Comment le délit de divorce forcé est-il puni ?
(Baonghean.vn) - Ma belle-mère me menace et me fait pression à plusieurs reprises pour que je divorce car je n'ai pas d'enfant. Quelles sanctions administratives et pénales encourus-je pour ce comportement ? Question posée par Mme Vi Thi T. (Que Phong, Nghe An).
Répondre:Conformément à l’article 59, paragraphe 2, du décret 82/2020/ND-CP réglementant les sanctions administratives en matière de mariage et de famille :
2. Une amende de 10 000 000 à 20 000 000 VND sera infligée pour chacun des actes suivants :
a) Mariage ou cohabitation entre personnes de même lignée directe ou entre personnes apparentées sur trois générations;
b) Mariage ou cohabitation entre les parents adoptifs et les enfants adoptés;
c) Mariage forcé ou mariage frauduleux ; divorce forcé ou divorce frauduleux ;
- En matière de droit pénal : Conformément à l'article 181 du chapitre XVII du Code pénal de 2015 et à la loi modifiant et complétant certains articles du Code pénal en 2017, le délit de contrainte au mariage, au divorce ou d'obstruction au mariage volontaire et progressif, ou d'obstruction au divorce volontaire, est défini comme suit :
Quiconque contraint une autre personne à se marier contre son gré, empêche une autre personne de se marier ou de maintenir une relation conjugale volontaire et progressive, ou contraint ou empêche une autre personne de divorcer par la torture, les mauvais traitements, l'intimidation mentale, les demandes de biens ou tout autre moyen, et qui a déjà été sanctionné pour cette infraction administrative mais continue d'enfreindre la loi, sera puni d'un avertissement, d'une peine correctionnelle non privative de liberté d'une durée maximale de 3 ans, ou d'une peine d'emprisonnement de 3 mois à 3 ans.
Par conséquent, contraindre une personne à divorcer contre son gré constitue une infraction et est passible d'amendes administratives allant de 10 000 000 à 20 000 000 de VND. Si une personne déjà condamnée administrativement pour cet acte persiste à imposer un divorce, elle s'expose à des poursuites pénales pour « contrainte au mariage, au divorce ou entrave au mariage libre et harmonieux, ou entrave au divorce par consentement mutuel », et encourt une peine d'avertissement, une mesure de réhabilitation non privative de liberté d'une durée maximale de trois ans, ou une peine d'emprisonnement de trois mois à trois ans.


