Le président français Macron a critiqué l'UE pour avoir mis en œuvre temporairement l'accord du Mercosur.
Le président français Emmanuel Macron a qualifié de « terrible surprise » la décision de l'UE d'appliquer temporairement l'accord commercial du Mercosur à l'Amérique du Sud. La France a été à l'avant-garde des efforts visant à s'opposer à cet accord, craignant que ses agriculteurs ne soient évincés du marché par les produits bon marché en provenance du Brésil et des pays voisins.

Selon France 24, le président français Emmanuel Macron a condamné le 27 février le « comportement » de la Commission européenne (CE) suite à sa décision d'appliquer temporairement l'accord commercial du Mercosur.
Plus tôt dans la journée, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déclaré que l'Union européenne mettrait en œuvre l'accord commercial massif avec le Mercosur, le bloc sud-américain, en attendant une décision de la Cour suprême sur la légalité de cet accord.
S'exprimant à Bruxelles, Ursula von der Leyen a affirmé : « La Commission va maintenant procéder à la demande provisoire », tout en réaffirmant que les États membres avaient accordé à l'exécutif européen le pouvoir de le faire.
« Le caractère provisoire de cette demande est uniquement temporaire », a ajouté Mme Leyen. « Cet accord ne pourra être définitivement signé qu’après avoir reçu l’approbation du Parlement européen. »
Dans une déclaration ferme, le président Macron a souligné : « Pour la France, c'est une surprise, et une mauvaise surprise », ajoutant que cette décision démontre « un manque de respect pour le Parlement européen ».
« La Commission européenne a décidé unilatéralement d'appliquer temporairement l'accord avec le Mercosur, alors même que le Parlement européen ne l'avait pas encore approuvé par un vote. Elle assume donc une très lourde responsabilité », a déclaré le président français.
S'exprimant aux côtés du Premier ministre slovène Robert Golob, Macron a affirmé qu'il veillerait à ce que « ce que nous avons travaillé dur à négocier ces derniers mois soit respecté ».
Le président français a déclaré : « Par conséquent, je ne défendrai jamais un accord laxiste sur les importations mais strict sur les produits nationaux, car cela contredit les intérêts des consommateurs européens et constitue un crime contre la souveraineté européenne. »


