Des drones ont attaqué une base américaine à Bagdad, détruisant un radar Sentinel et des hélicoptères Black Hawk.
La Résistance islamique en Irak a diffusé une vidéo montrant un drone FPV attaquant la base aérienne Victoria, détruisant un système radar AN/MPQ-64 Sentinel et un hélicoptère UH-60M Black Hawk.
La Résistance islamique en Irak (RII) a diffusé des images vidéo d'une attaque suicide par drone contre la base militaire américaine de Victoria, située en périphérie de Bagdad. L'attaque a directement endommagé des systèmes de défense et des aéronefs militaires américains dans la zone.

Détails des dégâts matériels à la base aérienne de Victoria
D'après une vidéo diffusée en ligne par IRI, le drone FPV s'est approché de sa cible sans rencontrer d'obstacles du système de défense de la base. Après avoir survolé la zone pour en déterminer la position, l'appareil a percuté et détruit un radar multimission AN/MPQ-64 Sentinel et un hélicoptère UH-60M Black Hawk appartenant aux États-Unis.
Le radar AN/MPQ-64 Sentinel est un élément essentiel du système de défense aérienne à courte portée, chargé de détecter et de suivre les cibles volant à basse altitude telles que les drones, les missiles de croisière et les hélicoptères. La mise hors service de ce système compromet gravement les capacités d'alerte précoce de la base face aux menaces aériennes.
Des questions se posent quant à l'efficacité des systèmes de guerre électronique.
Il est à noter que la vidéo montre que le drone suicide n'a rencontré aucune contre-mesure électronique de la part des soldats de la base. Ceci conduit à deux hypothèses techniques : soit la base aérienne de Victoria ne dispose pas actuellement d'un système de guerre électronique efficace, soit la milice a utilisé un drone contrôlé par fibre optique.
La technologie de contrôle par fibre optique rend les drones totalement insensibles aux dispositifs de brouillage radio conventionnels, permettant aux opérateurs de maintenir des liaisons vidéo stables jusqu'à l'impact. Ce phénomène est perçu comme un signe alarmant pour les États-Unis, soulignant les dommages potentiels en cas d'escalade des tensions dans la région.
Le contexte de l'escalade des attaques.
Ce n'est pas la première fois que la base aérienne de Victoria est visée. Le 15 mars dernier, une attaque de drone similaire avait déjà été enregistrée, endommageant du matériel militaire. La répétition de ces incidents met en lumière d'importantes failles de sécurité au sein des installations militaires fixes, face au développement de drones à bas coût.


