Moyen-Orient : Les États-Unis envoient une proposition de paix, l'Iran ouvre le détroit d'Ormuz aux navires « non hostiles ».
Le président américain Donald Trump vient d'adresser une proposition de paix à l'Iran, faisant naître l'espoir d'une fin au conflit qui dure depuis près d'un mois au Moyen-Orient. Cette initiative intervient au moment même où Téhéran annonce autoriser le passage de pétroliers « non hostiles » par le détroit stratégique d'Ormuz.

Cependant, les lueurs d'espoir d'une solution diplomatique se heurtent encore à des obstacles importants, car les opérations militaires menées sur le terrain par plusieurs camps ne montrent aucun signe d'arrêt.
Un plan de paix en 15 points a été dévoilé ?
S'exprimant depuis le Bureau ovale, le président américain Donald Trump a déclaré que Washington « est actuellement en négociations » avec l'Iran, tout en saluant une concession de Téhéran concernant le détroit d'Ormuz – une voie maritime vitale qui transporte un cinquième du pétrole mondial.
« Ils ont fait quelque chose de vraiment formidable hier. Ils nous ont fait un cadeau magnifique… Cela signifie que nous travaillons avec les bonnes personnes », a souligné Trump.
Auparavant, le président américain avait également décidé de prolonger de cinq jours l'ultimatum visant les installations électriques iraniennes, invoquant des « progrès diplomatiques ».
D'après des sources du New York Times et de la chaîne israélienne Channel 12, les États-Unis ont transmis à l'Iran, via le Pakistan, un plan de paix en 15 points. Ce plan repose essentiellement sur un cessez-le-feu d'un mois afin de permettre aux parties d'entamer des négociations.
Ce plan exige que l'Iran remette son uranium enrichi et s'engage à ne plus enrichir d'uranium, tout en garantissant la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz.
En contrepartie, l'Iran verrait levés les sanctions économiques qui lui sont imposées depuis de nombreuses années et recevrait un soutien pour le développement de l'énergie nucléaire civile à la centrale de Bushehr.
Suite à ces événements, l'Iran, par l'intermédiaire de l'Organisation maritime internationale (OMI), a publié une déclaration assurant la sécurité des navires non hostiles traversant le détroit d'Ormuz, apaisant quelque peu les inquiétudes concernant une crise énergétique mondiale. Néanmoins, le prix du pétrole brut Brent est resté supérieur à 100 dollars le baril à l'ouverture des marchés le 25 mars.

Le travail de terrain comporte toujours des risques inhérents.
Malgré les déclarations diplomatiques optimistes, la situation sécuritaire régionale demeure extrêmement complexe.
En Israël, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont affirmé que leur plan opérationnel restait inchangé et qu'elles poursuivraient leurs efforts pour éliminer les menaces à la sécurité. Les FDI ont annoncé une nouvelle vague de frappes aériennes visant différentes zones en Iran. Téhéran a notamment accusé Israël d'avoir mené une seconde frappe aérienne contre le site nucléaire de Bushehr.
À l'inverse, les systèmes de défense israéliens ont également enregistré de nombreux tirs de missiles iraniens ayant pénétré leurs défenses aériennes, causant des victimes civiles dans la région de Tel Aviv.
Sur le front libanais, Israël intensifie sa campagne militaire contre les forces du Hezbollah, déclarant son intention de contrôler le sud du Liban jusqu'au fleuve Litani, à environ 30 km de la frontière. Le soir du 24 mars, l'armée israélienne a émis un nouvel ordre d'évacuation d'urgence pour les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, en prévision de nouvelles frappes aériennes. Cette campagne a jusqu'à présent fait plus de 1 000 morts et plus d'un million de Libanais ont été déplacés.
Les répercussions du conflit se font également sentir dans toute la région du Golfe. Le gouvernement libanais a récemment exigé le départ de l'ambassadeur iranien du pays avant le 29 mars. Parallèlement, des alliés des États-Unis comme Bahreïn, le Koweït, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite ont annoncé l'activation de leurs systèmes de défense aérienne afin d'intercepter les attaques de drones et de missiles, dans un contexte d'alerte régionale renforcée.
Selon le Wall Street Journal, parallèlement au processus diplomatique, les États-Unis prévoient également de déployer 3 000 soldats supplémentaires de la 82e division aéroportée au Moyen-Orient afin d’être prêts à répondre à toute situation.


