Le président Trump dément les informations selon lesquelles les États-Unis seraient à court d'armes.
Le 6 août, le président américain Donald Trump a fermement rejeté les informations selon lesquelles les stocks de munitions du pays s'épuisaient dans un contexte de tensions avec l'Iran, et a averti que des peines de prison sévères seraient infligées à ceux qui divulgueraient ces informations.

Selon l'AFP, dans une déclaration publiée sur la plateforme de médias sociaux Truth Social, le président Donald Trump a affirmé que les États-Unis possèdent actuellement « une énorme quantité de munitions, notamment de certains types ».
Bien qu'il n'ait pas précisé le type d'armes, le dirigeant de la Maison Blanche a souligné : « Une grande quantité de munitions est fabriquée et livrée aux États-Unis selon les besoins. Les entreprises de défense construisent le plus grand nombre d'usines et d'installations de production de l'histoire de notre pays. »
Cette déclaration fait suite à la publication, par plusieurs médias américains, d'articles faisant part de leurs inquiétudes quant à l'état des stocks de munitions de Washington. Le Washington Post, citant deux sources anonymes, a notamment rapporté que le président Trump avait demandé au secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, de s'expliquer sur la pénurie de munitions lors d'une réunion du cabinet à Camp David le week-end dernier. Trump aurait alors déclaré que le problème des munitions « aurait dû être résolu ».
CNN a également rapporté que la pénurie de missiles guidés à longue portée et d'intercepteurs de défense aérienne a eu un impact direct sur la stratégie de Trump dans le conflit avec l'Iran. Plus précisément, l'armée américaine aurait épuisé près de 80 % de ses stocks de missiles intercepteurs THAAD. Par ailleurs, les médias américains suggèrent que cette situation a contraint Trump à reporter de nouvelles frappes aériennes contre l'Iran, malgré ses avertissements antérieurs concernant une attaque d'envergure contre ce pays.
Réagissant fermement à ces informations, le président américain a annoncé qu'il traquait les « fuiteurs » de ces déclarations « séditieuses » et a menacé d'imposer de longues peines de prison.
De hauts responsables de l'administration de Washington ont immédiatement pris la parole pour réfuter les informations relayées par les médias. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié ces articles de « fausses informations ». Sur la plateforme X, elle a affirmé : « J'étais à Camp David avec le président Trump et le secrétaire Hegseth. Cela ne s'est absolument jamais produit. »
Dans le même esprit, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré que les informations faisant état de désaccords internes ou de pénuries d'armes étaient « totalement fictives ».
Par ailleurs, bien que le président Trump ait déclaré que Téhéran était désireux de parvenir à un accord, le ministère iranien des Affaires étrangères a officiellement démenti les informations selon lesquelles les deux parties menaient des négociations.


