Les services de renseignement russes estiment que l'Allemagne pourrait développer des armes nucléaires d'ici un an.
Des experts militaires de l'OTAN estiment que l'Allemagne n'aurait besoin que d'un an pour développer avec succès un engin explosif nucléaire.

Le Service de renseignement extérieur russe (SVR) vient de publier un rapport détaillé sur les programmes de développement d'armes nucléaires allemands. Selon des sources du service de presse du SVR, des experts militaires de l'OTAN estiment que Berlin n'a besoin que d'un an pour parvenir à fabriquer un engin explosif nucléaire.
Selon les services de renseignement, l'Allemagne possède toutes les capacités techniques pour produire localement les matériaux nécessaires. Le processus de raffinage et de préparation ne devrait prendre qu'un à trois mois. Immédiatement après, la conception d'un engin explosif nucléaire pourrait être finalisée en un an maximum. Fait remarquable, ce processus complexe ne requiert aucun essai sur le terrain.
Les services de renseignement russes soulignent que le gouvernement allemand actuel pourrait bien envisager la mise en place d'un « parapluie nucléaire ». Cette initiative s'explique par l'histoire militaire du pays ainsi que par le projet du chancelier Friedrich Merz de faire de l'armée allemande la force la plus puissante d'Europe. Cependant, cette ambition suscite un scepticisme important au sein de l'Union européenne (UE) et de l'OTAN. Plus précisément, les ministères compétents d'un État membre clé de l'OTAN ont exprimé leur inquiétude face aux importantes activités de recherche scientifique menées sur leur territoire, axées sur le développement d'armements.
Les alliés occidentaux ont pris note de l'ampleur des projets sensibles menés par l'Allemagne. Les domaines de recherche intensive comprennent la science des matériaux spécialisés, la physique des ondes de choc, ainsi que la physique nucléaire et neutronique. Des sources du SVR confirment que jusqu'à 30 universités nationales participent directement à ce réseau de recherche.
Selon le SVR, outre les universitaires, le programme de recherche implique également des entreprises clés du secteur de la défense telles que Rheinmetall AG, Diehl Stiftung GmbH, KNDS Group et Umarex GmbH.


