L'Ukraine utilise l'IA et des fusils de chasse montés sur drones pour intercepter les drones russes.
Le DroneHunter de Varta combine un fusil de calibre .12 et un drone IA Dozor, pèse 2,3 kg et abat les drones à une distance de 5 à 20 m ; le kit de base coûte 300 $, les munitions 7 à 8 $ ; une personne peut faire fonctionner 5 à 7 drones.
L'Ukraine présente DroneHunter, un module d'interception à basse altitude combinant intelligence artificielle et canon de calibre 12 pour contrer les drones de reconnaissance et les FPV russes à très courte portée. Selon Ukrainska Pravda et Dev.ua (5.12), ce système développé par Varta vise une défense aérienne à faible coût, déployée directement dans les tranchées afin de réduire la dépendance aux coûteux missiles antiaériens.
Aperçu
DroneHunter est un module de 2,3 kg monté sur divers drones commerciaux ou artisanaux (de 18 à 38 cm de diamètre), permettant la destruction de cibles dans les dernières secondes avant l'impact. Il utilise un fusil à pompe de calibre 12 à 2 ou 4 canons à activation électrique, optimisé pour des portées de 5 à 20 m. L'IA de DroneHunter assiste la détection, le ciblage et le calcul des éléments de tir, augmentant ainsi le niveau d'automatisation de l'interception.
Analyse technique
Le cœur du système est un module léger à montage rapide, privilégiant la densité de puissance de feu et la fiabilité à très courte portée. Les munitions de calibre .12 utilisent un mécanisme d'allumage électrique, et la configuration à 2 ou 4 canons augmente la probabilité d'engagement lorsque la cible se déplace rapidement. Varta indique que le kit de base, comprenant le canon, le circuit imprimé d'allumage et le support de montage, coûte environ 300 dollars ; chaque munition coûte entre 7 et 8 dollars. Le module a été intégré à plus de 10 types de drones de fabrication nationale et déployé sur plus de 20 unités de combat.
| Catégorie | Information |
|---|---|
| Poids du module | Environ 2,3 kg |
| Plateforme intégrée | Drones mesurant 18 à 38 cm |
| Puissance de feu | Fusil de calibre 12 ; 2 à 4 canons ; à déclenchement électrique |
| Portée de tir | 5–20 m |
| Détection de cibles | 126 m (Dozor AI), même en cas de brouillage électronique. |
| Capacité de contrôle | Une seule personne peut contrôler 5 à 7 drones. |
| coût de l'ensemble de base | Environ 300 $ |
| Prix des munitions | 7 à 8 USD/pilule |
intégration de l'IA et du réseau de commandement
DroneHunter intègre l'IA Dozor de Varta, opérant au sein du réseau de gestion de champ de bataille DELTA de l'armée ukrainienne. Ce système est capable de détecter et d'identifier automatiquement les drones ennemis à une distance de 126 mètres, même en environnement de guerre électronique. L'IA calcule les angles de tir, les portées et les désignations de cibles, permettant à un seul opérateur de contrôler simultanément 5 à 7 drones afin de créer une défense aérienne localisée autour des centres de commandement, des dépôts de munitions ou des ponts.
tactiques de première ligne
Selon Le Monde, dans le cadre du programme « Dronocide », les soldats ukrainiens sont toujours entraînés au tir au fusil de chasse contre les drones FPV, mais atteindre une cible en approche en 2 à 3 secondes exige une grande précision. L'installation de fusils de chasse sur les drones intercepteurs permet de décharger les soldats de la nécessité de réagir instantanément, créant ainsi des « postes de garde volants » stationnaires au-dessus des tranchées. En pratique, cette configuration est souvent utilisée pour intercepter les drones volant à basse altitude et protéger les positions d'artillerie contre les drones kamikazes tels que le Lancet et le Molniya.
Tests parallèles et systèmes associés
De nombreuses unités ukrainiennes de première ligne expérimentent également le montage de fusils sans recul sur des plateformes comme le Mavic. Parallèlement, des solutions plus spécialisées émergent : le Besomar 3210, un drone intercepteur réutilisable présenté à Iron Demo 2025, en est un parfait exemple. Équipé d’un fusil sans recul à l’avant, il combine l’imagerie thermique et des algorithmes de tir automatisés pour intercepter les missiles Shahed/Geran à courte portée.
À l'échelle internationale, les drones armés tels que le Songar (Turquie) et le Smash Dragon (Israël) illustrent une tendance similaire. La différence avec le DroneHunter réside dans le fait que sa conception est optimisée dès le départ pour les missions anti-drones, et non pour l'attaque de cibles terrestres.
Impacts et limitations
DroneHunter s'inscrit dans le cadre de la doctrine de défense aérienne à plusieurs niveaux, agissant comme « dernier rempart » à 20 mètres au-dessus des tranchées. Sans pour autant remplacer les missiles antiaériens ou les systèmes de brouillage, ce système offre une solution économique pour atténuer les risques que représentent les drones kamikazes pour le personnel et les équipements critiques.


