Le président iranien déclare qu'il ne capitulera pas face aux États-Unis et à Israël.
Alors que le conflit entrait dans sa deuxième semaine, le président iranien Massoud Pezeshkian a délivré un double message crucial : réaffirmant la position ferme de l’Iran contre les pressions des États-Unis et d’Israël, tout en présentant des excuses et en s’engageant à cesser les attaques contre les territoires des pays voisins de la région.

Dans une allocution télévisée diffusée à l'échelle nationale le 7 mars, le président Massoud Pezeshkian a réaffirmé la détermination de Téhéran face aux tensions persistantes au Moyen-Orient. Le dirigeant iranien a déclaré avec force que son pays ne capitulerait jamais devant l'alliance américano-israélienne. Il a souligné que les ennemis de Téhéran emporteraient dans leur tombe leurs illusions d'une capitulation sans condition du peuple iranien.
Le conflit régional a éclaté le 28 février, après des frappes aériennes de grande envergure menées par les États-Unis et Israël qui ont coûté la vie au Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Depuis, l'Iran a riposté par une série d'attaques de missiles et de drones visant des cibles israéliennes ainsi que des intérêts américains dans plusieurs pays de la région, notamment dans le Golfe.
Actuellement, Pezeshkian est l'un des trois membres du conseil de direction intérimaire chargé de gouverner le pays suite au décès du Guide suprême Khamenei.
Le point le plus marquant du discours a été l'effort diplomatique de Téhéran pour endiguer la vague d'hostilité des pays voisins. Le président Pezeshkian a présenté des excuses officielles pour les attaques iraniennes qui ont touché les territoires des pays limitrophes ces derniers jours. Il a exprimé ses sincères excuses, à titre personnel et au nom de l'État iranien, aux pays voisins involontairement pris entre deux feux.
Pour concrétiser cette bonne volonté, Pezeshkian a révélé que le Conseil de direction intérimaire était parvenu, le 6 mars, à un consensus sur un nouvel engagement de sécurité. En conséquence, l'Iran a déclaré qu'il ne mènerait plus d'attaques contre ses voisins et qu'aucun missile ne serait lancé à moins que son territoire ne soit attaqué par ces mêmes pays. Cette décision est perçue comme une manœuvre stratégique visant à limiter la confrontation directe avec les États-Unis et Israël, tout en évitant d'étendre le front à d'autres États arabes du Golfe.


