Notre 18e anniversaire
Chaque fois que je lève les yeux vers le drapeau militaire lors de la cérémonie hebdomadaire de levée des couleurs, je me dis : la loyauté absolue au Parti n'est pas une notion abstraite ; elle commence par le strict respect de la discipline scolaire et militaire. C'est ainsi que nous, la génération Z des membres du Parti, célébrons l'anniversaire du Parti avec le plus grand respect et la plus grande responsabilité.
Lorsque j'ai décidé de postuler à l'École de formation des officiers politiques, mes parents n'ont pas caché leur surprise. Ils pensaient qu'un environnement civil serait sans doute moins dur pour leur fils. Mais après ce choc initial, ils ont manifesté un respect absolu pour mon choix. Ce respect n'était pas seulement du soutien ; il est devenu, presque involontairement, une sorte d'« injonction tacite », m'incitant à vivre plus consciencieusement sur la voie que j'avais choisie.

Ma dix-huitième année a commencé avec ma carte de membre du Parti glissée dans la poche de ma poitrine et des nuits de marches épuisantes sur le terrain d'entraînement. On me demande souvent si je regrette de m'être plongé si tôt dans une discipline aussi formelle. La réponse réside dans la maturité que j'ai acquise au Bataillon 1, à l'École de formation des officiers politiques.

Au sein de la section 9, nous vivions et étudiions en collectivité, où les recrues ayant rejoint le Parti jouaient un rôle essentiel, insufflant un esprit pionnier à toute l'unité. La présence et les efforts inlassables de nos camarades exceptionnels instauraient une atmosphère de fierté et d'émouvante émouvante compétition. Entourés de modèles porteurs d'idéaux et d'aspirations, la conduite exemplaire n'était plus un simple slogan, mais une exigence concrète dans chacun de nos actes.
Je comprends que, dans un environnement où chacun s'efforce au quotidien, se contenter du minimum représente un recul. C'est pourquoi chacun d'entre nous doit se mettre la pression, déterminé à éradiquer la mentalité de la médiocrité afin de forger le caractère d'un futur acteur politique.

Le milieu militaire a façonné le jeune homme de 18 ans que j'étais, me débarrassant de mes rêves irréalistes et m'inculquant une maturité qui privilégiait le collectif au individualisme. L'armée m'a appris non seulement à manier les armes, mais aussi à affronter les épreuves avec une détermination sans faille. Cette maturité transparaît dans chaque petit geste, du pliage soigné de ma couverture chaque matin à ma persévérance sur le terrain d'entraînement sous un soleil de plomb, en passant par la sincérité avec laquelle je tendais la main à un camarade en cas de fatigue. Nous avons appris à affronter les difficultés avec le courage d'un membre du Parti et d'un soldat : nous ne reculions pas, nous n'avions pas peur des épreuves et nous étions toujours en première ligne des tâches les plus ardues de l'unité.
En ces jours où tout le pays se prépare à commémorer le 96e anniversaire de la fondation du Parti communiste vietnamien (3 février 1930 - 3 février 2026), je ressens une inquiétude encore plus vive. Assis dans l'amphithéâtre de l'École de formation des officiers politiques, feuilletant les pages de l'histoire du Parti, je ne les vois pas comme de simples chiffres. J'y vois du sang et des fleurs, j'y vois la jeunesse des générations précédentes qui a consacré sa vie à l'indépendance nationale.
Pour les étudiants de première année comme moi, commémorer la fondation du Parti ne se résume pas à de vaines félicitations. C'est l'occasion de nous remettre en question et de nous corriger. Le Parti n'attend pas de nous que nous mémorisions la théorie ; il attend de nous que nous la mettions en pratique afin de protéger ses fondements idéologiques dès notre entrée à l'université. Une loyauté absolue envers le Parti, en ce moment précis, se traduit par une attention méticuleuse aux détails dans chaque cours spécialisé, une conduite exemplaire au quotidien et une détermination politique inébranlable face à tous les défis de la vie.
Notre dix-huitième année au sein de la Compagnie 3, Bataillon 1, n'a peut-être pas comporté de sorties en ville, mais elle a été marquée par une camaraderie et un désir de servir. Je suis fier d'avoir choisi de rejoindre le Parti à l'âge de 18 ans, et encore plus fier d'avoir été formé à l'École de formation des officiers politiques.

Mon choix d'alors était le bon. Et aujourd'hui, sous la bannière de la victoire, je promets de continuer à marcher comme un soldat, à penser comme un communiste et à agir avec le cœur d'un jeune militant, afin que le respect que mes parents m'ont témoigné devienne une source de fierté durable.


