complète. Ces dernières années, grâce à un encadrement rigoureux de la province, les autorités locales ont considérablement amélioré la coordination des efforts de vaccination avec les services vétérinaires. Toutefois, certains professionnels et responsables locaux restent négligents et manquent d'engagement. La gestion incohérente du personnel vétérinaire local engendre un manque de responsabilisation. Dans les zones reculées et défavorisées, où les conditions de vie sont difficiles, la vaccination des volailles n'est pas encore une pratique courante.
Depuis le début de l'année, des foyers de maladies continuent de se déclarer dans notre province, malgré des mesures de contrôle et de confinement bien planifiées. Cette situation alarmante est en partie due à la faiblesse des efforts de vaccination. Selon M. Dang Van Minh, chef adjoint du service de quarantaine du sous-département vétérinaire, avant d'organiser des campagnes de vaccination, il est indispensable de mettre en œuvre rigoureusement des mesures de biosécurité, telles que l'utilisation de chaux et de produits chimiques pour désinfecter et stériliser les zones à haut risque. De plus, la formation du personnel vétérinaire de terrain aux techniques de vaccination et le contrôle de la qualité des vaccins courants dans la région sont également essentiels. En particulier, le processus doit être mené avec rigueur, en garantissant l'exactitude des données dès les premières étapes des recensements et des statistiques sur le bétail et la volaille, afin de s'assurer qu'aucun animal nécessitant une vaccination ne soit oublié. Par ailleurs, il est nécessaire de poursuivre et de renforcer les campagnes de sensibilisation du public aux avantages de la vaccination et aux effets néfastes de l'absence de vaccination du bétail. Il convient d'encourager activement les éleveurs à faire vacciner volontairement leurs animaux, en les aidant à comprendre que la vaccination est un moyen de protéger leur patrimoine. Il est donc crucial de vacciner proactivement le bétail, en évitant toute mentalité de dépendance et de recours au soutien gouvernemental, même lorsque des vaccinations gratuites sont proposées.
Phu Huong


