Patrie et Mère
(Baonghean) – D’où vient le mot « compatriotes » dans notre pays ? Est-ce lié à la légende du sac d’œufs de Mère Au Co, selon laquelle nous naissons frères et sœurs d’une même mère ? La terre natale et la mère sont indissociables depuis la nuit des temps. Cinquante enfants sont partis vers les montagnes, cinquante autres vers la mer. La mer et la forêt partagent le même rythme cardiaque, le même sang, fruit de nos origines communes : « compatriotes ».
(Baonghean) – D’où vient le mot « compatriotes » dans notre pays ? Est-ce lié à la légende du sac d’œufs de Mère Au Co, selon laquelle nous naissons frères et sœurs d’une même mère ? La terre natale et la mère sont indissociables depuis la nuit des temps. Cinquante enfants sont partis vers les montagnes, cinquante autres vers la mer. La mer et la forêt partagent le même rythme cardiaque, le même sang, fruit de nos origines communes : « compatriotes ».
Au centre de la place Ba Dinh, le 2 septembre 1945, l'image du leader abolit la distance qui le séparait du peuple, créant un sentiment de proximité, de simplicité et de fierté. Alors que le président Hô Chi Minh lisait la déclaration de fondation de la nation, il marqua une pause et demanda : « Mes compatriotes, m'entendez-vous bien ? » Ces deux mots sacrés, « compatriotes », résonnèrent avec force, réchauffant les cœurs sous le soleil historique d'automne de Ba Dinh. À ces seuls mots, des millions de cœurs répondirent à l'unisson. C'est grâce à ces paroles chaleureuses et affectueuses que nous voyons l'Oncle Hô : « Ô père, comme le regard bienveillant d'une mère. » (To Huu). Ce regard parcourut tout le pays, insufflant de l'amour à chaque brin d'herbe, à chaque branche d'arbre…
De toutes nos rivières, nul n'ignore la Rivière Rouge – la principale – la Rivière Mère de notre nation, avec ses méandres et ses flots tortueux, d'un rouge profond, symbole d'amour et de puissance. Ces rivières nous rappellent sans cesse l'image de la Mère. La Mère ramant pour faire traverser les soldats. La Mère chantant au rythme des rames…
Les larmes des adieux en temps de guerre évoquent l'image d'une mère âgée intimement liée à celle de la patrie. Aucun autre pays au monde ne possède une image aussi saisissante du mont Vọng Phu, où une épouse attend son mari, gravée dans les nuages blancs, qu'au Vietnam. Il n'existe pas non plus de monument plus glorieux que le Monument à la Mère Héroïque à Quang Nam, sur cette terre inébranlable durant la guerre contre les Américains, la patrie de Mère Thu, dont les neuf fils sont partis au combat et ne sont jamais revenus. Les larmes coulaient à nouveau dans le cœur de la mère. La patrie et la mère ne faisaient plus qu'une. Ou peut-être la patrie est-elle le cœur d'une mère, à la fois indulgent et d'une résilience incroyable.
N'est-il pas vrai que, peu importe où nous nous trouvons sur cette terre, nous prononçons silencieusement le nom de notre patrie avec tout notre amour et notre fierté ?
NNP




