Le président Poutine : La Russie concevra immédiatement une nouvelle série de missiles sol-sol dès que les États-Unis se retireront du traité FNI.
Le président Poutine a averti que la Russie pourrait facilement riposter au retrait des États-Unis du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) en concevant et en développant de nouveaux types de missiles sol-sol.
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| Le président Vladimir Poutine. Photo : Sputnik |
Selon RT, le président Poutine a déclaré que la décision de Washington de se retirer du traité FNI constituait « un pas vers une course aux armements ». Le dirigeant russe a réaffirmé que Moscou n'avait pas violé le traité FNI, contrairement aux États-Unis, et que la Russie n'avait d'autre choix que de « répondre de manière proportionnée » pour se protéger.
« Comme vous le savez, nous disposons déjà de systèmes de missiles navire-navire et air-air, et il ne serait pas difficile de mener des recherches et du développement et de fabriquer des missiles sol-sol si nécessaire », a déclaré Poutine lors d'une conférence organisée par le ministère russe de la Défense le 18 décembre.
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| Système de missiles Iskander. |
Les succès de la Russie dans le développement de missiles mer-air inquiètent nos partenaires, qui cherchent à saper le traité. Le président Poutine a également salué les derniers missiles de croisière Kalibr russes, qui ont démontré leur efficacité dans la lutte contre le terrorisme en Syrie.
Kalibr est un missile de croisière antinavire et anti-sous-marin capable d'atteindre des cibles jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres de distance (selon la version) et d'emporter plusieurs ogives d'un poids total de 450 kg. Certaines versions peuvent atteindre des vitesses supersoniques en phase finale afin d'échapper aux systèmes de défense antimissile des navires ennemis.
| Vidéo d'un sous-marin russe effectuant un tir d'essai de missile de croisière Kalibr (source : Sputnik) |
Ces derniers mois, Washington a accusé à plusieurs reprises la Russie de violer le traité FNI. Moscou, de son côté, dément ces accusations, les jugeant infondées. C'est la première fois que le président russe Vladimir Poutine accuse directement les États-Unis de violer le traité FNI en construisant activement des bases de missiles Aegis Ashore en Roumanie et en Pologne. Il affirme par ailleurs que les frappes de drones militaires américains utilisent également des armes non conformes au traité.
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| Le Kalibr, missile de croisière russe le plus avancé. Photo : National Interest |
Le président russe a souligné que les États-Unis et la Russie – deux signataires du traité – ne sont pas les seuls pays à posséder des missiles à courte et moyenne portée. « De nombreux pays en possèdent… pourquoi les États-Unis ne prennent-ils pas ces pays en considération ? » a-t-il demandé. Poutine a affirmé qu’ils ne le font pas « simplement parce que cela entrave certaines ambitions, et ces ambitions ne sont certainement pas pacifiques », considérant le retrait américain comme « un pas vers une course aux armements ».
Lors de la conférence, le président russe a réaffirmé que l'armée américaine dépense chaque année la somme record de 725 milliards de dollars pour son budget militaire, contre seulement 46 milliards de dollars pour les dépenses de défense annuelles de la Russie.





