L'équipe nationale thaïlandaise des moins de 23 ans éliminée prématurément : les supporters reconnaissent que le football vietnamien a pris une nette avance.
Le match nul 0-0 contre la Chine a entraîné l'élimination de l'équipe thaïlandaise des moins de 23 ans dès la phase de groupes de la Coupe d'Asie des moins de 23 ans de l'AFC. Les supporters thaïlandais ont amèrement déploré le retard de leur équipe par rapport au football vietnamien.
Le rêve de l'équipe thaïlandaise des moins de 23 ans de se qualifier de justesse pour le Championnat d'Asie des moins de 23 ans de l'AFC 2025 s'est officiellement brisé après un match nul frustrant 0-0 contre la Chine des moins de 23 ans lors du dernier match du groupe D. N'ayant récolté que 2 points en trois matchs, les « Éléphants de guerre » ont malheureusement quitté le tournoi, cédant leur place en quart de finale à leurs rivaux, l'Australie des moins de 23 ans.
La douleur du déclin systémique
Cette défaite n'est pas un simple incident isolé, mais le coup de grâce qui prolonge la série de piètres performances du football thaïlandais en 2025. De la perte de la médaille d'or aux Jeux d'Asie du Sud-Est à domicile au déclin de l'équipe nationale, la confiance des supporters thaïlandais est au plus bas. Sur les principales plateformes, comme le site web de la Fédération thaïlandaise de football (FAT) et Siam Sport, une vague de critiques acerbes s'est déchaînée.
Il est à noter que l'état d'esprit des supporters thaïlandais a considérablement évolué. Fini les débats enflammés d'antan : la majorité d'entre eux reconnaissent désormais l'infériorité de leur équipe face au Vietnam. L'image de l'équipe de Kim Sang-sik, fière de son parcours jusqu'en quarts de finale et de son jeu flamboyant, contraste désormais avec les performances ternes et sans inspiration des joueurs thaïlandais des moins de 23 ans.
Le paradoxe des « 10 ans » et la dure réalité.
Nombreux sont les supporters qui se souviennent avec amertume de la célèbre prédiction de l'ancienne légende du football, Kiatisuk Senamuang, selon laquelle le football vietnamien aurait besoin de dix ans pour rattraper la Thaïlande. Or, la réalité de la dernière décennie a prouvé le contraire. Le Vietnam a non seulement rattrapé son retard, mais a également enchaîné les succès dans les compétitions majeures, tandis que la Thaïlande semble stagner.
Le compte de Pae Studioo a déclaré sans ambages sur les réseaux sociaux : « Nous devons nous inspirer de l’approche vietnamienne du football. Ils sont prêts à adapter le calendrier de la V-League pour concentrer tous leurs efforts sur les tournois de jeunes. C’est pourquoi ils ont obtenu un succès durable à tous les niveaux. » L’investissement ciblé et la détermination du football vietnamien sont considérés comme la clé de leur réussite.
Le fossé en matière de moral et de tactique.
En analysant la situation plus en profondeur d'un point de vue technique, les supporters thaïlandais ont souligné que la principale différence résidait dans l'esprit combatif. Un utilisateur du nom de Thanakorn Patcharasuwakul a partagé : « La Thaïlande est complètement surclassée en termes de cohésion. Regardez comment joue le Vietnam pour constater le manque de combativité qui fait défaut à nos joueurs. »
Alors que l'équipe thaïlandaise des moins de 23 ans affichait un jeu lourd et lent, même lorsqu'elle avait besoin d'un but pour se qualifier, l'équipe vietnamienne des moins de 23 ans, sous la direction de l'entraîneur Kim Sang-sik, a pratiqué un jeu plus technique et efficace. L'envie face à la qualité de leurs joueurs et à la maîtrise tactique de leurs rivaux vietnamiens est un sentiment partagé par de nombreux supporters thaïlandais en ce moment.
Face à l'avenir, l'utilisateur Tharin Suwanphong a commenté avec résignation : « Nous ne pouvons plus rivaliser avec le Vietnam. Le football thaïlandais stagne depuis trop longtemps, et même en Asie du Sud-Est, nous ne sommes plus les meilleurs. » Ce constat résume bien la situation et les défis considérables auxquels est confrontée la Fédération thaïlandaise de football pour réformer son système de formation des jeunes et développer l'équipe nationale.


