Le président américain a proposé le déploiement de troupes terrestres pour combattre l'État islamique.

February 12, 2015 13:15

Toutefois, la proposition soumise par le président Obama au Congrès américain le 11 février comporterait certaines limitations quant au niveau d'implication des troupes américaines.

Selon Reuters, le président Obama avait auparavant défendu sa décision unilatérale de prendre la tête d'une coalition internationale contre l'EI en août 2014, lorsque les avions américains ont commencé à attaquer le groupe militant en Irak.

 Phiến quân IS tại Raqqa, Iraq (Ảnh Reuters)
Des militants de l'EI à Raqqa, en Irak (Photo : Reuters)

Cependant, Obama a essuyé des critiques de la part de législateurs américains qui ont fait valoir qu'il avait violé les limites du pouvoir présidentiel telles que stipulées par la Constitution.

Afin d'alléger la pression exercée sur le président pour qu'il permette aux législateurs d'examiner cette question cruciale, étant donné que les deux chambres du Congrès américain sont contrôlées par le Parti républicain depuis janvier 2015, Obama s'est engagé à soumettre une proposition demandant au Congrès d'autoriser son recours à la force militaire en Irak et en Syrie.

Néanmoins, la proposition d'Obama pourrait susciter de vifs débats concernant le déploiement de troupes américaines dans les deux pays et l'étendue de leur implication dans la lutte contre Daech.

D'après des parlementaires américains, dans sa proposition, Obama demanderait au Congrès d'autoriser le gouvernement à utiliser les forces spéciales et les conseillers américains à des fins défensives, et non offensives. Cependant, ces forces spéciales et ces conseillers ne seraient soumis à aucune restriction géographique lors de leurs interventions contre Daech.

Les législateurs ont déclaré être indignés par la mort de Kayla Mueller, la dernière citoyenne américaine prise en otage par l'EI, ainsi que par la mort récente d'un pilote jordanien brûlé vif par l'EI, et se sont dits prêts à une audition éclair suivie d'un vote sur l'autorisation donnée au président américain d'utiliser la force militaire en Syrie et en Irak dès la reprise des travaux du Congrès après sa pause du 16 au 20 février.

De nombreux élus démocrates de l'administration Obama, lassés des guerres qui durent depuis près de 14 ans en Afghanistan et en Irak, ont déclaré qu'ils n'approuveraient pas l'octroi au président Obama de pouvoirs s'il entend « envoyer des troupes au sol au combat ».

« Je suis profondément préoccupé par le fait que l'octroi d'une telle autorité puisse conduire le successeur d'Obama à envoyer à nouveau des troupes combattre au Moyen-Orient », a déclaré le sénateur Chris Murphy, affirmant qu'il s'agit d'une question sur laquelle lui et de nombreux sénateurs démocrates ne peuvent faire de compromis.

Parallèlement, les législateurs républicains ont protesté contre le fait que le commandant en chef des forces armées américaines (le président) soit interdit d'utiliser des troupes au sol dans ses opérations militaires.

De nombreux parlementaires ont demandé que le président Obama se voie accorder des pouvoirs accrus afin de mieux faire face aux défis posés à la fois par le gouvernement syrien du président Bachar al-Assad et par l'État islamique.

Selon VOV.VN

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Le président américain a proposé le déploiement de troupes terrestres pour combattre l'État islamique.
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