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Le président Trump a prédit que la campagne en Iran durerait quatre semaines après les premières pertes américaines.

Hoang Bach March 2, 2026 06:42

Le Pentagone vient de confirmer la mort de trois soldats américains et les blessures de cinq autres lors d'opérations en Iran, ce qui constitue le premier bilan humain depuis le début du conflit. En réponse, le président américain Donald Trump a annoncé une opération militaire d'une durée d'environ quatre semaines, face à une crise qui s'aggrave, paralyse les voies maritimes vitales du détroit d'Ormuz et place tout le Moyen-Orient en état d'alerte maximale.

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Le président américain Donald Trump embarque à bord d'Air Force One à l'aéroport international de Palm Beach (Floride) le 1er mars, en route pour Washington, D.C. (Photo : AFP)

L'intensité de l'attaque augmenta et les premières pertes américaines furent enregistrées.

Le Pentagone a officiellement confirmé la mort de trois soldats américains et les blessures graves de cinq autres lors d'opérations visant l'Iran. Il s'agit des premières pertes américaines depuis le début du conflit.

En réaction à cette nouvelle, le président américain Donald Trump a annoncé qu'il prendrait des mesures de représailles sévères pour punir le sacrifice des soldats, tout en mettant en garde contre la possibilité de nouvelles victimes.

Évaluant l'ampleur de l'opération, le dirigeant de la Maison Blanche a estimé que l'opération militaire pourrait durer environ quatre semaines, voire moins, déclarant que des dizaines de hauts responsables iraniens avaient été tués jusqu'à présent et que les résultats de l'opération étaient très positifs.

Dans le même temps, le commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir entièrement détruit le quartier général du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI). En coordination avec cette opération, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée israélienne lançait une offensive majeure au cœur de Téhéran et qu'elle intensifierait ses efforts dans les jours suivants.

Les Forces de défense israéliennes ont annoncé avoir mobilisé 100 000 réservistes et mené des frappes aériennes contre des dizaines de centres de commandement militaire, de renseignement et de sécurité intérieure iraniens.

De nombreuses victimes et de profondes conséquences humanitaires.

En réponse aux frappes aériennes, les forces iraniennes ont lancé des attaques de représailles, causant de lourdes pertes dans plusieurs pays de la région. En Israël, les services de secours ont fait état d'au moins neuf morts et 28 blessés à Beit Shemesh, ainsi que de sept blessés à Jérusalem, suite à des tirs de missiles.

Le conflit a également causé de graves dommages aux civils jusque dans la capitale, Téhéran. Les médias iraniens ont rapporté qu'un poste de police situé à la périphérie de la ville avait été touché par une frappe aérienne, tuant de nombreux civils et en ensevelissant d'autres sous les décombres.

L'agence de presse ISNA a notamment cité des vidéos prises sur place montrant que l'hôpital Gandhi, dans le nord de Téhéran, avait également été visé lors des attaques, laissant derrière lui une scène de destruction extrême avec des débris et des fauteuils roulants renversés.

L'indignation suscitée par ces violences a déclenché des manifestations de grande ampleur au Pakistan voisin. Au moins 17 personnes ont été tuées à travers le pays, tandis que des milliers de manifestants descendaient dans la rue.

À Karachi, des manifestants radicaux se sont violemment affrontés avec la police alors qu'ils tentaient de prendre d'assaut le consulat américain.

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L'image, extraite d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 1er mars, montre une forte explosion suite à une frappe aérienne sur la capitale iranienne, Téhéran. L'explosion aurait eu lieu près du siège de la chaîne de télévision publique iranienne (IRIB). Photo : UGC/AFP

Crise diplomatique et paralysie économique dans la région du Golfe.

L'intensité du conflit s'est étendue aux pays voisins du Golfe. Aux Émirats arabes unis (EAU), le ministère de la Défense a fait état de 3 morts et 58 blessés depuis le début des attaques iraniennes.

Une situation similaire s'est produite au Koweït, faisant un mort et 32 ​​blessés.

Face à cette situation, les Émirats arabes unis ont décidé de fermer leur ambassade à Téhéran et de rappeler leur ambassadeur pour protester contre les attaques perpétrées sur leur territoire, qui menaçaient directement des zones résidentielles et des infrastructures civiles.

La perturbation a également durement touché le secteur financier lorsque les autorités de régulation des Émirats arabes unis ont annoncé la fermeture des bourses de Dubaï et d'Abu Dhabi pour au moins les deux premiers jours de la semaine en raison de problèmes de sécurité.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a convoqué une réunion d'urgence en ligne et a publié une déclaration dans laquelle il s'engage à assurer son autodéfense et à se tenir prêt à intervenir si nécessaire.

Menaces pesant sur les voies maritimes et réponse internationale.

L'impact du conflit menace directement la sécurité maritime internationale. Le géant danois du transport maritime Maersk a annoncé la suspension temporaire de toutes ses opérations dans le canal de Suez et le détroit d'Ormuz pour des raisons de sécurité. Cette décision a été prise après que les Gardiens de la révolution islamique ont décrété le blocus de ce détroit stratégique.

L'Autorité britannique de sécurité maritime (UKMTO) a déclaré avoir enregistré deux attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz (l'une au large d'Oman et l'autre au large des Émirats arabes unis), tandis que la télévision d'État iranienne a rapporté qu'un pétrolier coulait après avoir tenté de franchir une zone bloquée.

Face au risque de perturbation des chaînes d'approvisionnement mondiales, la haute représentante de l'Union européenne, Kaja Kallas, a mis en garde contre les conséquences désastreuses d'un conflit prolongé, exhortant toutes les parties à éviter les attaques aveugles.

Par ailleurs, un diplomate européen a révélé que l'UE allait renforcer sa mission navale en mer Rouge en y ajoutant deux navires de guerre français, portant ainsi à cinq le nombre total de navires engagés dans la protection des voies de navigation.

Du côté britannique, le Premier ministre Keir Starmer a confirmé que le Royaume-Uni avait accepté que les États-Unis utilisent des bases britanniques à des fins d'interception défensive, mais a souligné que Londres ne participerait absolument pas à des attaques proactives contre l'Iran.

Malgré l'escalade militaire, la voie diplomatique reste ouverte. Le président américain Donald Trump a révélé que des responsables iraniens avaient exprimé leur volonté de négocier, ce à quoi il a consenti. Bien qu'aucun calendrier précis n'ait été fixé, cette évolution est perçue par les observateurs comme une occasion rare de désamorcer les tensions au Moyen-Orient.

Selon l'AFP
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Article paru dans le journal Nghe An

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