Les médias... ont ciblé le mauvais public !
(Baonghean) – Ce matin, je suis allée au salon de thé au fond de la ruelle et j'y ai tout de suite trouvé un groupe de femmes qui discutaient avec animation. Je pensais qu'elles ne s'occupaient que des courses et des tâches ménagères… mais à ma grande surprise, elles étaient au courant de tout. Des accidents de la route aux ajustements des pensions, en passant par la question des commerçants chinois qui exploitent les pastèques et les oignons, poussant de nombreuses organisations à faire appel au marché intérieur pour les « secourir »…
(Baonghean) – Ce matin, je suis allée au salon de thé au fond de la ruelle et j'y ai tout de suite trouvé un groupe de femmes qui discutaient avec animation. Je pensais qu'elles ne s'occupaient que des courses et des tâches ménagères… mais à ma grande surprise, elles étaient au courant de tout. Des accidents de la route aux ajustements des pensions, en passant par la question des commerçants chinois qui exploitent les pastèques et les oignons, poussant de nombreuses organisations à faire appel au marché intérieur pour les « secourir »…
Au bout d'un moment, les femmes ont commencé à parler des problèmes de quartier et de secteur. L'une d'elles a soupiré : « La réunion d'information d'hier était si intéressante, mais ce n'était que des fonctionnaires et des personnes âgées assis ensemble, quel ennui ! » Les femmes se sont alors divisées en deux groupes : l'un soutenait celle qui avait soulevé le sujet ; l'autre, dont la responsable des affaires féminines, affirmait fermement que la réunion était une bonne chose, que puisqu'elles y avaient assisté, elles avaient la responsabilité de transmettre l'information à leurs enfants et petits-enfants ; de plus, les responsables de secteur et de quartier l'assimileraient et la diffuseraient ensuite aux familles…
Une femme, une ancienne volontaire de la jeunesse qui s'était opposée aux Américains du début à la fin, écoutait la réunion. Voyant la véhémence des débats, elle prit la parole : « J'y étais hier soir et j'ai constaté que ce n'était pas acceptable. Nous avons toutes entre 60 et 70 ans, occupées à faire les courses et à préparer les repas pour nos maris et nos enfants, alors nous ne nous soucions que de la « santé et du bien-être » pour prévenir et contrôler les maladies, et non de la « communication » à nos enfants. D'ailleurs, nous assistons à ces réunions uniquement pour bavarder et nous détendre ; nous n'entendons rien, nous n'en retenons que des bribes. Il faut donc suggérer que les futurs responsables du contrôle des naissances communiquent avec le public concerné… » Lorsqu'on lui demanda de quoi les responsables du contrôle des naissances avaient « communiqué » la veille, l'ancienne volontaire répondit : « Oh là là, tellement de choses ! Du planning familial aux méthodes contraceptives, en passant par l'espacement des naissances, les avantages des examens médicaux prénuptiaux, les soins de santé reproductive pour les adolescents… Impossible de tout retenir. »
J'ai raconté cette histoire à une connaissance, un ancien fonctionnaire du ministère de la Population et de la Planification familiale, récemment retraité. Il m'a dit : « Le ministère de la Population et de la Planification familiale cible de nombreux groupes. Au niveau local, beaucoup de gens ont besoin d'être informés, mais la cible principale devrait être les personnes en âge de procréer. Votre façon de communiquer sur la population dans votre quartier n'est pas la bonne. »
Au fond de moi, je savais que ce n'était pas correct. Mais il me fallait demander à quelqu'un qui s'y connaissait pour pouvoir ensuite transmettre l'information à la responsable des affaires féminines…
Ha Giang


