L'Ukraine dément avoir ciblé la Bulgarie avec des drones.
Suite au crash d'un drone en Bulgarie, près d'un gazoduc stratégique, l'Ukraine a immédiatement démenti toute suspicion d'attaque délibérée. Cet incident survient dans un contexte de tensions et d'évolution complexe de la situation sécuritaire régionale en mer Noire, ce qui a suscité des réactions diplomatiques prudentes de la part des pays concernés.

Selon l'AFP, l'Ukraine a officiellement rejeté les accusations de ciblage de la Bulgarie après l'explosion d'un drone près d'un gazoduc stratégique, à proximité de la frontière roumaine. Cet incident s'est produit au moment même où le président Volodymyr Zelensky s'adressait à la presse à Belgrade lors d'une visite historique en Serbie.
Le président Zelensky a déclaré que l'Ukraine ne disposait pratiquement plus d'aucune centrale thermique en état de marche à l'approche de l'hiver. Il a affirmé que cette situation était une conséquence des frappes aériennes incessantes menées par la Russie, visant à rendre la vie insupportable au peuple ukrainien.
Du côté des autorités locales, le ministère bulgare de la Défense a confirmé que le drone chargé d'explosifs qui s'est écrasé dans la zone frontalière appartenait à un type largement utilisé par l'armée ukrainienne. Cependant, après une première analyse des débris, le ministère a souligné qu'à ce stade, rien n'indique qu'il s'agisse d'un acte délibéré.
Kiev maintient fermement n'avoir pas ciblé son voisin. Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Georgiy Tykhyi, a déclaré que les deux parties restaient en contact étroit afin de clarifier les circonstances de l'incident. Il a également affirmé catégoriquement que les forces armées ukrainiennes n'avaient intentionnellement dirigé aucun équipement militaire vers le territoire bulgare.
Malgré les déclarations de Kiev, le ministère bulgare des Affaires étrangères a indiqué à l'AFP que l'ambassadeur ukrainien avait été convoqué le 8 août. Des collaborateurs ont précisé qu'une rencontre officielle entre les deux parties aurait lieu le 10 août. Cette convocation témoigne de la vigilance des autorités de Sofia face aux risques sécuritaires pesant sur les infrastructures énergétiques critiques.


